Aux captifs, la libération
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| Forme juridique | Association loi de 1901 |
|---|---|
| But | Lutte contre la pauvreté |
| Fondation | 1981 |
|---|---|
| Fondateur | Patrick Giros |
| Siège | 33 Avenue Parmentier, 75011 Paris, France |
|---|---|
| Président | Jean-Damien Le Lièpvre |
| Directeur général | Thierry des Lauriers (2010 - 2024) / Thierry Desjuzeur (2024 - ) |
| Financement | Dons, subventions |
| Site web | www.captifs.fr |
Aux captifs, la libération est une association loi de 1901 qui rencontre et accompagne les personnes de la rue depuis 1981, les sans-abri et les personnes en situation de prostitution. Son nom est tiré d'un passage de la Bible : « L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération » (Isaïe 61,1).
L'association est agréée par les pouvoirs publics. Pour aider les personnes de la rue à se libérer de leurs captivités, l'association a une triple vocation : rencontrer, accompagner et révéler.
Les quatre valeurs de l’association sont : la gratuité de la rencontre, la fidélité dans la régularité des maraudes (les salariés et bénévoles tournent toutes les semaines à la même heure et au même endroit et s'attachent à créer une rencontre authentique, en vérité et gratuite : « les mains nues »), l’inconditionnalité et l’intégralité.
En 2024, Aux captifs, la libération compte 80 salariés et 250 bénévoles. L'association est partenaire de la Ville de Paris, de la Direction Régionale et interdépartementale de l'Hébergement et du Logement (DRIHL), du Conseil régional d’Île-de-France et du Ministère des Solidarités.
Chaque mois, 45 binômes rencontrent 3500 personnes de la rue et en accompagnent 1500 vers un projet de vie[1].

C'est le père Patrick Giros[2],[3] (1939-2002), prêtre du diocèse de Paris qui crée l'association en 1981. Ordonné prêtre en 1968, celui-ci a beaucoup travaillé auprès des blousons noirs puis, en tant que vicaire de l'église Sainte-Jeanne-de-Chantal de Paris (16e), auprès des prostituées du bois de Boulogne. Encouragé par Mgr Lustiger, il lance en 1981 avec une paroissienne des « tournées-rues »[4] qui donneront naissance à l’association Aux captifs, la libération.
En 2000, l'association lance un faire-part égrenant les morts de la rue, 50 % des décès dans la rue étant des morts violentes[5]. Cette action deviendra indépendante et non confessionnelle, dès 2002 (avec les mêmes acteurs de terrain), par le Collectif Les Morts de la rue[6].
Il a reçu la Légion d’Honneur des mains de l’Abbé Pierre le .
À sa mort, en [7], l’association est présente dans 8 paroisses parisiennes, emploie 49 salariés et 250 bénévoles[8]. Aux captifs, la libération vient en aide aux personnes exclues vivant de la rue ou dans la rue : sans domicile fixe, personnes en situation de prostitution, migrants, jeunes en errance, victimes de la drogue ou de l'alcool.
Organisation
L’association est implantée dans sept quartiers parisiens (Paris Centre, Paris 9e, Paris 10e, Paris 12e, Paris 16e, Paris 18e et Paris 20e). Elle est dotée depuis 2010 d’un Centre d’Hébergement et de Stabilisation, Valgiros, colocation solidaire entre jeunes actifs et personnes sans-abri. Il est situé rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement de Paris.
L'antenne de Lazare (Paris, 16e) a été visitée par Jean-Pierre Raffarin (ancien Premier Ministre) le , accompagné de Dominique Versini, alors Secrétaire d'État chargée de la Lutte contre la précarité et l'Exclusion.
Les Captifs ont également 5 implantations régionales : à Lyon, Nîmes, Bordeaux, Brest et Bourges.
Le budget 2023 de l'association s'élevait à 6,6 millions d'euros.
Gouvernance
En 2002, à la suite de la disparition de Patrick Giros, Monseigneur Antoine Hérouard reprend la présidence de l'association, et ce, jusqu'en 2005. Il aura pour successeurs Jean-Guilhem Xerri[9], biologiste, (Prix Habert-Bégin 2008 de l’Académie française) de 2005 à 2011 et Maryse Lépée (2011 - 2020) ancienne directrice adjointe de l’agence régionale de l'hospitalisation (ARH) d’Île-de-France[10]. Depuis 2020, Jean-Damien Le Liepvre est le président des Captifs.
Trois directeurs généraux se sont succédé depuis le décès de son fondateur, le Père Patrick Giros. Denis Ogée (2004 - 2006), Jean-Yves Quillien (2007 - 2021) et Thierry des Lauriers a dirigé l'association pendant 14 ans, de jusqu'à fin . Son directeur général est actuellement Thierry Desjuzeur.