Auguste Kirmann

militaire, résistant français, Compagnon de la Libération From Wikipedia, the free encyclopedia

Auguste Kirmann, né le à Hindisheim et mort le à Dieppe, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Soldat expérimenté des troupes coloniales, il décide de se rallier à la France libre au début de la Seconde Guerre mondiale et combat en Afrique et au Proche-Orient. Passé dans la gendarmerie au cours de la guerre, il y reste un temps après celle-ci avant de se retirer de la vie militaire et d'exercer divers emplois dans le civil.

Naissance
Hindisheim (Bas-Rhin)
Décès (à 87 ans)
Dieppe (Seine-Maritime)
OrigineDrapeau de la France France
Faits en bref Naissance, Décès ...
Auguste Kirmann
Naissance
Hindisheim (Bas-Rhin)
Décès (à 87 ans)
Dieppe (Seine-Maritime)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France France libre
Arme Troupes coloniales (1927-1941)
Gendarmerie (1941-1948)
Grade Maréchal des logis-chef
Années de service 1927 – 1948
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945
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Biographie

Jeunesse et engagement

Enfant d'un couple d'employés de la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, Auguste Kirmann naît le à Hindisheim, alors dans l'empire allemand[1]. Il fait ses études au petit séminaire des pères Camilliens à Eksaarde puis à Tournai, en Belgique[2]. En , il choisit de s'engager dans l'armée pour trois ans et part pour l'Indochine où il est affecté au 11e régiment d'infanterie coloniale[3]. Redevenu civil, il retourne en Alsace mais décide de se réengager en 1933 et est affecté au 21e régiment d'infanterie coloniale[2]. En , il retrouve l'Indochine au sein du 10e régiment mixte d'infanterie coloniale[3]. Revenu en métropole en , il part en au Liban où il est affecté au 24e régiment d'infanterie coloniale (24e RIC)[1].

Seconde Guerre mondiale

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le 24e RIC, où Auguste Kirmann sert à la 3e compagnie du capitaine Raphaël Folliot, n'est pas envoyé combattre en métropole[3]. Après la signature de l'armistice du 22 juin 1940, désireux de continuer la lutte, Raphaël Folliot et ses hommes s'échappent du Liban le pour rejoindre les troupes britanniques en Palestine[1]. Regroupés au camp de Moascar en Égypte, Auguste Kirmann et ses compagnons d'évasion forment le 1er bataillon d'infanterie de marine (1er BIM), toujours commandé par le capitaine Folliot[1]. Au sein de cette unité, Auguste Kirmann prend part à la guerre du désert en Libye et en Égypte[1]. Il combat dans la région de Marsa Matruh puis s'empare de Sollum et de Sidi Barrani[3]. Engagé dans la prise de Tobrouk en , il est cité à l'ordre de l'armée pour être aller récupérer le corps d'un camarade sous le feu ennemi[3].

En , le 1er BIM est renvoyé au Proche-Orient où il participe à la campagne de Syrie le mois suivant contre les troupes françaises restées fidèles au régime de Vichy[3]. Après la défaite de ces dernières, de nombreux gendarmes de la Gendarmerie prévôtale du Levant refusent de se rallier à la France libre, laissant ainsi leurs postes vacants[1]. Volontaire pour intégrer la gendarmerie, Auguste Kirmann est affecté à la prévôté comme élève-gendarme puis est titularisé en [1]. Il reste au sein de la gendarmerie prévôtale des troupes du Levant pour tout le reste de la guerre qu'il termine avec le grade de maréchal des logis-chef[3].

Après-Guerre

De retour en France en 1946, Auguste Kirmann poursuit sa carrière dans la gendarmerie jusqu'en 1948, année où il prend sa retraite militaire[1]. D'abord reconverti comme tailleur, il devient ensuite employé à l'usine Ford de Poissy[3]. Plus tard, il s'installe à Marseille où il travaille à l'office HLM de la ville[3].

Auguste Kirmann meurt le à Dieppe, en Seine-Maritime, et est inhumé à Saint-Denis-sur-Scie[2].

Décorations

Hommages

Références

Voir aussi

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