Bamlanivimab

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Bamlanivimab
Identification
Synonymes

LY-CoV555

No CAS 2423943-37-5

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Bamlanivimab
Identification
DCI 11876Voir et modifier les données sur Wikidata
No CAS 2423943-37-5 Voir et modifier les données sur Wikidata
DrugBank DB15718 Voir et modifier les données sur Wikidata

Le bamlanivimab, aussi connu sous le nom de LY-CoV555 ou de LY3819253, est un anticorps monoclonal qui bloque l'entrée du virus du COVID-19 en attaquant sa spicule sur laquelle il se fixe avec une grande affinité[1]. Ce médicament a été approuvé à titre provisoire aux États-Unis par la FDA le , pour une utilisation par des patients âgés de plus de 12 ans testés positifs au COVID-19 et présentant des risques élevés de progression de la maladie. Toutefois, il ne doit pas être utilisé pour des patients hospitalisés ou bien sous oxygène[2]. Le , la FDA a révoqué son autorisation du pour l'utilisation du bamlanivimab utilisé seul, pour manque d'efficacité comparé à des cocktails d'anticorps, mais maintient l'autorisation d'utilisation conjointe du bamlanivimab associé à l'etesevimab[3]. Il est injecté en dose unique aux patients par voie intraveineuse.

Le bamlanivimab est autorisé en France à titre temporaire le [4]. L'autorisation temporaire d’utilisation (ATU) est clôturée le . Le médicament n'est plus utilisé en France en 2022 dans le traitement de la Covid-19.

Le produit est découvert par des chercheurs de AbCellera et du Vaccine Research Center du NIAID, à partir d'anticorps développés par un patient guéri[1]. Il est ensuite développé par clonage par Eli Lilly and Company qui a vendu au gouvernement des États-Unis 300 000 doses au prix de 1 250 dollars la dose, soit 320 millions d'euros en . L'accord prévoit qu'Eli Lilly fabriquera jusqu'à 1 million de doses d'ici fin 2020[5].

Lorsqu'il est diffusé aux États-Unis en , c'est le « seul traitement antiviral spécifique autorisé » selon le professeur Olivier Schwartz[6]. Par la suite, des traitements plus efficaces voient le jour, tels que l'association Bamlanivimab/etesevimab de Eli Lilly et REGEN-COV (association casirivimab et imdevimab) de Regeneron, ce qui amène la FDA à modifier ses autorisations[3].

En , le Bamlanivimab obtient une autorisation temporaire d'utilisation en France de la part de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Il devient le premier traitement à base d'anticorps monoclonal à être autorisé dans le pays[7].

Tests cliniques

Les tests de phase 2 randomisés en double aveugle sont menés, du au , sur 467 patients, dont 317 ont reçu le produit en 3 groupes (700 mg, 2 800 mg et 7 000 mg) et 150 ont reçu un placebo. La meilleure réduction de charge virale a été obtenue sur le groupe qui a reçu 2 800 mg. Pour l'ensemble des patients, 1,6% des patients traités au produit sont hospitalisés tandis que 6,3% du groupe placebo est hospitalisé. Le pourcentage d'hospitalisation ne dépend pas des dosages de façon significative. L'amélioration des symptômes dans le groupe traité comparé au placebo apparaît dès le 2e jour du traitement[1].

Production

Par suite d'une très forte demande de la part des pouvoirs publics européens, Eli Lilly met en place une ligne de production à Fegersheim (près de Strasbourg, France)[4]. La chaîne de production de Branchburg dans le New-Jersey, rencontre toutefois des problèmes de qualité[8],[9].

Controverses

Abandon

Notes et références

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