Base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué
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La base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué (ou BAN Lann-Bihoué) est une base d'aéronautique navale de la Marine nationale française[1], située sur les communes de Ploemeur, Gestel et Quéven, à 9 km à l'ouest de Lorient (Morbihan) et qui accueille également l'aéroport civil de Lorient - Bretagne Sud (code IATA : LRT • code OACI : LFRH), une Brigade de Surveillance Aéromaritime des Douanes (BSAM) et à proximité immédiate, l'hélistation de la Sécurité civile de Lorient (Dragon 56).
| Base Aéronavale de Lann-Bihoué | |||||||||||||
Breguet 1150 Atlantic de la 24F | |||||||||||||
| Localisation | |||||||||||||
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| Pays | |||||||||||||
| Ville | Ploemeur (Lorient) | ||||||||||||
| Coordonnées | 47° 45′ 39″ nord, 3° 26′ 23″ ouest | ||||||||||||
| Altitude | 49 m (160 ft) | ||||||||||||
| Informations aéronautiques | |||||||||||||
| Code IATA | LRT | ||||||||||||
| Code OACI | LFRH | ||||||||||||
| Nom cartographique | L. LANN BIHOUE | ||||||||||||
| Type d'aéroport | mixte (militaire et civil) | ||||||||||||
| Gestionnaire | Marine nationale | ||||||||||||
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| Géolocalisation sur la carte : arrondissement de Lorient
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Géolocalisation sur la carte : France
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Elle est la deuxième plus grande base aérienne militaire de France et la plus grande base aéronavale d'Europe[2],[3].
Elle accueille cinq Flottilles de l'aviation navale : la Flottille 4F, la Flottille 21F, la Flottille 23F, la Flottille 24F et la Flottille 28F[4].
Elle accueille également à des fins d'entrainement et de préparation à l'embarquement des avions de combat (Dassault Rafale) qui opèrent sur la BAN de Landivisiau et le porte avions nucléaire Charles de Gaulle.
Historique
Prémices
L'histoire de l'aviation maritime lorientaise commence en 1912, avec la création du premier comité d'aviation qui organise des manifestations en faveur de l'aviation maritime.

À la suite du succès de ces manifestations, le Ministre de la Marine promet de donner le nom de "Ville de Lorient" à l'un des 12 hydroplanes qui seront commandés en avril 1914.
Au cours du premier conflit mondial, pour surveiller le trafic maritime, les mouvements de sous-marins et la présence de mines, les côtes françaises sont divisées en secteurs de défense et le centre aéro-maritime de Lorient (CAML), mettant en œuvre des hydravions et des ballons captifs est créé en avril 1917, sur la rive gauche du Scorff, au lieu-dit de la "Pointe du Malheur".
En juin 1917, le CAML fait partie des « patrouilles aériennes de la Loire » et assure la surveillance du secteur allant de la pointe de Penmarc'h à l'embouchure de la Loire. Il est dissous en décembre 1920 et son personnel est affecté au CAM Brest.
Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale
De 1920 à 1925, l'activité aéronautique reprend à Lorient en été, lors des exercices généraux mettant en œuvre les escadres de la Méditerranée, du Nord, les hydravions d'Hourtin, de Brest et de Cherbourg.
À compter du , Lorient devient « une simple base d'exercice », assurant l'entraînement des pilotes.
En 1933, la chambre de commerce cherche à implanter un terrain d'aviation dans le Morbihan.
Les débuts de l'aviation à terre à Lann Bihoué remontent à 1938. À l'époque, un aéro-club utilise une petite plate-forme à la croisée des deux pistes actuelles. Le nom de la base provient du hameau de Bihoué qui se situait à cet endroit. Bihoué, ou Bezehoi, vient du breton Bezvhoed signifiant la « Boulaie ».
Ne pouvant assumer les dépenses de l'aérodrome, la chambre de commerce vend en 1939 42 hectares à la Marine pour l'aéronautique navale. Le projet de base aéronavale est interrompu par l'armistice de 1940.
Dès leur arrivée en 1940, les Allemands s'intéressent au site et entreprennent de relancer le projet en l'élargissant considérablement à 1 200 hectares sur les communes de Guidel, Ploemeur et Quéven. À partir de mars 1941, ils débutent la construction d'une importante base comprenant deux pistes de 2 000 mètres, des parkings très dispersés, de nombreux abris et hangars dont certains existent toujours.
À fin 1941, la base, qui s'appelle alors Kerlin-Bastard, accueille des Messerschmitt Bf 109, Heinkel He 111, Focke-Wulf Fw 200, Junkers Ju 88, Bücker Bü 131 et Fieseler Fi 156. Ses missions étaient la protection des sous-marins de la Kriegsmarine entrant et sortant de la base sous-marine de Lorient, le flux logistique avec l'Allemagne, les relèves d'équipages des U-Boote et l'attaque des convois alliés au large de l'Irlande.
En juin 1942 la base compte une centaine d'avions. À la suite du débarquement allié, l'activité aérienne décline. Les troupes allemandes sur place freinent l'avancée des troupes alliées vers Lorient et compromettent la libération du secteur en créant une poche de défense pendant 9 mois jusqu'à la fin des hostilités[5].
Le , les 16 000 soldats allemands toujours sur place se rendent.
Après la Seconde Guerre mondiale
L'Armée de l'air française prend possession du terrain et entreprend sa remise en état.
À partir de 1951, l’escadrille 1S et la flottille 10F de patrouille maritime y stationnent, avec des Avro Lancaster. En août 1953, la flottille 25F s’installa également sur le site du «Poullo».
À partir du , la flottille 24F quitte l'Indochine pour rejoindre la BAN de Lann-Bihoué, où elle effectue des missions de surveillance du littoral Atlantique.
L’escadrille 56 S rapatriée d’Agadir en 1960 s’installe d’abord à Lorient avant de rejoindre Nîmes en 1964[6].


À partir de 1964, la base de Lann-Bihoué acquiert le statut de base principale de l’aviation de patrouille anti-sous-marine et anti-surface de la façade atlantique, fonction assurée par la BAN Nîmes-Garons pour la façade méditerranéenne.
De 1964 à 1968, les flottilles 12F et 14F opèrent sur F-8E(FN) Crusader depuis la base.
Après 1970, une escadrille, la 2S, et quatre flottilles sont stationnées à Lann-Bihoué : la 4F, sur Breguet Alizé, les 23F et 24F, sur Breguet Atlantic, et la 25F sur Lockheed Neptune.
La fermeture de la BAN Nîmes-Garons en 2011 conduit au format actuel de Lann-Bihoué : une importante plate-forme d’où évoluent cinq flottilles, dont l’une est attachée au Groupe Aérien Embarqué, la 4F et ses Grumman E-2C Hawkeye.
La 24F, équipée de Falcon 50M, se consacre aux missions de surveillance et de secours maritime. Deux flottilles sont centrées sur la patrouille maritime, les 21F et 23F en Atlantique 2 ou ATL2[7].
En 2014 sur 35 000 mouvements par an, 33 % sont effectués par les aéronefs militaires, 38 % d’aéroclubs, 15 % sont des transporteurs civils et 10 % par d’autres opérateurs (Douanes, Sécurité civile).
En 2023, la BAN de Lann-Bihoué est l’une des plus grandes bases aériennes de France[8],[9] et une des plus grandes d’Europe[10] en superficie. Elle emploie 2 000 personnes, dont 350 civils, et utilise 30 aéronefs. Elle s’étend sur 800 hectares répartis entre les communes de Ploemeur, Quéven et Guidel pour une circonférence de 21 km. Sa piste principale 07/25 de catégorie C, longue de 2 400 m, est partagée avec l'aéroport civil de Lorient-Bretagne-Sud, ouverte au trafic national et international commercial. Il s'y trouve également une piste secondaire 02/20 de 1 670 m[11],[7].
En 2025, les avions de la base de Lann-Bihoué ont cumulé 12 000 heures de vols, 900 jours de déploiements pour les Atlantiques 2 et les Falcon 50, ainsi qu’un déploiement de 140 jours en mer sur le Charles-de-Gaulle pour les Hawkeye[12].
Les unités présentes actuellement sur la BAN



Flottille 4F (- et depuis )[13]
Flottille de guet aérien embarqué, équipée en 1960 du Breguet Br.1050 Alizé ( - ) , elle se dote d' E2-C Hawkeye en 2000. Missions : à partir d’un porte-avions, assurer la sûreté d’une force navale contre les menaces aériennes et de surface grâce aux capacités du Hawkeye dans la détection, l’identification lointaine, le contrôle et le guidage des avions d’interception. Courant 2027, la 4F sera donné du nouvelle E-2D Advanced Hawkeye[14].
Flottille 21F (- et à partir de l'été 2011)[15] et 23F (depuis )[16]
Flottille de patrouille maritime, équipées d'Atlantique 2. Missions : renseignement en mer et établissement de la situation tactique au profit d'une force navale, lutte anti-sous-marine et anti-surface, missions de service public.
Egalement équipée des avions suivants:
- Lockheed P2V-6 Neptune (-)
- Breguet Br-1150 Atlantic (-)
- Dassault Atlantique ATL2 (depuis et modernisé et livrés sur la période de la Loi de programmation militaire 2019-2025[17], 18ème et dernier livré en 2026[18])
- Airbus A321 MPA prévu entre 2030 et 2040 dans le programme de renouvellement PATMAR.
Flottille 24F (-, - et depuis )[19]
Flottille de surveillance maritime, équipée de Falcon 50M. Missions : surveillance maritime, lutte contre le narco-trafic, recherche et sauvetage en mer[20]. Equipée des avions suivants:
- Avro Lancaster (-)
- Lockheed P2V-7 Neptune (-)
- Breguet Br-1150 Atlantic (-). Il est parfois appelé Atlantic 1, parfois ATL1, vu que c'est le prédécesseur de l'ATL2.
- Dassault Atlantique ATL2 (-)
- Aérospatiale N262E Frégate (-)
- Embraer EMB-121 Xingu (-2010)
- Dassault Falcon 50M (depuis ). 4 à l'origine. Le 8e et dernier Falcon 50B (gouvernementaux) modifié en Falcon 50M pour la mission de surveillance Maritime (SURMAR) a été réceptionné le [21].
- Dassault Falcon 2000LXS Albatros qui devraient être réceptionnés courant 2026. Le premier vol a été effectué le à Mérignac sous l'immatriculation temporaire F-WATM.
Flottille 28F (à partir de l'été 2010)[22]
Flottille de soutien aux forces, équipée d'Embraer EMB 121 Xingu. Missions : mise en condition opérationnelle des flottilles de l’aviation embarquée et de la patrouille maritime, soutien logistique des états-majors et des unités.
Les unités anciennement présentes sur la BAN

- Flottille 9F sur Breguet Br.1050 Alizé (- dissolution)
- Flottille 12F sur Vought F-8(FN) Crusader (-)
- Flottille 14F sur Vought F-8(FN) Crusader (-)
- Flottille 25F sur Avro Lancaster (-) puis Lockheed P2V-7S Neptune (-)
- Escadrille 2S sur Aérospatiale N262E Frégate et Embraer EMB-121 Xingu (-)
- Escadrille 12S : soutien au Centre d'Essais des Landes (CEL) de Biscarosse avec des Lockheed P2H Neptune (-)
- Escadrille 52S : entraînement des jeunes pilotes de bimoteurs de la Marine sur Embraer EMB-121 Xingu (-).
Les flottilles basées à la BAN sont plus particulièrement chargées de la patrouille maritime et du sauvetage en mer au moyen d'Atlantique 2 et de Falcon 50M ainsi que des bimoteurs de guet aérien embarqués E-2 Hawkeye lorsqu'ils ne se trouvent pas sur le porte-avions Charles de Gaulle.
S'y trouve également des bimoteurs Embraer EMB-121 Xingu.
La Flottille 24F, par exemple, a évidemment exploité plusieurs types d'avions au cours de son histoire.

En 2010 et 2011, à la suite de la fermeture programmée de la BAN Nîmes-Garons, les flottilles 21F et 28F gagnent la BAN Lann-Bihoué, tout comme un certain nombre d'autres entités basées à Nîmes (CENTEX PATSIMAR, École du Personnel Volant)[23].
La BAN Lann-Bihoué comprend une compagnie de fusiliers marins, chargés de la protection et de la surveillance du site[24].
Les chiffres de la BAN de Lann-Bihoué[25]
- 2 000 personnes y travaillent dont 350 personnels civils,
- 14 000 heures de vols par an,
- 800 hectares sur 22 km de périmètre,
- 250 000 m² de bâtiments,
- 30 avions basés[26],
- 2 pistes croisées et enrobées de 2 403 mètres et 1 670 mètres (construites en 1941, refaites en 1989 puis rénovées en 2014 et 2020)[27].
Blasons des Flottilles présentes
La Brigade de surveillance aéromaritime des douanes de Lann-Bihoué

La surveillance aéromaritime douanière se structure à partir du début des années 1960. Après la mise à disposition par la Marine nationale d’un hélicoptère Alouette II, la Douane aéromaritime s’équipe progressivement de façon autonome : les quatre avions bimoteurs Dornier Do 28 sont remplacés par des Cessna 404 Titan alors que l’hélicoptère Alouette est remplacé par des Ecureuil mono-moteur puis bi-turbine[28].
La BSAM (Brigade de surveillance aéromaritime) de Lann-Bihoué est née en 1970, équipée de Dornier Do-28 (le 1er immatriculé F-ZBBL), en 1975, un Rockwell Aerocommander AC 685 (F-ZBBU) vient compléter le potentiel et l’effectif douanier spécialisé porté à 12 agents. En mars 1977, le premier Cessna F404 Titan arrive (F-ZBBZ) puis l'Alouette est remplaçée par l'AS 350B Ecureuil (F-ZBDS) venant de la BSA de Saint Mandrier (Toulon)[29].
A compter de 1980, de nouveaux Cessna F404 Titan renforcent et modernisent le dispositif (n°448 F-ZBDU suivi du n°640 F-ZBDW) qui compte désormais 19 agents. L'Aerocommander 685 F-ZBBU est réformé.
En 1988, les Cessna F406 de surveillance maritime "Surmar" sont mis en service et à la fin des années 1990, un avion spécialisé de détection des pollutions maritimes “Polmar III” (Cessna F406 doté de capacités d’identification nocturne)[30]. Dès les années 2010, La BSAM passe à des avions pressurisés de type Beeachcraft King-Air 350ER.
La base douanière héberge également la cellule d’instruction d'avions de la douane (CIAD).
En 2017, elle dispose de 2 avions SURMAR et 1 avion POLMAR[31]. Le dernier F406 a été retiré le 30 novembre 2018[32].
Au 1er septembre 2022, les Garde-Côtes disposent d'un seul appareil Beechcraft 350ER King Air[33].
Le 18 octobre 2022, en condition de visibilité réduite à Lorient, le contrôle aérien de la BAN autorise simultanément l’inspection de piste par le véhicule « Starter » et le décollage d’un Super King Air immatriculé F-ZBGM de la BSAM de Lann-Bihoué en 07/25. Percevant trop tardivement le défaut de coordination, les contrôleurs ne peuvent empêcher le véhicule « Starter » d’engager la piste en service devant l’avion, alors que celui-ci a atteint les 100 kt. L’équipage du Super King Air aperçoit suffisamment tôt le véhicule pour réussir un freinage d’urgence. Les membres d’équipage sont indemnes et l’appareil est intact[34].
La Brigade de surveillance aéromaritime des Douanes de Lann-Bihoué est une unité de la Direction nationale garde côtes des douanes de la Direction générale des douanes et des droits indirects.
Base Hélicoptère de la Sécurité civile « Dragon 56 »

C’est le 19 Juin 1957 que la Protection Civile crée le groupement d’hélicoptères qui sera sous la responsabilité du Ministère de l’Intérieur, installé sur l'héliport d'Issy Les Moulineaux.
Le 25 novembre 1957, le groupement d’hélicoptères de la Protection Civile crée la base de Lorient pour le secours en mer sur le site de la Base Aéronavale de Lann-Bihoué. C’est la première base, avec celle de Grenoble crée en juillet par la « Protection Civile ». Elle dispose alors d'un hélicoptère Bell 47 G2[35] avec une civière extérieure[36], nom de bapteme « Lieutenant-Colonel Curie ». Le centre est dirigé par le lieutenant des Sapeurs Pompiers de Paris Valler qui est également pilote avec le Gardien de la Paix CRS Robert, épaulés de deux mécaniciens, le Sergent des Pompiers de Paris Macé et le Gardien de la Paix CRS Le Berger[37]. L'hélicoptère intervient aussi bien sur le Morbihan que sur le Finistère (Ouessant, île de Sein...)[37].
Les locaux de la Protection civile se trouve alors au sein de la flottille 24F au lieu dit Kerambars sur la commune de Guidel[37].
Etrangement, l’hélicoptère Dragon 56 assure aussi une mission postale en hiver avec l'Ile de Sein, suite à une convention avec la Poste pour acheminer le courrier le mercredi, jour de relâche du bateau en basse saison[36].
En 1959, la base de Lorient ouvre un détachement à Quimper (Finistère). Ce détachement est armé jusqu'en 1962, par un BELL 47 G2, la base de Quimper (Dragon 29) ouvrant de façon autonome en 1963[38].
Le 24 janvier 1960, deux membres de la protection civile de la base hélicoptère de Lorient, Jacques Dumas (Pilote) et le Sous-Brigadier de police Raoul Le Berger (mécanicien), détachés de la Sûreté nationale pour être mis à disposition de la Protection civile, procèdent au sauvetage de quatre marins, dont le chalutier « La Souriante » avait fait naufrage face à la barre d’Etel couché sur un banc de sable, à bord du Bell 47 G2 (N°157 F-BILH). Le mat du bateau vient toucher le rotor de l'hélicoptère. Les deux membres disparaissent à jamais dans les violents rouleaux, morts en service commandé, le 1er accident mortel d’un équipage Protection civile en mission[39],[40].
En 1962, l’Alouette II SE 3130 remplace le BELL 47 G2[39].
En 1967, la base de Lorient dispose d'une Alouette II immatriculée F-ZBAB. Elle a effectué 314 missions cette années là dont 220 pour le transport d'urgence de malades ou blessés, en majorité des îliens (Groix, Belle-Ile, Houat ou Hoëdic principalement ainsi que la presqu'île de Quiberon) [41],[42].
En 1969, l'Alouette de Lorient effectue 370 opérations classant une nouvelle fois, Lorient au premier rang des sections héliportées de la Protection Civile[43].
Le 16 février 1970, l'hélicoptère Alouette II immatriculée F-ZBAB de la Base de Lann-Bihoué effectue un poser dur près de Mesnil-Garnier (50) suite à une panne de turbine faisant deux blessés, le pilote le capitaine de Police Jean Le Gac et le brigadier-chef Roger Bory, le mécanicien[44].
En 1976, l’hélicoptère Alouette III F-ZBBO arme la base de la Sécurité civile de Lann-Bihoué[45].
En 1977, la base est reconstruite à Queven[46] sur un terrain concédé par la Marine nationale à l’extérieur de l’enceinte de la Base Aéronavale[47] (en bout de piste 02/20).
Le vendredi 28 janvier 1977, l’hélicoptère de la base de Lorient appelé pour effectuer une évacuation sanitaire à Belle-Île-en- Mer, s’abîme en mer. Le pilote est sauvé mais le corps de l’adjudant-chef ÉLUARD de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, mécanicien naviguant, n’a jamais été retrouvé[48],[49].
Au milieu des années 1980, la base dispose de deux appareils: une Alouette III SA 316 et un Dauphin SA 365 qui ont effectué 590 missions en 1984, totalisant 629 heures de vol, et 577 missions en 1985 totalisant 530 heures de vol[50].
Le Dauphin F-ZBEV N°5043 de Lorient est parti au Havre en novembre 2003.
En 2005, l’État a donné les crédits nécessaires pour médicaliser l’hélicoptère. Dragon 56 est médicalisé sur la base des 2 mois l’été (juillet & août) prioritairement par une équipe SMUR de Vannes (pour maintenir la couverture SMUR départementale) ou par une équipe de pompiers (SDIS 56) du Service de Santé et de Secours Médical (SSSM 56) selon un planning préétabli, et certains week-ends en avant saison (mai-juin) et en arrière-saison (septembre) par une équipe du SSM 56[51].
Après les hélicoptères « Alouette », « Dauphin » ou « Écureuil », le centre est "armée", d'un Eurocopter EC145 géré par 4 pilotes et 4 mécaniciens opérateurs de bord[52].
La base de Lorient est donc la plus vieille hélistation Sécurité civile maritime de France[53],[54].
Dragon 56 est disponible 24/24h, 7j/7, susceptible d'intervenir partout en France, en premier jet sur le département du Morbihan, puis dans la zone de Défense Ouest[55] avec pour mission principale, le secours et sauvetage à personne en milieu périlleux[42].
En 2025, Dragon 56 a secouru 393 personnes (265 personnes en 2024)[56].
Actuellement, la base de Lorient est armé avec l'Airbus Hélicopters H145 (EC145) immatriculé F-ZBPL.
