Auguste Gillot

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Élection28 août 1944
PrédécesseurMarcel Marschall (Vichy)
Auguste Gillot
Illustration.
Fonctions
Maire de Saint-Denis[a]

(26 ans, 6 mois et 21 jours)
Élection 28 août 1944
Réélection 29 avril 1945
26 octobre 1947
3 mai 1953
15 mars 1959
21 mars 1965
Prédécesseur Marcel Marschall (Vichy)
Successeur Marcelin Berthelot
Conseiller général de la Seine

(22 ans)
Élection 30 septembre 1945
Réélection 27 mars 1949
24 avril 1955
11 juin 1961
Circonscription Secteur de Saint-Denis-Nord (1945-1953)
5e secteur de la Seine (1953-1959)
21e secteur de la Seine (1959-1967)
Président Georges Marrane
Gaston Auguet
Jean Alessandri
Jean Cros
Martial Massiani
Roger Degornet
Marius Vicariot
Ernest David
Maurice Coutrot
Henri Jouy
Jean Huet
Robert Chochon
Roger Ménager
Alphonse Le Gallo
Georges Dardel
Georges Suant
Gaston Gévaudan
Président de la commission de la Justice et de l’Épuration à l’Assemblée consultative provisoire

(8 mois et 10 jours)
Élection 24 novembre 1944
Réélection 12 juin 1945
Législature Consultative provisoire de Paris
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Fonction supprimée
Membre de l'Assemblée consultative provisoire

(8 mois et 27 jours)
Élection 3 novembre 1944
Circonscription Panel du CNR
Législature Consultative provisoire de Paris
Groupe politique GRM
Membre du Conseil national de la Résistance

(1 an)
Président Georges Bidault
Prédécesseur André Mercier
Successeur Fonction supprimée
Conseiller municipal de Saint-Denis

(2 ans, 8 mois et 9 jours)
Élection 20 juin 1937 (partielle)
Maire Marcel Marschall
Successeur Déchéance du mandat
Biographie
Nom de naissance Auguste Lucien Gillot
Date de naissance
Lieu de naissance Dourdan (Essonne)
Date de décès (à 93 ans)
Lieu de décès Gisors (Eure)
Sépulture Cimetière de Saint-Denis
Nationalité Française
Parti politique PC-SFIC/PCF (1925-1998)
Syndicat CGTU
Conjoint Simone Gillot (1945-1998)
Diplômé de École internationale Lénine
Profession Forgeron
Carrossier

Auguste Gillot, né le à Dourdan et mort le à Gisors, est un cadre du Parti communiste français qui exerce d'importantes responsabilités dans le parti et dans la Résistance. En , il devient membre du Conseil national de la Résistance. Il est maire de Saint-Denis de 1944 à 1971.

Engagements politiques

Né à Dourdan, en Seine-et-Oise, le dans une famille ouvrière, Auguste Gillot devient forgeron et travaille comme carrossier dans l'automobile[1].

Syndicaliste CGTU en 1924[2], il adhère aux Jeunesses communistes et au Parti communiste en 1925. Militant actif, il devient cadre du parti et est candidat aux municipales à Longjumeau en 1929.

Durant un séjour en URSS de 1931 à 1932, il suit les cours de l'École léniniste internationale à Moscou[2].

Délégué à la conférence nationale du PCF en 1934, il est chargé de mener la lutte contre la dissidence doriotiste à Saint-Denis où il devient secrétaire du rayon du PCF. Il est élu conseiller municipal en 1937.

Devenu secrétaire de la région Paris-Nord en , il assiste comme délégué aux VIIIe et IXe congrès du Parti communiste en 1936 et 1937.

Seconde Guerre mondiale

Fidèle au parti pendant la Seconde Guerre mondiale, il est chargé de reconstituer clandestinement le Secours populaire français en 1940, réorganise les structures communistes dans l'Eure en 1942 et devient membre du triangle national du parti en .

En , il est désigné pour remplacer André Mercier comme représentant du PCF au sein du Conseil national de la Résistance[3],[4].

À partir de 1944

Après la Libération, il siège à l'Assemblée consultative provisoire[5],[6].

Il intègre le comité central du PCF en et en demeure membre jusqu'en .

Le , il est désigné à la présidence de la délégation municipale provisoire de Saint-Denis[3], puis il est élu maire (communiste) de Saint-Denis avec 64,5 % des voix le . Il conserve ce mandat jusqu'en 1971.

Auguste Gillot est le suppléant du député communiste Fernand Grenier en 1958 et 1962 dans la quarantième circonscription de la Seine.

Il meurt à Gisors, dans Eure, le [7]. Il est enterré au cimetière de Saint-Denis.

Vie privée

Le , il épouse en secondes noces Simone Levasseur rencontrée dans la Résistance[2],[8]. Le couple a deux filles, Claudie et Pierrette[9].

Archives

Elles sont conservées par archives municipales de Saint-Denis[10].

Décorations

Auguste Gillot est notamment récipiendaire des décorations suivantes :

Autobiographies

  • Un couple dans la Résistance, écrit avec Simone Gillot (Catherine), Éditions Sociales, 1975 ; rééd. 1976. Traduction en hongrois, Éditions Kossuth, Budapest, 1979.
  • Un forgeron dans la cité des rois - Longjumeau-Saint Denis, Éditions des Halles de Paris, 1986 - (ISBN 2904957049).

Témoignage

Notes et références

Liens externes

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