Auguste Kirmann
militaire, résistant français, Compagnon de la Libération
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Auguste Kirmann, né le à Hindisheim et mort le à Dieppe, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Soldat expérimenté des troupes coloniales, il décide de se rallier à la France libre au début de la Seconde Guerre mondiale et combat en Afrique et au Proche-Orient. Passé dans la gendarmerie au cours de la guerre, il y reste un temps après celle-ci avant de se retirer de la vie militaire et d'exercer divers emplois dans le civil.
Hindisheim (Bas-Rhin)
Dieppe (Seine-Maritime)
| Auguste Kirmann | |
| Naissance | Hindisheim (Bas-Rhin) |
|---|---|
| Décès | (à 87 ans) Dieppe (Seine-Maritime) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Troupes coloniales (1927-1941) Gendarmerie (1941-1948) |
| Grade | |
| Années de service | 1927 – 1948 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 |
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Biographie
Jeunesse et engagement
Enfant d'un couple d'employés de la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, Auguste Kirmann naît le à Hindisheim, alors dans l'empire allemand[1]. Il fait ses études au petit séminaire des pères Camilliens à Eksaarde puis à Tournai, en Belgique[2]. En , il choisit de s'engager dans l'armée pour trois ans et part pour l'Indochine où il est affecté au 11e régiment d'infanterie coloniale[3]. Redevenu civil, il retourne en Alsace mais décide de se réengager en 1933 et est affecté au 21e régiment d'infanterie coloniale[2]. En , il retrouve l'Indochine au sein du 10e régiment mixte d'infanterie coloniale[3]. Revenu en métropole en , il part en au Liban où il est affecté au 24e régiment d'infanterie coloniale (24e RIC)[1].
Seconde Guerre mondiale
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le 24e RIC, où Auguste Kirmann sert à la 3e compagnie du capitaine Raphaël Folliot, n'est pas envoyé combattre en métropole[3]. Après la signature de l'armistice du 22 juin 1940, désireux de continuer la lutte, Raphaël Folliot et ses hommes s'échappent du Liban le pour rejoindre les troupes britanniques en Palestine[1]. Regroupés au camp de Moascar en Égypte, Auguste Kirmann et ses compagnons d'évasion forment le 1er bataillon d'infanterie de marine (1er BIM), toujours commandé par le capitaine Folliot[1]. Au sein de cette unité, Auguste Kirmann prend part à la guerre du désert en Libye et en Égypte[1]. Il combat dans la région de Marsa Matruh puis s'empare de Sollum et de Sidi Barrani[3]. Engagé dans la prise de Tobrouk en , il est cité à l'ordre de l'armée pour être aller récupérer le corps d'un camarade sous le feu ennemi[3].
En , le 1er BIM est renvoyé au Proche-Orient où il participe à la campagne de Syrie le mois suivant contre les troupes françaises restées fidèles au régime de Vichy[3]. Après la défaite de ces dernières, de nombreux gendarmes de la Gendarmerie prévôtale du Levant refusent de se rallier à la France libre, laissant ainsi leurs postes vacants[1]. Volontaire pour intégrer la gendarmerie, Auguste Kirmann est affecté à la prévôté comme élève-gendarme puis est titularisé en [1]. Il reste au sein de la gendarmerie prévôtale des troupes du Levant pour tout le reste de la guerre qu'il termine avec le grade de maréchal des logis-chef[3].
Après-Guerre
De retour en France en 1946, Auguste Kirmann poursuit sa carrière dans la gendarmerie jusqu'en 1948, année où il prend sa retraite militaire[1]. D'abord reconverti comme tailleur, il devient ensuite employé à l'usine Ford de Poissy[3]. Plus tard, il s'installe à Marseille où il travaille à l'office HLM de la ville[3].
Auguste Kirmann meurt le à Dieppe, en Seine-Maritime, et est inhumé à Saint-Denis-sur-Scie[2].
Décorations
| Officier de la Légion d'honneur | Compagnon de la Libération Par décret du 7 mars 1941 |
Médaille militaire | ||||||
| Croix de guerre 1939-1945 Avec une palme |
Médaille coloniale Avec agrafe "Libye" |
Médaille commémorative de Syrie-Cilicie | ||||||
| Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre | ||||||||
Hommages
- À Strasbourg, une rue a été baptisée en son honneur[4].
- À la Direction générale de la Gendarmerie nationale, son nom et celui des quatre autres gendarmes compagnons de la libération y sont désormais inscrits[5].