Athies-sous-Laon

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Athies-sous-Laon
Athies-sous-Laon
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Laon
Maire
Mandat
Sandrine Delplanque
2026-2032
Code postal 02840
Code commune 02028
Démographie
Gentilé Athissiens
Population
municipale
2 578 hab. (2023 en évolution de −1 % par rapport à 2017)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 26″ nord, 3° 41′ 02″ est
Altitude Min. 64 m
Max. 87 m
Superficie 15,44 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Laon
(banlieue)
Aire d'attraction Laon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Laon-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Athies-sous-Laon
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Liens
Site web www.mairieathiesouslaon.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Athies-sous-Laon est une commune française située dans le département de l'Aisne en région culturelle et historique de Picardie, administrative Hauts-de-France.

Situation

Communes limitrophes

Communes limitrophes d’Athies-sous-Laon
Chambry
Laon Athies-sous-Laon Samoussy
Bruyères-et-Montbérault Eppes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau des Barentons, le canal du Marais[1], le canal 01 de la commune de Athié-sous-Laon[2], le canal 05 de la commune de Parfondru[3], le canal 06 de la commune de Parfondru[4] et le canal du Marais de Bruyères[5],[6],[Carte 1].

Le ruisseau des Barentons, d'une longueur de 25 km, prend sa source dans la commune de Festieux et se jette dans la Souche à Barenton-sur-Serre, après avoir traversé dix communes[7].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Athies-sous-Laon[Note 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau de la commune de Athie-sous-Laon (2,5 ha)[Carte 1],[8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 712 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aulnois-sous-Laon à km à vol d'oiseau[15], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 685,6 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Athies-sous-Laon est une commune rurale[Note 3],[19]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[20],[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Laon, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[22] et 28 328 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[23],[24].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 106 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[25],[26].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,9 %), zones urbanisées (10,4 %), forêts (8,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (6,1 %), prairies (2,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %)[27].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Atyes (1131) ; Athyes (1254) ; Athis-subtus-Laudunum (1281) ; Athiz (1294) ; Atis, Atiz (XIIIe siècle) ; Athiez (1340) ; Athis (1364) ; Atys (1404) ; Hatis (1560) ; village d'Athys (1564) ; Athy (1582)[28].

La création d'Athies est sans doute bien antérieure au Xe siècle. Ce nom semble provenir d'« attegium » qui, en bas latin, désigne un village constitué « d'attegiae », sorte de cabanes en bois et en roseau, matériaux abondamment présents dans cette région de marais de pied de plateau. Il semblerait qu'il s'agissait alors d'une réunion de cabanes de bûcherons, ou plus simplement de gîtes. En effet, le village occupait autrefois une clairière en plein cœur de la forêt de Samoussy.

Athies est à l'est de Laon.

Histoire

Par la suite, située sur la voie gallo-romaine reliant Reims à Arras, via Vermand, près de Saint-Quentin (saint patron de la paroisse), Athies fut probablement un simple relais de poste, entouré de quelques habitations modestes. Une villa gallo-romaine a été retrouvée lors des fouilles opérées sur le tracé de l'autoroute A26.

Le défrichement de la forêt libéra des terres qui furent annexées dès le XIVe siècle par les chanoines du chapitre de la cathédrale de Laon qui dominent tout le Laonnois. Ils en restèrent propriétaires jusqu'à la Révolution.

Sur d'anciennes cartes, Athies figure aussi sous l'orthographe Athy.

L'église Saint-Quentin, très ancienne (chapiteaux du chœur et fonts baptismaux romans, plan roman primitif) fut maintes fois remaniée et restaurée. La voûte du portail, très ouvragée, est un ajout du XIXe siècle.

Croisant la voie gallo-romaine (rue des Écoles), une autre chaussée fut construite (rue Georges-Brassens et route de Liesse) traversant les marais et se dirigeant vers Liesse, « pour la commodité des pèlerins ». Si la plaine qui entoure Athies était plutôt réservée au blé, on y faisait aussi du vin, comme l'indique le lieu-dit la Butte des Vignes, point culminant de la commune.

La Révolution, outre la rédaction d'un cahier de doléances, marqua la fin de la domination des chanoines dont les terres furent rachetées en plusieurs lots par des cultivateurs du village lors de la vente des biens nationaux.

Le , et dans la nuit du dix, pendant la campagne de France, le village fut entièrement brûlé par les Prussiens qui affrontèrent les soldats du général Marmont. Ces derniers les avaient d'abord chassés d'Athies, mais ils revinrent pendant la nuit suivante et mirent en fuite les troupes françaises qui battirent en retraite vers Festieux (5 km). Cet épisode, resté célèbre sous le nom de " Hurrah d'Athies " (cri des cavaliers prussiens), fut certainement à l'origine de la décision de Napoléon de se replier sur Paris[réf. nécessaire].

Le dix-neuvième siècle vit aussi la construction de deux lignes de chemin de fer : Laon-Reims (1855-1857) et Laon-Liart (1880), ainsi que de la gare.

Comme Laon, Athies fut occupée pendant les quatre années de la Première Guerre. Lors de leur retraite de 1918, les Allemands laissèrent une mine dans une grange de la « Maison bleue », ferme située route de Reims. Elle causa la mort de 48 soldats français de retour du front (oct. 1918). Un monument en perpétua le souvenir.

En 1936-1937, un champ d'aviation fut construit à proximité de la forêt de Samoussy (champ aujourd'hui désigné sous le nom de « pistes de Samoussy »). Utilisé par les Allemands, il le fut par les Américains en 1944-1945. Après une courte période d'inactivité, les Américains en firent un terrain de secours en 1951, dans le cadre des accords d'alliance de l'OTAN, l'aérodrome principal se trouvant à Couvron. Abandonné en 1966, il fut repris par l'armée française, qui se désengagea définitivement de ces pistes en 2011. Elles sont désormais accessibles à tous et sont souvent utilisées pour des rencontres de motos mais aussi d'aéromodélisme. Un projet de ferme solaire est à l'étude, après qu'ait été abandonnée d'idée d'en faire un circuit automobile.

Longtemps le village resta entièrement tourné vers l'agriculture. L'exode rural ne le toucha pas grâce à la proximité de Laon où les ouvriers agricoles des fermes, trouvaient du travail dans les usines et les administrations. Cependant, beaucoup continuèrent à tenir leur jardin et à cultiver cette fameuse asperge qui fut longtemps une des fiertés du village.

En 1984, la Sodeleg est créée, dont le siège social est fixé dans la commune. Cette société a pour fonction de transformer les oignons en produits déshydratés, utilisés dans l'industrie-agro-alimentaire ; une grande part de la production est exportée. Elle emploie une centaine de personnes.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune d'Athies-sous-Laon est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Laon, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Aulnois-sous-Laon. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[29].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Laon, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[30]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Laon-2 pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[30], et de la première circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[31].

Administration municipale

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1876 après 1879 M. Lécuyer[32]    
Les données manquantes sont à compléter.
ca. 1900   M. Marchand    
ca. 1931[33]   Eugène Leduc Rad. Conseiller général de Laon (1925 → 1936)
Conseiller d'arrondissement (1922 → 1928)
Adjoint au maire de Laon
mai 1935   Charles Souillier    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 mars 2001 Jacques Camus PCF Maire honoraire
mars 2001 mars 2008 Germain Devin DVG Retraité de l'Éducation nationale
mars 2008[34] 20 mars 2026 Yves Brun MRC Retraité de l'enseignement
Adjoint au maire (1989 → 2008)
Réélu pour le mandat 2020-2026[35],[36]
21 mars 2026 en cours Sandrine Delplanque[37] Sans étiquette  

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39].

En 2023, la commune comptait 2 578 habitants[Note 5], en évolution de −1 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5206406887279319409971 0301 049
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0439961 0651 0281 0361 0431 0921 1311 130
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0721 0461 0681 2451 2101 1841 2451 3281 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 2521 5991 8812 0752 1242 1322 1532 2302 462
2014 2019 2023 - - - - - -
2 6072 6062 578------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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