Base aérienne de Florennes
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La base aérienne Jean Offenberg de Florennes est une base de la Force aérienne belge (rebaptisée Composante air par A.R. du ) située près de la ville de Florennes dans la Province de Namur.
| Base aérienne de Florennes | ||||||||||
La base aérienne de Florennes vue du ciel. | ||||||||||
| Localisation | ||||||||||
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| Région | ||||||||||
| Coordonnées | 50° 14′ 37″ nord, 4° 38′ 48″ est | |||||||||
| Altitude | 285 m (935 ft) | |||||||||
| Informations aéronautiques | ||||||||||
| Code OACI | EBFS | |||||||||
| Type d'aéroport | Militaire | |||||||||
| Gestionnaire | Composante air | |||||||||
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| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
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Historique
Construction - Période allemande
Constatant une faille dans le système de défense aérienne de la Luftwaffe entre les aérodromes de Saint-Trond et de Laon-Athies, les Allemands entreprennent la construction de la Base militaire aérienne de Florennes en 1942. La base héberge d'abord le premier groupe de chasse de nuit de la quatrième Escadre (I./NJG4) de la Luftwaffe (Messerschmitt 110 et Junkers 88) commandé par le Gruppenkommandeur Hauptmann Wilhelm Herget[1], bientôt suivi du premier groupe de chasse de jour de la vingt-sixième escadre (I/JG26)[2], (Focke-Wulf 190), emmené par le Hauptmann Karl Borris. À noter que le commandant de la JG 26 (Geschwaderkommodore) était le singulier Oberst Josef "Pips" Priller[3](qui devait porter des lunettes, chose rare chez un pilote).
Début , devant la progression des Alliés, les Allemands quittent la base pour se consacrer à la défense du Vaterland.
Arrivée de l'USAF
Un premier Consolidated B-24 Liberator se pose le . Il sera suivi du 422e[4] Squadron de chasse de nuit, monté sur Northrop P-61 Black Widow, puis des 370th[5] et 474th[6] Fighter Groups (montés sur Lockheed P-38 Lightning).
Le arrivent les Republic P-47 Thunderbolt du 365th[7] Fighter Group. Le atterrissent les premiers Martin B-26 Marauder du 344th[8] Bomber Group. Ce sera la dernière unité constituée US à quitter la base.
Naissance d'une nouvelle base belge
Dès la fin des hostilités, la région hérite du vaste domaine et les questions quant à son futur sont nombreuses. Il sera finalement décidé d'en conserver l'affectation militaire. Après quelques commandants de terrain sans avions, le Maj Avi Raymond Lallemant[9] DFC & Bar se voit confier la tâche ardue (en raison de l'état des lieux) d'y constituer une unité opérationnelle : le 161e Wing de l'Aviation Militaire.
À la fin , les deux escadrilles volantes (351 et 352) comprennent :
- un bimoteur Airspeed Oxford[10]
- deux North American T-6
- deux Spitfire XIV.
La base de Florennes
Le 161e Wing est rebaptisé 2e Wing en 1948[11]. Les 351e et 352e escadrilles deviennent respectivement les première (Chardon) et deuxième (Comète) escadrilles.
En septembre, le premier DH 82 Tiger Moth[12] se pose. En octobre, il y a 17 Spitfires en état de vol[13].
Malheureusement, l'année se termine avec la première perte en vie humaine du Wing : le Sergent Guy Dechief [14], décédé des suites des blessures subies lors du crash de son Spitfire.
En 1949, l'Aviation Militaire devient la Force Aérienne[15]. En 1950 est créée la 3e escadrille.
La base prend le nom de Jean Offenberg en 1956[16], as belge de la RAF mort en 1942.
En 2001, la 2e escadrille est dissoute. En 2009, la base est utilisée par le 2e Wing Tactique constitué des[17] :
- 1re escadrille sur F-16 (opérations offensives conventionnelles et reconnaissance aérienne);
- 350e escadrille sur F-16 (défense aérienne).
Ainsi qu'une unité opérationnelle :
- le 80 UAV.
La base de Florennes accueille également :
- le Musée Spitfire,
- le Florennes Avia Golf Club (FAGC), club de golf créé en 1995 possédant un parcours 9 trous par 36 pour une longueur de 2 557 mètres,
- le BDA, Aéro-Club de la Défense (Belgian Defence Aero-club),
- Une station d"émission/réception en bande radio-amateur du Royal BAFARA (Belgian Air Force Amateur Radio Association) dont l'indicatif est ON4BFS ,
Du au , la base abrite les 48 missiles BGM-109G Gryphon du 485th Tactical Missile Wing[18] de l'USAF.
Depuis , le Tactical Leadership Programme (en) (TLP), cours de haut niveau pour pilotes de chasse de l'OTAN, installé depuis dans une partie des infrastructures laissées libres par les Américains, a déménagé de la base aérienne de Florennes vers la base aérienne espagnole d'Albacete. On dénombre la perte d'une cinquantaine d'emplois.
Le premier des F-35A devant remplacer les F-16 belges est arrivé sur la base aérienne de Florennes le 13 octobre 2025 selon les prévisions d'[19].
Le , un F-16 provenant de la base et participant à un exercice s'écrase à proximité du village de Pluvigner[20].
Situation
Bibliographie
- André Dambly et Michel Colles, Naissance et développement de la base aérienne de Florennes, 1943-1955, Studio Real print, , 288 p. (ISBN 978-2-930-63403-6).
- André Dambly, Développement de la base aérienne de Florennes - Le F-84F Thunderstreak - 1955-1971. Namur (Belgique) : Les éditions namuroises, 2013. (ISBN 978-2-87551-041-9).
- Fabian Goossens, Scramble - 1. Florennes 42 (BD historique). Belgique : Éditions Studio Real Print, 2012. (ISBN 978-2-9306340-4-3).
- Fabian Goossens, Florennes... 60 ans déjà. (BD historique). Belgique : La Défense.
- (de) Peter Hinchliffe, Luftkrieg bei Nacht 1939–1945 (Air War at Night 1939–1945), Stuttgart, Deutschland : Motorbuch Verlag 1988. (ISBN 978-3-613-01861-7).
- Taïaut Magazine 1/14 (Magazine du 2e Wing).
- Roland Charlier, Florennes Raum Sieben 1942-1944 (Histoire du champ d’aviation allemand, secteur 7 de la chasse de nuit), 470 pages, 2014 (ISBN 978-2-80520-086-1)
Télévision
- La base de Florennes est le théâtre (avec Bauvechain) des épisodes 1 et 2 de la troisième série télévisée Les Chevaliers du Ciel.