Barbachen

commune française du département des Hautes-Pyrénées From Wikipedia, the free encyclopedia

Barbachen est une commune française située dans le nord du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est de l’ancien comté de Bigorre, comté historique des Pyrénées françaises et de Gascogne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Barbachen
Barbachen
Pont sur l'Estéous
Blason de Barbachen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Intercommunalité Communauté de communes Adour Madiran
Maire
Mandat
Magali Larrang
2020-2026
Code postal 65140
Code commune 65061
Démographie
Gentilé Barbachénois
Population
municipale
41 hab. (2023 en évolution de −22,64 % par rapport à 2017)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 05″ nord, 0° 07′ 35″ est
Altitude Min. 194 m
Max. 281 m
Superficie 3,04 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Tarbes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Val d'Adour-Rustan-Madiranais
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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    Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal d'Alaric, l'Estéous, l'Aule, le ruisseau de Larcis et par divers autres petits cours d'eau.

    Barbachen est une commune rurale qui compte 41 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 162 habitants en 1856. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Tarbes. Ses habitants sont appelés les Barbachénois ou Barbachénoises.

    Géographie

    Localisation

    Représentations cartographiques de la commune
    Mairie
    Carte OpenStreetMap
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte topographique
    Avec les communes environnantes
    Avec les communes environnantes
    1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

    La commune de Barbachen se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

    Elle se situe à 23 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, et à km de Maubourguet[2], bureau centralisateur du canton du Val d'Adour-Rustan-Madiranais dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Vic-en-Bigorre[I 1].

    Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Ansost (1,2 km), Buzon (1,8 km), Monfaucon (2,2 km), Beccas (2,4 km), Ségalas (2,5 km), Liac (3,1 km), Gensac (3,4 km), Haget (3,4 km).

    Sur le plan historique et culturel, Barbachen fait partie de l’ancien comté de Bigorre, comté historique des Pyrénées françaises et de Gascogne créé au IXe siècle puis rattaché au domaine royal en 1302, inclus ensuite au comté de Foix en 1425 puis une nouvelle fois rattaché au royaume de France en 1607. La commune est dans le pays de Tarbes et de la Haute Bigorre[4].

    Communes limitrophes de Barbachen[5]
    Monfaucon Buzon
    Ansost Barbachen Beccas
    (Gers)
    Ségalas Haget
    (Gers)

    Hydrographie

    Le pont au-dessus du ruisseau de l'Estéous.

    La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par le canal d'Alaric, le Estéous, l'Aule, le ruisseau de Larcis, le ruisseau de la Garnère, le ruisseau de la Garnère et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 11 km de longueur totale[7],[Carte 1].

    Le canal d'Alaric, d'une longueur totale de 73,7 km, prend sa source dans la commune de Pouzac et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Izotges, après avoir traversé 38 communes[8].

    Le Estéous, d'une longueur totale de 45,3 km, prend sa source dans la commune de Souyeaux et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Labatut-Rivière, après avoir traversé 29 communes[9].

    L'Aule, d'une longueur totale de 16,1 km, prend sa source dans la commune de Chis et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le canal d'Alaric à Barbachen, après avoir traversé 9 communes[10].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[13] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[14]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 976 mm, avec 1,1 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vic-en-Bigorre à 8 km à vol d'oiseau[17], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 937,3 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Barbachen est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tarbes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 153 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,8 %), prairies (21,6 %), forêts (4,6 %)[20].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Vue partielle de la commune.

    Logement

    En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 28[I 5].
    Parmi ces logements, 75.4 % sont des résidences principales, 14.1  % des résidences secondaires et 10.6 % des logements vacants.

    Risques naturels et technologiques

    Voies de communication et transports

    Cette commune est desservie par les routes départementales D5 et D252.

    Toponymie

    Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Barbachen au sud-est de Maubourguet.

    On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[21] qui rapporte les dénominations historiques du village :

    Dénominations historiques :

    Étymologie : peut-être du nom de personnage latin Barbatius et suffixe aquitain ennum.

    Nom occitan : Barbachen.

    Histoire

    Cadastre napoléonien de Barbachen

    Le plan cadastral napoléonien de Barbachen est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[22].

    Politique et administration

    La mairie en 2022.

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    mars 2001 mars 2020 Francis Larrang    
    mars 2020 en cours Magali Larrang    
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    Rattachements administratifs et électoraux

    Historique administratif

    Pays et sénéchaussée de Bigorre, quarteron de Vic, comté d'Artagnan, canton de Rabastens (depuis 1790)[23].

    Intercommunalité

    Barbachen appartient à la communauté de communes Adour Madiran créée en janvier 2017 qui a la particularité de réunir 72 communes de Bigorre et Béarn.

    Services publics

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    Davantage d’informations - ...
    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26]. En 2023, la commune comptait 41 habitants[Note 4], en évolution de −22,64 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    130113132157160151157151158
    1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    16216015112611711810910198
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    969978747065666661
    1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
    474244394249525445
    2023 - - - - - - - -
    41--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
    Histogramme de l'évolution démographique
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    Enseignement

    La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle ne dispose plus d'école en 2016[29].

    Économie

    Emploi

    Taux de chômage
    200820132018
    Commune[I 6]0 %2,7 %6,1 %
    Département[I 7]7,7 %9,4 %9,8 %
    France entière[I 8]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 32 personnes, parmi lesquelles on compte 69,7 % d'actifs (63,6 % ayant un emploi et 6,1 % de chômeurs) et 30,3 % d'inactifs[Note 5],[I 6]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Tarbes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 9]. Elle compte emplois en 2018, contre 5 en 2013 et 9 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 20, soit un indicateur de concentration d'emploi de 9,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 47,9 %[I 10].

    Sur ces 20 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 2 travaillent dans la commune, soit 10 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 90,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues et 9,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

    Culture locale et patrimoine

    L'église Saint-Orens en 2016.
    L'église Saint-Orens.
    Le cimetière.

    Lieux et monuments

    Au-dessus du village, sur une butte, ancienne motte féodale, se trouve la petite église et son cimetière. C'est là que fut enterré, à quelques centaines de mètres de sa maison, le chanoine Jean-Baptiste Senderens, chimiste et collaborateur de Paul Sabatier, inventeurs du procédé de catalyse Sabatier Senderens. Senderens fut directeur de l'École supérieure des sciences de l'institut catholique de Toulouse, directeur de recherche à la Caisse nationale des sciences, chevalier de la Légion d'honneur, grand prix de chimie organique de l'académie des sciences, etc.

    À son enterrement, le , « Avant la rude montée de l'église, le cercueil fut trainé par un attelage de bœufs couverts de draps blancs ornés de feuillages. Cette rusticité, s'il l'avait prévue, n'aurait pas déplu au savant en qui l'homme de haute culture n'avait pas tué le terrien profondément attaché au pays natal et à ses usages ».

    « Rentré aux établissements Poulenc en 1913, comme directeur du service de catalyse, à notre usine de Vitry-sur-Seine, il devait pendant toute la Première Guerre mondiale, apporter son concours le plus dévoué et le plus efficace à la défense nationale et contribuer à la préparation de nombreux produits chimiques, pharmaceutiques, dont l'armée et la population avait besoin [...]. Il reprit possession de la petite maison familiale où il était né, à Barbachen, et sa vie s'écoula dès lors dans la méditation et dans l'étude car jusqu'au dernier jour, il ne cessa de travailler. En effet, ses dernières notes à l'Académie des sciences, dont il était membre correspondant, portent la date de cette année 1937 [...]. En nous quittant à Paris, nous avions pris l'engagement de nous revoir au moins une fois l'an, à Lourdes, et nous avons tenu parole, du moins à Barbachen pour cette année, puisque j'ai eu l'inestimable bonheur de passer avec lui sa dernière journée sur terre, le dimanche 26 septembre. »

     Camille Poulenc (directeur des établissements Rhône-Poulenc)[30]

    Sur la tombe de Senderens, dans le petit cimetière de Barbachen, il est indiqué :

    « LE CHANOINE JB SENDERENS MEMBRE CORRESPONDANT DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES - CHEVALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR - 1856 1937 - R. I.P »

    Personnalités liées à la commune

    Jean-Baptiste Senderens, chimiste et prêtre français, né et mort à Barbachen.

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    de gueules à une tour d’argent ouverte et ajourée du champ, flanquée de deux avant-murs aussi d’argent, le tout maçonné de sable posé sur une terrasse alésée cousue de sinople en triangle renversé et accompagné de trois étoiles d'or.
    Commentaires : vérifié auprès de la mairie.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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