Hères

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Localisation

Cartographies de la commune
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La commune de Hères se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 36 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, et à 10 km de Maubourguet[2], bureau centralisateur du canton du Val d'Adour-Rustan-Madiranais dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Plaisance[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Tieste-Uragnoux (3,1 km), Soublecause (3,3 km), Jû-Belloc (3,3 km), Castelnau-Rivière-Basse (3,9 km), Labatut-Rivière (3,9 km), Caussade-Rivière (4,5 km), Hagedet (4,5 km), Madiran (4,8 km).

Sur le plan historique et culturel, Hères fait partie du pays de Rivière-Basse, qui s’allonge dans la moyenne vallée de l’Adour, à l’endroit où le fleuve marque un coude pour s’orienter vers l’Aquitaine[4].

Paysages et relief

Hydrographie

Hères est située au confluent du Louet et de son affluent le ruisseau de l'Ayza, le premier étant aussi un affluent de la rive gauche de l'Adour qui traverse aussi le nord-est du village et dont les bras au sud-est forment aussi la frontière entre les départements des Hautes-Pyrénées et du Gers.
Le Louet, qui sépare la partie ouest de la commune aux lieux-dits de Quarreux et de Lacote au sud-ouest du village, inclut également le confluent du ruisseau du Géloque. C’est Lacote que traverse la D 935 qui constitue l'axe nord-sud extérieur au village.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[9]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 931 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maubourguet à 10 km à vol d'oiseau[12], est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 904,3 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 44 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Réseau Natura 2000

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « vallée de l'Adour »[16], d'une superficie de 2 694 ha, un espace où les habitats terrestres et aquatiques abritent une flore et une faune remarquable et diversifiée, avec la présence de la Loutre et de la Cistude d'Europe[17].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 4] est recensée sur la commune[18] : « l'Adour, de Bagnères à Barcelonne-du-Gers » (2 786 ha), couvrant 59 communes dont 18 dans le Gers, une dans les Landes et 40 dans les Hautes-Pyrénées[19] et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[18] : l'« Adour et milieux annexes » (3 634 ha), couvrant 60 communes dont 18 dans le Gers, une dans les Landes et 41 dans les Hautes-Pyrénées[20].

Urbanisme

Typologie

Au , Hères est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,5 %), zones agricoles hétérogènes (21,2 %), eaux continentales[Note 6] (8 %), forêts (7,5 %), zones urbanisées (4,8 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine

Une petite partie de la commune, au lieu-dit Ladourace au nord-est du village, se trouve sur la rive droite de l'Adour (qu'on traverse par la D 58 qui forme l'axe est-ouest principal de la commune) et comprend quelques étangs entre le fleuve et un de ses bras morts.

L'axe nord-sud traversant le village est la D 367.

Logement

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 63[I 5].
Parmi ces logements, 82,4 % sont des résidences principales, 4,8 % des résidences secondaires et 12,8 % des logements vacants.

Voies de communication et transports

Passage à niveau Ligne de Morcenx à Bagnères-de-Bigorre en 2016.

Cette commune est desservie par la route départementale D935 et par les routes départementales D58 et D367.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Hères est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Adour, le canal d'Alaric, le Louet et l'Ayza. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[24]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2009[25],[22].

Hères est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[26]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Hères.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[27].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 66 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 66 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[22].

Risque technologique

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une infrastructure ferroviaire. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[30].

Toponymie

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Hères au sud est de Castelnau-Rivière-Basse

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[31] qui rapporte les dénominations historiques du village

Dénominations historiques :

Nom occitan : Èras.

Histoire

Le vieux pont de Hères bâti en 1896[réf. nécessaire] est tombé le lundi 13 octobre 2008, alors qu'une entreprise était en train de consolider une des piles[réf. nécessaire]. La restauration ou reconstruction pourrait prendre au moins un an[évasif].

Cadastre napoléonien de Hères

Le plan cadastral napoléonien de Hères est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[32].

Politique et administration

La mairie en 2022.
Le foyer rural en 2022.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 mars 2008 Joseph Latapie DVG Ancien conseiller général
mars 2008 en cours Jacques Duffau    

Rattachements administratifs et électoraux

Historique administratif

Sénéchaussée de Lectoure, élection d'Armagnac, pays de Rivière-Basse, canton de Castelnau-Rivière-Basse (depuis 1790)[33].

Intercommunalité

Hères appartient à la communauté de communes Adour Madiran créée en qui a la particularité de réunir 72 communes de Bigorre et Béarn.

Services publics

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36]. En 2023, la commune comptait 96 habitants[Note 7], en évolution de −22,58 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
240226350308301350328335317
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
305300305300295286293304236
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
232220206214206197202178162
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
162139145128124107133125108
2023 - - - - - - - -
96--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle ne dispose plus d'école en 2016[39].

Sports

Économie

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 6]10,5 %7 %10,4 %
Département[I 7]7,7 %9,4 %9,8 %
France entière[I 8]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 66 personnes, parmi lesquelles on compte 68,7 % d'actifs (58,2 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs) et 31,3 % d'inactifs[Note 8],[I 6]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 9]. Elle compte 18 emplois en 2018, contre 23 en 2013 et 21 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 38, soit un indicateur de concentration d'emploi de 47,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 45,1 %[I 10].

Sur ces 38 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 10 travaillent dans la commune, soit 26 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 92,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues et 7,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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