Ayda Hadizadeh
femme politique française et iranienne
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Ayda Hadizadeh (en persan : آیدا هادیزاده بروجنی), née le à Téhéran, est une femme politique française.
| Ayda Hadizadeh | |
Ayda Hadizadeh en 2024. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| En fonction depuis le (1 an, 9 mois et 21 jours) |
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| Élection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 2e du Val-d'Oise |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Guillaume Vuilletet |
| Adjointe au maire de Saint-Ouen-l'Aumône chargée de la Culture | |
| – (4 ans, 3 mois et 29 jours) |
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| Élection | 28 mai 2020 |
| Maire | Laurent Linquette |
| Successeur | Yasmine Messaoudi |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Ayda Hadizadeh Boroujani |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Téhéran (Iran) |
| Nationalité | Iranienne Française (depuis le 29 mars 2002) |
| Parti politique | PS (depuis 2007) |
| Profession | Cadre administratif et commercial d'entreprise |
| Résidence | Saint-Ouen-l'Aumône |
| modifier |
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Membre du Parti socialiste, elle est députée à l'Assemblée nationale depuis pour la deuxième circonscription du Val-d'Oise.
Biographie
Situation personnelle
Ayda Hadizadeh Boroujani[1] naît le à Téhéran[2]. Son père et sa mère sont contraints de fuir l'Iran[Quand ?] afin d'échapper à la répression violente menée par le nouveau régime politique de la république islamique d'Iran et deviennent réfugiés politiques, son père partant en Irak, et elle et sa sœur aînée suivant leur mère en France, où elles s'établissent[3]. Elle grandit ainsi à Saint-Ouen-l'Aumône dans le département du Val-d'Oise[3]. Elle obtient la nationalité française par naturalisation le [1].
Elle travaille plusieurs années à la direction de l’enseignement scolaire au ministère de l'Éducation nationale[3],[4] avant de devenir déléguée générale de l’association les « Oubliés de la République » que copréside par ailleurs Lyes Louffok. Entre 2021 et 2022, elle est directrice générale de la fondation Mozaïk, une structure qui cherche à rendre le marché plus inclusif et à faciliter l’embauche des populations discriminées[5].
Parcours politique
Au sein du parti
Elle rejoint le Parti socialiste en 2007[6], et soutient l’ancien ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon lors de la primaire citoyenne de 2017[7], qui avait pour objectif de désigner le candidat du Parti socialiste et de ses alliés pour l'élection présidentielle.
Ancrage local et départemental
Elle exerce la fonction d’adjointe au maire chargée de la culture à Saint-Ouen-l'Aumône jusqu’en , date à laquelle elle démissionne pour se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats. Elle est remplacée par Yasmine Messaoudi le 26 du même mois[8].
Lors des élections départementales de 2015, elle se présente dans le canton de Pontoise, et arrive en troisième place avec 20,62 % des voix[9].
Candidate dans le canton de Saint-Ouen-l'Aumône pour les départementales de 2021, son binôme est en ballottage et obtient 19,99 % des voix[10] au premier tour, mais est défait au second avec 39,12 % des voix face à celui des Républicains[11].
Candidate aux sénatoriales de 2023
Candidate dans le Val d'Oise, elle figure à la deuxième place de la liste « Donnons plus de force aux communes »[12] menée par Rachid Temal, et regroupant le Parti socialiste, associé au Parti radical de gauche et au Mouvement des progressistes, mais n’est pas élue[13].
Palais Bourbon
Lors des élections de 2017, elle est la candidate de la majorité présidentielle sortante pour la deuxième circonscription du Val-d'Oise[14], mais arrive en cinquième position avec 5,52 % des voix[15].
Après la dissolution de décidée par le président de la République Emmanuel Macron, Ayda Hadizadeh est la candidate investie par le Nouveau Front populaire[16] dans cette même deuxième circonscription du Val-d'Oise. Elle arrive en tête du premier tour avec 33,47 % des voix, et remporte le siège le avec 59,51 % des voix au second tour, dans un duel face à la candidate d'extrême droite de L'Avenir français en alliance avec le Rassemblement national Nadejda Remy (40,49 % des voix)[17],[18],[19].
Sa victoire avec Romain Eskenazi signe la fin de douze années pendant lesquelles le PS n’avait pu faire élire plus d’un député valoisien[20].
Le , le Conseil constitutionnel annonce avoir été saisi d'une requête de contentieux électoral pour statuer sur la régularité de l’élection[réf. souhaitée].
Elle fait partie du groupe Socialistes et apparentés, et siège à la commission des affaires culturelles et de l'éducation et à la Délégation aux droits des enfants.
Elle est engagée en faveur de l'opposition au régime islamique iranien. Dans le cadre de ses fonctions, elle tente de rapprocher les différentes composantes de l'opposition iranienne et de faire avancer cette thématique auprès de ses collègues, avec le soutien de Yaël Braun-Pivet. Son opposition à l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI) liée à son histoire familiale lui vaut d'être prise pour cible par cette mouvance de l'opposition anti-islamique[21].
Détail des fonctions et mandats
À l'Assemblée nationale
- Depuis le : députée de la 2e circonscription du Val-d'Oise