Bari Weiss
journaliste américaine
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Bari Weiss est une journaliste américaine née en 1984 à Pittsburgh.
Shady Side Academy (en)
Université hébraïque de Jérusalem
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Domicile |
Squirrel Hill (en) |
| Formation |
Université Columbia Shady Side Academy (en) Université hébraïque de Jérusalem |
| Activités | |
| Rédactrice à | |
| Fratrie |
Suzy Weiss (d) |
| Conjoint |
Nellie Bowles (en) |
| A travaillé pour |
CBS News (depuis ) |
|---|---|
| Idéologie |
Conservatisme, centrisme radical (en), sionisme |
| Site web |
(en) www.bariweiss.com |
| Distinctions |
Prix Bastiat () National Jewish Book Awards (d) () |
Que faire face à l'antisémitisme (d), The Current (d), Intellectual dark web |
Biographie
Bari Weiss naît à Pittsburgh, en Pennsylvanie, dans une famille juive de la classe moyenne[1]. Elle étudie à l'université Columbia[1], où elle participe à la fondation du magazine The Current (en) en 2005. Elle est diplômée en 2007.
Carrière dans les médias
Elle est recrutée au New York Times en 2017 par James Bennet pour apporter de la diversité intellectuelle dans les pages opinions ; elle quitte alors le Wall Street Journal[1]. Elle démissionne le en dénonçant le manque de tolérance à la curiosité intellectuelle au sein de la rédaction[2],[3].
Elle a été désignée « septième personnalité juive la plus influente au monde » par le Jerusalem Post, quotidien israélien conservateur, en 2019. Sioniste revendiquée, elle est régulièrement citée dans la presse israélienne[2].
En janvier 2021, elle lance la newsletter Common Sense, qui compte en dix mois 100 000 abonnés. En 2022, Common Sense devient The Free Press. Le journaliste médias du New York Times Ben Smith analyse : « Beaucoup de libéraux [personnes de gauche] détestaient vraiment les politiques progressistes et cherchaient un endroit qui ne soit pas conservateur, qui ait des ambitions intellectuelles, mais qui soit aussi prêt à s’opposer à la culture de gauche »[1].
The Free Press compte une trentaine de journalistes et est financé par Marc Andreessen et David Sacks, hommes d'affaires proches de Donald Trump, et Howard Schultz, l'ancien patron de Starbucks[4]. Selon l'hedomadaire Les Échos, Bari Weiss met volontiers l'accent sur les « vérités pas bonnes à dire », dénonce l'antisémitisme de gauche américain et multiplie les sujets accrocheurs, comme un reportage concernant les étudiants pro-palestiniens de l'université Columbia, qu’elle accuse d’être devenue un « Coachella communiste »[4]. Dans le cadre de son engagement pro-israélien, elle a régulièrement critiqué les médias grand public pour le crédit qu'ils donneraient aux déclarations de l’organisation terroriste palestinienne Hamas[5].
Après l'acquisition de The Free Press par Paramount, elle est nommée à la tête de CBS News[6]. Peu après son arrivée, 100 employés sont congédiés. La moitié d'entre eux étant des personnes de couleur, une ancienne productrice évoque alors un possible cas de discrimination[7].
En , Weiss décide de retirer des ondes un reportage de l'émission 60 Minutes de la journaliste Sharyn Alfonsi quelques heures avant sa diffusion. Intitulé Inside CECOT, il s'agit d'une enquête sur le centre de confinement du terrorisme au Salvador dans lequel plusieurs migrants sont détenus après avoir été expulsés des États-Unis. Le segment est diffusé par erreur sur la plateforme de diffusion en continu canadienne StackTV. Il est ensuite propagé sur internet à l'aide des réseaux sociaux par des utilisateurs[8].
Vie privée
Elle est mariée à Nellie Bowles, ancienne journaliste du New York Times[1].
Publications
- How to Fight Anti-Semitism, Crown, 2019. Traduction française : Que faire face à l'antisémitisme ? (trad. Peggy Sastre, préf. Delphine Horvilleur), Paris, Robert Laffont, , 186 p. (ISBN 978-2-221-25734-0, présentation en ligne).