Soulèvement bosniaque
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| Date | 1831-1832 |
|---|---|
| Lieu | |
| Issue | Victoire ottomane |
| Changements territoriaux | Échec du soulèvement, restauration de l’autorité ottomane |
| Mahmoud II Ali-Pacha Rizvanbegović Smail Agha Čengić Hasan Resulbegović |
Husein Gradaščević Mujaga Zlatarević Ali Fidahić Hasan Beširević Mustaj Tuzlić Almin Huremović |
Le soulèvement bosniaque de 1831-1832, fut une révolte majeure menée par les autonomistes bosniaques, principalement des notables locaux (ayans (en)) et des chefs militaires soutenus par les locaux contre l’Empire ottoman dans le pachalik de Bosnie. Il eut lieu entre janvier 1831 et 1832 et est considéré comme l’un des premiers mouvements autonomistes armés dans les Balkans ottomans au XIXe siècle.
Au début du XIXe siècle, l’Empire ottoman entreprit une série de réformes centralisatrices et modernisatrices (tanzimat) sous le sultan Mahmoud II. Ces réformes visaient notamment à abolir le système des ayans (en), une élite locale de notables qui détenait des pouvoirs militaires et administratifs semi-autonomes dans des provinces comme la Bosnie. La perte de privilèges, ajoutée à l’octroi d’une autonomie au Principauté de Serbie après la guerre russo-turque de 1828-1829, provoqua une forte opposition parmi les élites bosniaques, qui y virent une atteinte à leurs traditions et aux territoires bosniaques[1].
Déroulement
Le soulèvement débuta officiellement le 20 janvier 1831 lorsque les ayans bosniaques se soulevèrent contre le pouvoir central ottoman et élurent Husein Gradaščević comme leur chef. Ce dernier, capitaine de Gradačac, mobilisa d’abord environ 4 000 hommes puis, grâce à l’adhésion de nombreux partisans, une armée plus large.
Au printemps 1831, les insurgés remportèrent plusieurs victoires importantes :
- Ils prirent Travnik, capitale du pachalik de Bosnie, après un siège en mars-avril.
- Le 18 juillet 1831, l'armée bosniaque affronta l’armée ottomane dirigée par le Grand Vizir, Mehmed Rechid Pacha près de Kosovo, durant la bataille du Kosovo, remportant une victoire importante contre des forces supérieures en nombre[2].
Ces succès permirent à Gradaščević d’être proclamé vizir de Bosnie par une assemblée à Sarajevo en septembre 1831, une reconnaissance symbolique de son autorité locale.