Madiran
From Wikipedia, the free encyclopedia
Localisation
La commune de Madiran se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].
Elle se situe à 37 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, et à 12 km de Maubourguet[2], bureau centralisateur du canton du Val d'Adour-Rustan-Madiranais dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Maubourguet[I 1].
Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Soublecause (3,4 km), Crouseilles (3,8 km), Castelnau-Rivière-Basse (4,1 km), Aydie (4,2 km), Bétracq (4,3 km), Arrosès (4,3 km), Hagedet (4,4 km), Lasserre (4,5 km).
Sur le plan historique et culturel, Madiran fait partie du pays de Rivière-Basse, qui s’allonge dans la moyenne vallée de l’Adour, à l’endroit où le fleuve marque un coude pour s’orienter vers l’Aquitaine[4].

Géologie et relief
Le vignoble de Madiran est un vignoble de coteaux et de pentes. Il occupe les collines les plus orientales de la grande boucle de l'Adour.
Le vignoble marque peu le paysage. Il n'occupe qu'une place réduite : 5 % des surfaces agricoles des 37 communes ayant droit à l'appellation d'origine contrôlée soit 1 300 ha (en 1990).
Hydrographie

Le ruisseau de Saget (affluent gauche de l’Adour) traverse la commune du sud au nord et forme la limite ouest avec la commune d’Arroses (Pyrénées-Atlantiques).
Le ruisseau de Bergons (affluent gauche de l’Adour) traverse la commune du sud au nord en son centre.
Les ruisseaux de Mondet et de Prouzet (affluents droit du Bergons) traversent la commune du sud au nord en son centre.
Le ruisseau de La Caoue (affluent gauche du Louet) traverse la commune du sud au nord et forme la limite est avec la commune de Castelnau-Rivière-Basse.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[9]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 976 mm, avec 1,1 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maumusson-Laguian à 7 km à vol d'oiseau[12], est de 14,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 021,5 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 2].
Milieux naturels et biodiversité
Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[15],[16],[17].
Urbanisme
Typologie
Au , Madiran est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,1 %), terres arables (27,5 %), forêts (21,3 %), prairies (8,9 %), cultures permanentes (2,3 %), zones urbanisées (1,9 %)[18].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.

Morphologie urbaine
Dans le paysage, on ne voit nulle part une « mer » de vigne comme dans le Bordelais ou le Languedoc. La viticulture est souvent associée à d'autres cultures : céréacultures traditionnelles : maïs, blé, ou plus récentes : soja, noisetiers, kiwi.. Le paysage associe donc toutes ces activités avec, en outre, de belles forêts de chênes et de châtaigniers.
Le village moyenâgeux de Madiran fut marqué par cette activité qui lui donne tout son caractère.
Logement
En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 271[I 5].
Parmi ces logements, 70,1 % sont des résidences principales, 18,1 % des résidences secondaires et 11,8 % des logements vacants.
Voies de communication et transports
Cette commune est desservie par la route départementale D 48 et D 58.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Madiran est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[19]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[20].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Bergons et le Saget. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[21]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2009[22],[19].
Madiran est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[23]

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[24].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 96,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 281 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 271 sont en aléa moyen ou fort, soit 96 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[19].
Toponymie


On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[27] qui rapporte les dénominations historiques du village :
Dénominations historiques :
- de Madirano, latin (1300, enquête Bigorre) ;
- de Madirano, latin (1342, pouillé de Tarbes) ;
- de Madirano, latin (1379, procuration Tarbes) ;
- Madiran (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).
Étymologie : on a imaginé que Madiran fut un ancien « *Maridan » déformation du latin « Maria Dona », nom de la patronne de son église et du grand monastère qui existait.
C'est plus vraisemblablement un ancien *Materianus, qui signifie « domaine de Materius ».
Nom occitan : Madiran.
Histoire
Sa fondation remonte à l'époque romaine[réf. nécessaire]. Il apparaît dans l'histoire en 1030/1088 avec une référence à la fondation du prieuré de Madiran trouvée dans les archives des pères jésuites de Toulouse[réf. nécessaire].
Cadastre napoléonien de Madiran
Le plan cadastral napoléonien de Madiran est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[28].
Politique et administration


Liste des maires
Rattachements administratifs et électoraux
Historique administratif
Sénéchaussée de Lectoure, élection d'Armagnac, pays de Rivière-Basse, canton de Castelnau-Rivière-Basse (depuis 1790)[29].
Intercommunalité
Madiran appartient à la communauté de communes Adour Madiran créée en qui a la particularité de réunir 72 communes de Bigorre et Béarn.
Services publics
La commune de Madiran dispose d'une agence postale.
Jumelages
La ville de Madiran est jumelée avec :
Population et société
Démographie
Évolution démographique
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32]. En 2023, la commune comptait 424 habitants[Note 3], en évolution de +1,44 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |




Enseignement
La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2017[35].
Manifestations culturelles et festivités
Le village est animé tous les par la foire des vins de Madiran.
Festival de musique classique « Musiques et vins en Madiran » en juillet.
Santé
Sports

Médias
Cultes
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 185 ménages fiscaux[Note 4], regroupant 372 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 310 €[I 6] (20 420 € dans le département[I 7]).
Emploi
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 8] | 2,9 % | 5,4 % | 4,8 % |
| Département[I 9] | 7,7 % | 9,4 % | 9,8 % |
| France entière[I 10] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 249 personnes, parmi lesquelles on compte 72,5 % d'actifs (67,7 % ayant un emploi et 4,8 % de chômeurs) et 27,5 % d'inactifs[Note 5],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 11]. Elle compte 272 emplois en 2018, contre 231 en 2013 et 227 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 174, soit un indicateur de concentration d'emploi de 156,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,8 %[I 12].
Sur ces 174 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 99 travaillent dans la commune, soit 57 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 59,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,6 % les transports en commun, 24 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 16 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].
Activités

La commune fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du madiran, du pacherenc-du-vic-bilh et du béarn, ainsi que l'IGP Bigorre.
La culture de la vigne est une activité quasi-millénaire. Ce sont les moines bénédictins qui l'ont introduite et diffusée. L'AOC ne fut obtenue qu'en 1948. Le vignoble du Madiran a souffert, en effet, de la concurrence du vin du Jurançon et surtout du vin de Bordeaux.
Les cépages utilisés sont le cabernet et le sauvignon mais aussi des cépages propres au Madiran à savoir : le tannat, le pacherenc et le palissé.




