Autonomistes Bosniaques
From Wikipedia, the free encyclopedia
- Pachalik de Bosnie
- Pachalik de Roumélie (Kosovo plus précisément)
| Date | 1831-1832 |
|---|---|
| Lieu |
|
| Cause | Opposition aux réformes de Mahmoud II |
| Résultat | Victoire ottomane |
Les autonomistes Bosniaques étaient un groupe de chefs militaires, de notables et de locaux originaire du pachalik de Bosnie au début du XIXe siècle, dirigé par Husein-kapetan Gradaščević, qui ont mené un mouvement politique et militaire visant à obtenir une plus grande autonomie de la province bosniaque au sein de l’Empire ottoman[1]. Leur soulèvement, qui s’est déroulé entre 1831 et 1832, était motivé par la résistance aux réformes centralisatrices ottomanes (tanzimat) et par le désir de protéger les privilèges et l’autorité locale des ayans (en) bosniaques. Le mouvement est resté dans l’histoire comme l’une des premières expressions significatives d’aspirations politiques distinctes des Bosniaques au XIXe siècle, et Husein Gradaščević, surnommé le « Dragon de Bosnie », en demeure la figure emblématique.
Au début du XIXe siècle, le pachalik de Bosnie fut le théâtre du soulèvement bosniaque de 1831 à 1832, un important mouvement politique et militaire dirigé par des notables et militaires bosniaques soutenus par les locaux, visant à obtenir une autonomie accrue au sein de l’Empire ottoman sans toutefois proclamer son indépendance de celui-ci. Ce mouvement émergea au sein de l'Empire Ottoman qui était à cette époque confronté à des réformes centralisatrices (notamment les réformes militaires et administratives du sultan Mahmoud II) et à des tensions internes croissantes dans les provinces balkaniques[2].
Origines et objectifs
Le mouvement autonomiste bosniaque prit forme à la fin de 1830 et au début de 1831, lorsque des aristocrates bosniaques dirigés par Husein‑kapetan Gradaščević se réunirent à Gradačac puis à Tuzla pour discuter de la situation politique face aux décisions de la Porte ottomane.
Lors de ces rencontres, ils adressèrent plusieurs revendications aux autorités ottomanes :
- L’abrogation des privilèges accordés à la Principauté de Serbie et le retour des districts bosniaques qui lui avaient été retirés,
- L’arrêt des réformes militaires (nizam) centralisatrices
- La création d’un gouvernement autonome bosniaque dirigé par un chef local tout en continuant de verser un tribut à l’Empire.
Faute d’une réponse positive de la Sublime Porte (autorité politique suprême), ces revendications conduisirent à une insurrection ouverte contre l’administration ottomane[3].
