Basicryptus
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Basicryptus est un genre d'insectes hémiptères du sous-ordre des Hétéroptères (les punaises), de la famille des Pentatomidae (sous-famille des Phyllocephalinae, tribu des Phyllocephalini). Il comprend une trentaine d'espèces surtout africaines, mais également australiennes. La plupart sont peu connues.
Description
Le genre a été décrit comme ayant une tête au bord antérieur mince, légèrement recourbé mais non renflé, un rostre dont le premier segment est entièrement enserré dans les buccules, le deuxième étant le plus court, et les troisième et quatrième de longueur égale, le troisième atteignant les hanches antérieures et le quatrième le milieu du thorax, finement caréné. La membrane mesure à peine la moitié de la corie[2].
Répartition et habitat

Les espèces de ce genre sont surtout de répartition africaine, se rencontrant du Sénégal à l'Afrique du Sud. Le genre est également mentionné d'Australie, avec deux espèces, B. interruptus (Westwood, 1837) et B. rugicollis (Westwood, 1837)[3],[4]. Seul Basicryptus costalis (et, dans une moindre mesure, les deux espèces australiennes) semble faire l'objet d'observations régulières, les autres espèces sont très rarement mentionnées.
Biologie
La biologie de ces espèces est peu connue. Elles sont phytophages (elles sucent les sucs de plantes avec leur rostre), et semblent, comme tous les Phyllocephalinae, inféodées aux Poaceae (graminées). Elles ne semblent pas poser de problèmes dans les cultures. Basicryptus costalis a été rencontrée en petit nombre lors de campagne de recherches dans des vergers de noix de macadamia (Proteaceae), sans pouvoir lui attribuer de dommages[5],[6]. Cette espèce est également mentionnée sur Gossypium (le coton, Malvaceae), alors que Basicryptus distinctus a été trouvé sur Setaria (millet, Poaceae)[7].
Systématique

Publication originale et espèce type
Ce genre a été décrit par l'entomologiste allemand Gottlieb August Wilhelm Herrich-Schäffer en 1844, dans le septième volume de ses Wanzenartigen Insecten illustrés, pour retirer l'espèce africaine Edessa costalis Germar 1838 du genre Edessa, un genre exclusivement américain, et la placer dans un genre propre[2]. Cette espèce, Basicryptus costalis (Germar 1838), est donc l'espèce type du genre.
À noter qu'il ne faut pas confondre le nom d'Edessa costalis Germar, avec son homonyme, Edessa costalis Stål, 1872, qui est aujourd'hui un synonyme d'Edessa antilope, l'espèce-type du genre Edessa.
Étymologie
Herrich-Schäffer a construit le nom sur les éléments grecs basi-, « base »[8], et -crypto, « couvert, caché »[9], pour mettre en relief le caractère particulier du rostre (l'organe piqueur-suceur) de cet insecte, dont le premier article est entièrement caché par les buccules : « Das erste Glied des Schnabels ist ganz zwischen seinen ovalen Seitenwänden versteckt » (traduction : « le premier segment du bec est entièrement caché entre ses joues latérales ovales »)[2].
Il s'agit d'un nom masculin. Ainsi, les noms d'espèces au féminin, tels que *Basicryptus antennata, qu'on trouve notamment sur BioLib, doivent être corrigés en -us.
Espèces transférées
Plusieurs espèces initialement décrites dans ce genre ont été transférées dans d'autres genres : ainsi, les deux espèces décrites par William Distant sous les noms de Basicryptus negus (présente dans le Paléarctique de l'Égypte au Pakistan) et Basicryptus diversus (d'Australie), sont maintenant respectivement dans les genres Phyllocephala[10] et Roebournea[11], et celle décrite par Ernst Evald Bergroth sous le nom de Basicryptus frenchi (d'Australie également) dans le genre Borrichias[11]. A l'inverse, des espèces d'abord décrites dans d'autres genres ont été transférées dans Basicryptus : ainsi, deux espèces décrites par John O. Westwood l'ont d'abord été dans le genre Pentatoma (aujourd'hui Basicryptus interruptus et Basicryptus rugicollis[12]), et une autre dans le genre Phyllocephala[13] (aujourd'hui B. irroratus), de même qu'une espèce décrite par William S. Dallas[14], aujourd'hui B. gibbosus (Dallas, 1851).
Parmi les principaux descripteurs des espèces du genre, on compte John O. Westwood (3 espèces en 1837), William L. Distant (4 espèces, entre 1890 et 1898[15]), Henri Schouteden (4 espèces, de 1904 à 1916[16],[17]), René Jeannel (4 espèces en 1913) et Rauno Linnavuori (2 espèces en 1982).
Liste des espèces
Selon BioLib (24 février 2026)[1], corrigé sur la base de Rider[18] :
- Basicryptus albidicosta (Walker, 1868)
- Basicryptus angulatus Schouteden, 1909
- Basicryptus antennatus Distant, 1892
- Basicryptus bohndorffi Distant, 1890
- Basicryptus brunneus Jensen-Haarup, 1931
- Basicryptus costalis (Germar, 1838)
- Basicryptus distinctus (Signoret, 1851)
- Basicryptus eburneus Jeannel, 1913
- Basicryptus elongatus Distant, 1892
- Basicryptus gibbosus (Dallas, 1851)
- Basicryptus hutereaui Schouteden, 1916
- Basicryptus interruptus (Westwood, 1837)
- Basicryptus irroratus (Westwood, 1837)
- Basicryptus maindroni Jeannel, 1913
- Basicryptus marginatus Amyot & Serville, 1843
- Basicryptus masaicus Jeannel, 1913
- Basicryptus nigrocinctus Jeannel, 1913
- Basicryptus nigromaculatus Schouteden, 1904
- Basicryptus pictus Schouteden, 1916
- Basicryptus plicata (Reiche & Fairmaire, 1847)
- Basicryptus projectus Distant, 1898
- Basicryptus rugicollis (Westwood, 1837)
- Basicryptus rugosus (Fabricius, 1803)
- Basicryptus striatus (Linnavuori, 1982)
- Basicryptus strigosus (Burmeister, 1835)
- Basicryptus subtruncatus (Walker, 1868)
- Basicryptus upembanus (Linnavuori, 1982)
Liens externes
- (en) Animal Diversity Web : Basicryptus (consulté le )
- (en) BioLib : Basicryptus Herrich-Schäffer, 1844 (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Basicryptus Herrich-Schäffer, 1844 (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Basicryptus Herrich-Schäffer, 1844 (consulté le )
- (en) IRMNG : Basicryptus (consulté le )
- (en) NCBI : Basicryptus (taxons inclus) (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Basicryptus Herrich-Schäffer, 1844 (consulté le )