Barie

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Barie
Barie
L'hôtel de ville (mars 2009).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde
Maire
Mandat
Bernard Pagot
2020-2026
Code postal 33190
Code commune 33027
Démographie
Gentilé Bariauds, Bariots
Population
municipale
274 hab. (2023 en évolution de −7,43 % par rapport à 2017)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 16″ nord, 0° 06′ 49″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 18 m
Superficie 5,33 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Réolais et des Bastides
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Barie
Liens
Site web www.barievillage.fr/

Barie est une commune française située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Bariauds[1] ou Bariots[2].

Localisation

La commune de Barie se situe sur la rive gauche (sud) de la Garonne, à 58 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 13 km à l'est de Langon, chef-lieu d'arrondissement, et à 11 km au nord d'Auros, ancien chef-lieu de canton[3].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Floudès à l'est, Bassanne au sud-est, Castets et Castillon au sud et sud-ouest (anciennement Castillon-de-Castets au sud et Castets-en-Dorthe au sud-ouest). Sur la rive droite de la Garonne, se trouvent Caudrot à l'ouest, Casseuil au nord-ouest et Gironde-sur-Dropt au nord-est.

Communes limitrophes de Barie
Caudrot Casseuil

                    La Garonne                    
Gironde-sur-Dropt
Barie Floudès
Castets et Castillon Bassanne

La Garonne

Le territoire est constitué par des alluvions de la Garonne qui dessine, à cet endroit, d'importants méandres.

Située dans une région inondable, la commune a subi de nombreuses crues au cours de son histoire. Les plus récentes ont eu lieu en 1930, 1935 et en 1952, les eaux atteignant respectivement une hauteur de 11,26 m, 10,43 m et 10,41 m. La dernière, du 16 au , a dépassé 10,60 m[4].
En , certaines routes entre le fleuve et les digues ont été interdites à la circulation, la Garonne ayant atteint un niveau de 7,45 m.
Un nouveau pic a été atteint le avec un niveau de 8,88 m suivi d'une décrue puis d'un niveau de 7,92 m le 24.
C'est la raison pour laquelle une longue digue préventive court le long de la Garonne sur tout le territoire communal. Ladite digue se prolonge sur les territoires des communes voisines, celui de Castets-en-Dorthe vers le sud-ouest, ceux de Floudès, du quartier du Rouergue à La Réole et de Fontet vers l'est.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[8]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 833 mm, avec 1,1 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Sulpice-de-Pommiers à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 764,8 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,1 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Barie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,6 %), zones urbanisées (9,4 %), eaux continentales[Note 2] (7,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %), forêts (1,9 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

La commune est essentiellement desservie par la route départementale D 226 qui conduit vers le sud-ouest à Castets et Castillon et vers l'est à Floudès et La Réole.
L'autoroute la plus proche est l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) dont l'accès no 4 de La Réole est distant de 12 km par la route vers le sud-est.
L'accès no 1 de Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 22 km vers le sud-ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle de Caudrot distante de km au nord. Celle de La Réole qui propose plus de trafic se trouve à km vers le nord-est. Dans ces deux gares, le réseau est celui de la ligne Bordeaux - Sète du TER Nouvelle-Aquitaine.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Barie est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible)[19]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[20].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Garonne, le Dropt et la Bassanne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2009 et 2021[21],[19].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Barie.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 163 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 163 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[23].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[19].

Toponymie

Selon une étymologie populaire, la commune doit son nom aux variations, en gascon bariats, de la Garonne. En réalité, l'étymologie semble être *vallia, dérivée de vallis , «vallée», les deux l intervocaliques évoluant régulièrement en r et le v se prononçant b[24].

Le nom de la commune se dirait Varía en gascon : il s'agit d'une erreur de Bénédicte Boyrie-Fénié reprise imprudemment sur l'article en occitan, l'accent aigu sur le i n'apportant aucune information supplémentaire est une faute[25],[26].

Histoire

En 1763, l'abbé Expilly présente le village ainsi :

« Barie, Paroisse & Jurisdiction, dans le Bazadois, en Guyenne, Diocese de Bazas, Parlement & Intendance de Bordeaux, Election de Comdom. On y compte 187 feux. Cette Paroisse est située sur la rive gauche de la Garonne, à une lieue & deux tiers E. de Langon. La Jurisdiction de Barie ne comprend qu'une seule Paroisse, qui est celle de son nom. »[27]

À la Révolution, la paroisse Sainte-Catherine de Barie forme la commune de Barie[28].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1807 François Marceau    
1808 1830 Arnaud Dubos    
1830 1832 Jean Giresse    
1832 1835 Jacques Duzan    
1835 1855 Bernard Giresse    
1855 1860 Raymond Duzan    
1860 1879 Jean Giresse    
1879 1900 François Rabat    
1900 1916 Destout Jean    
         
1946 1970 Liarçou René    
1970      
1977 ? Robert Crouzet    
juin 1995 en cours Bernard Pagot[29]   Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats

À l'analyse des résultats des scrutins électoraux depuis le début du XXIe siècle et exception faite de l'élection présidentielle de 2002 dont le résultat a été à l'image du résultat national, l'électorat est globalement de gauche (63,86 % pour Ségolène Royal en 2007 soit 15 points de plus qu'au niveau national et 73,75 % pour François Hollande en 2012 soit 22 points de plus qu'au niveau national) avec un relatif manque d'attirance pour l'extrême droite (18,48 % pour le FN alors qu'il réalise 24,71 % au niveau national) bien qu'au premier tour des élections cantonales de 2011, le candidat FN, Jean Le Guern, ait obtenu 24 voix sur 106 suffrages exprimés soit 22,64 % (et seulement 14,07 % au niveau du canton).

Intercommunalité

Le , la communauté de communes du Pays d'Auros ayant été supprimée, la commune de Barie s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Réolais en Sud Gironde siégeant à La Réole.
En matière de développement socio-économique, la commune est adhérente, à l'instar des anciennes communes de la CC du Pays d'Auros, du syndicat mixte du Pays des Rives de Garonne.

Démographie

D'une population assez constante, aux alentours de 900 habitants, jusqu'à l'aube de la troisième République, la commune a subi un exode rural lent et régulier depuis cette époque en perdant près des trois quarts de la population initiale. Un léger regain s'amorce, depuis le début des années 2000, correspondant à la ruralisation des citadins.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[43].

En 2023, la commune comptait 274 habitants[Note 3], en évolution de −7,43 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900868891845870922877885883
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
850881849844760690678655664
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
636607566478465394405363378
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
333289277260234211271289283
2014 2019 2023 - - - - - -
289289274------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

L'église Sainte-Catherine, déplacée à deux reprises à cause des inondations, est un édifice construit en 1776, intéressant par sa façade à trois registres verticaux. Le portail dont les voussures s'accompagnent de chapiteaux sculptés s'accompagne, au rez-de-chaussée, de fenêtres hautes et étroites[4]. L'église a été dotée, dans la seconde partie du XIXe siècle et sous l'impulsion de Ferdinand Donnet, archevêque de Bordeaux, d'un clocher à flèche de pierre.

Personnalités liées à la commune

Vie locale

Voir aussi

Notes et références

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