Bartolomeo Gandolfi
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Bartolomeo Gandolfi, né le à Torria et mort à Rome le , est un naturaliste italien, professeur de physique à Rome.
Bartolomeo Gandolfi naquit le , au village de Torria, dans le marquisat d’Oneglia. Il y fit ses premières études, et fut reçu au collège des prêtres des écoles pieuses, à Ancône, le ; c’est là qu’il termina son noviciat. Sur l’ordre du supérieur il se rendit à Rome, où il se perfectionna dans la philosophie, la physique et la théologie. Il fut ensuite envoyé à Pola comme professeur de grammaire, et plus tard à Nocera comme professeur de belles-lettres ; mais ayant montré un goût spécial pour les sciences philosophiques, il fut en 1779 désigné professeur à Ravenne, où il demeura pendant cinq ans. Le collège Nazareno de Rome a toujours été sous la direction spéciale des frères des écoles pieuses. Gandolfi y fut appelé en 1784 par le général de l’ordre pour professer la philosophie et les mathématiques, et, marchant sur les traces des pères Canovai et Riccio, il introduisit l’enseignement de cette science par le moyen de l’analyse, méthode qui eut beaucoup de succès et fut approuvée par Gioacchino Pessuti, alors professeur à l’université de la Sapienza. La réputation de Gandolfi s’accrut de jour en jour ; à la mort du P. Girolamo Fonda en 1792 , il lui succéda dans la chaire de philosophie de cette université ; c’est lui qui donna à Rome une grande impulsion aux études de la physique et de la chimie, en faisant abandonner les théories fort obscures de Stahl, théories alors en vigueur d’après les principes de Musschenbroek et de Boerhaave ; les étudiants n’avaient pas la moindre connaissance des découvertes faites par Priestley, par Bergman et Lavoisier, qui avaient éclairci les ténèbres répandues sur la théorie du phlogistique, qui avaient établi une nouvelle nomenclature et fait adopter pour base de la science chimique le résultat des faits et des expériences. Gandolfi ne brillait pas par l’élégance de la diction, mais, ce qui est plus essentiel, il avait de l’ordre et de la clarté ; il fit tourner la science au profit du commerce et de l’agriculture, et fut aussi le premier à faire connaître à Rome les théories de la chaleur proposées par le comte de Rumford, qu’il appliqua lui-même à la nouvelle construction des fabriques à briqueteries, des fours et des cheminées.
Le P. Gandolfi mourut à Rome, dans son collège, le ; il était membre de plusieurs académies et l’un des plus distingués de celle de Lyncéens, établie à Rome et qui s’y occupe des sciences exactes ; il y lut en 1802 un mémoire qui fut imprimé dans un journal de Naples sous le titre suivant : Dissertazione sopra le condizioni necessarie perché una macchina elettrica sia capace del massimo effetto.
Œuvres
- Memoria sulla cagione del terremoto, Rome, 1787, in-8° ;
- Lettera al signor principe Doria sulla falsa Ardesia, ibid., 1789, in-8° ;
- Trattato sopra gl’olivi, ibid., 1793, in-8°. Cet ouvrage était très-utile dans un pays où l’olivier prospère, mais où la fabrication de l’huile est défectueuse. Il offre un traité complet sur la culture de l’olivier, sur l’espèce la plus convenable et sur les terrains les plus propres à son accroissement, enfin sur une manière simple et excellente de fabriquer l’huile. Gandolfi, né dans un pays d’oliviers, fit des voyages en Provence avant de donner sa méthode pratique.
- Memoria sulla maniera di costruire cammini, Rome, 1807, in-8°, avec un appendice sur le même sujet ;
- Sulle acque termali del bagno di Canino, ibid., 1810, in-8°. Dans cette analyse des eaux, qui fut faite d’après la méthode de Adolf Murray, il détermina les substances qui entraient dans leur composition, et classa ces substances en suivant l’ordre de leurs affinités.
Nous avons encore de lui une lettre publiée dans l'Anthologie romaine, et qu’il écrivit en 1797 au docteur Domenico Morichini, son élève, sur la fabrication des machines électriques.
Annexes
Bibliographie
- « Gandolfi (le père Barthélemi) », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]
