Base sous-marine de Saint-Nazaire

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Type d’ouvrageBase sous-marine
Construction1941
Base sous-marine de Saint-Nazaire
Image illustrative de l’article Base sous-marine de Saint-Nazaire
La base sous-marine de Saint-Nazaire en 2005

Lieu Saint-Nazaire
Type d’ouvrage Base sous-marine
Construction 1941
Architecte Organisation Todt
Matériaux utilisés Béton armé, béton et granit
Hauteur 18 mètres
Utilisation Base sous-marine, stockage et réparation
Utilisation actuelle Musée, salle d'exposition et de concert, bar, restaurant et belvédère
Appartient à Municipalité de Saint-Nazaire
Contrôlé par Allemagne nazie
Guerres et batailles Seconde Guerre mondiale
Coordonnées 47° 16′ 33″ nord, 2° 12′ 09″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Saint-Nazaire
(Voir situation sur carte : Saint-Nazaire)
Base sous-marine de Saint-Nazaire
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Base sous-marine de Saint-Nazaire

La base pour sous-marins de Saint-Nazaire est l'une des cinq bases d'U-Boote construites le long de la façade Atlantique française au cours de la Seconde Guerre mondiale par l'Allemagne nazie qui occupait la France. Elle sert de port d'attache à la 6. et 7. Unterseebootsflottille.

Construction

Avant le début de la Seconde Guerre mondiale, le port de Saint-Nazaire est l'un des plus vastes de la côte Atlantique française.

Erwin Rommel inspecte la base, le 18 février 1944.

L'armée allemande arrive à Saint-Nazaire en juin 1940. L'U-46 de la 7. Unterseebootsflottille est le premier sous-marin allemand à rejoindre Saint-Nazaire, le [1].

Une mission de l'organisation Todt (Oberbauleitung Süd) inspecte le port dès , afin de déterminer les possibilités de construction d'une base sous-marine destinée à protéger les sous-marins allemands des bombardements aériens anglais. Les travaux sont confiés à l'ingénieur Probst[1].

La base est construite à la place du bassin de retournement de la Compagnie générale transatlantique. Des pierres extraites de la carrière de La Roche Ballue à Bouguenais sont transportées par voie fluviale à Saint-Nazaire comme matériau de construction. Avec l'agrandissement de l'abri, tant vers le nord qu'au sud, les quais et bâtiments de la compagnie sont détruits.

Les travaux s'effectuent en plusieurs étapes. Ils débutent en février 1941, avec les alvéoles 6, 7 et 8. Ils sont achevés en . De à janvier 1942, les alvéoles 9 à 14 sont construits, puis, entre février à ce sont les alvéoles 1 à 5. Enfin, de juin à décembre 1943, la construction d'une tour annexe achève les travaux de construction. Ces travaux requièrent la présence de 1 502 travailleurs et 3 166 requis[1].

Entre fin 1943 et début 1944, une écluse protégée est construite dans l'alignement de la base afin de permettre l'accès au bassin ou à l'estuaire de la Loire. Elle mesure 155 m de long, 25 m de large, 14 m de haut et est équipée, sur son toit, de dispositifs de quatre cuves pour canons Flak (défense anti-aérienne[2]). Une cloche blindée à l'extrémité est protège l'accès côté mer et croise ses feux avec un ouvrage comparable sur l'autre rive de l'estuaire.

Caractéristiques

Un des alvéoles de la base.
L'équipage d'un sous-marin allemand dans la base de Saint-Nazaire, le 15 juin 1942.

Les dimensions de la base sont de 300 m de longueur, 130 m de large et 18 m de haut pour une surface d'environ 39 000 m2 et un volume de béton coulé estimé à 460 000 m3.

L'épaisseur du toit est d'environ m au maximum, constitué d'un mille-feuilles de dalles et de protections. Il se compose de quatre couches distinctes : la première, constituée de béton armé mesure 3,50 m d'épaisseur en moyenne, la seconde, en béton et granit, fait 35 cm d'épaisseur, la troisième, à nouveau en béton armé, de 1,70 m d'épaisseur et la quatrième, nommée Fangrost, constituée par la superposition de poutres croisées de 1,80 et 1,40 m de hauteur. Le toit est équipé de cuves bétonnées pour canons de 20 mm et quadruples de 20 mm, d'une cloche blindée d'observation, d'un abri individuel (tobrouk) pour mitrailleuse et d'un bunker pour mortier automatique M19[3]. C'est le seul exemple de construction d'un ouvrage de défense terrestre du type R 633, sur la dalle de toit d'une base pour sous-marins.

Il y a 14 alvéoles, numérotés de 1 à 14 du nord au sud : les alvéoles 1 à 8 constituent chacun un bassin de radoub de 92 m de long par 11 m de large, pour un sous-marin ; les alvéoles 9 à 14 sont des bassins à flot, de 62 m de long par 17 m de large, pour deux sous-marins.

Deux inter-box permettent l'accès aux étages supérieurs de la base. Ils sont situés entre les alvéoles 5/6 et 12/13. Ils correspondent aux extrémités du plan original de l'abri.

Par ailleurs, la base est équipée de 62 ateliers techniques, 97 magasins de stockage, 150 bureaux, 92 chambres pour les équipages, 20 stations de pompage, quatre cuisines, deux boulangeries, deux centrales électriques, un réfectoire et un bloc opératoire[4].

Utilisation

Notes et références

Voir aussi

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