Bab El-Oued City
From Wikipedia, the free encyclopedia
Mohamed Ourdache
Hassan Abdou
Mourad Khen
| Réalisation | Merzak Allouache |
|---|---|
| Scénario | Merzak Allouache |
| Acteurs principaux |
Nadia Kaci Mohamed Ourdache Hassan Abdou Mourad Khen |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie dramatique |
| Durée | 93 min |
| Sortie | 1994 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Bab El-Oued City est un film algéro-français (également coproduction germano-suisse) réalisé par Merzak Allouache, sorti en 1994.
L'Algérie en 1989 : peu de temps après les émeutes d'octobre 1988, la vie quotidienne est dure dans le quartier de Bab El Oued à Alger. Boualem arrache, sur son immeuble, un haut-parleur diffusant la parole de l'imam, car cela l'empêchait de dormir (il travaille de nuit). Les intégristes islamistes saisissent ce prétexte pour répandre la terreur. Ainsi, ils prennent à partie Ouardya, une femme aux mœurs jugées trop libres[1].
Fiche technique
- Titre : Bab El-Oued City
- Réalisateur : Merzak Allouache
- Assistant-réalisateur : Messaoud Hattou
- Scénario : Merzak Allouache
- Photographie : Jean-Jacques Mrejen
- Son : Philippe Senechal
- Montage : Marie-Blanche Colonna
- Musique : Rachid Bahri - Chansons de (et interprétées par) Cheb Rabah
- Production : Jacques Bidou, Jean-Pierre Gallèpe et Yacine Djadi
- Sociétés de production :
- Pays d’origine :
Algérie et
France (majoritaire),
Allemagne et
Suisse - Langues originales : arabe
- Format : couleur — 35 mm
- Durée : 93 minutes
- Genre : comédie dramatique
- Date de sortie :
Distribution
- Nadia Kaci : Yamina
- Mohamed Ourdache : Saïd
- Hassan Abdou : Boualem
- Mourad Khen : Rachid
- Djamila Bachène : Lalla Djamila
- Mabrouk Aït Amara : Mabrouk
- Messaoud Hattou : Mess
- Simone Vignote : La tante pied-noir
- Michel Such : Paulo Gosen
- Areski Nebti : Hassan, Le boulanger
- Nadia Samir : Ouardya
Production
Merzak Allouache fait ce film parce qu'il souhaite revenir, 17 ans après le tournage d' Omar Gatlato, dans le quartier populaire où il l'a tourné[2]. Mais au moment du tournage, au printemps 1993, « ça tiraille dans la Casbah » comme l'écrit Télérama. Le tournage se fait en seulement sept semaines et l'équipe ne peut jamais rester deux jours de suite au même endroit[2]. Elle ne peut faire que peu de prises et pas de repérages, et travaille dans un sentiment d'insécurité du fait de sa double nationalité : elle intègre des techniciens français comme algériens[3]. Cela influe sur le style du film : Télérama parle d'un « côté « monte-en-l'air », cambriolé » avec « le peu de fioritures d'une caméra souvent prise à l'épaule. » Télérama juge que le film aurait été impossible à faire au moment de sa sortie, en , car les attentats se sont alors multipliés[2].