Basigine

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SymboleBSG
SynonymesCD147
Basigine
Image illustrative de l’article Basigine
Structure cristalline d'une portion extracellulaire de HAb18G/Basigine (PDB 3B5H[1])
Caractéristiques générales
Symbole BSG
Synonymes CD147
Homo sapiens
Locus 19p13.3
Masse moléculaire 42 200 Da[2]
Nombre de résidus 385 acides aminés[2]
Entrez 682
HUGO 1116
OMIM 109480
UniProt P35613
RefSeq (ARNm) NM_001322243.1, NM_001728.3, NM_198589.2, NM_198590.2, NM_198591.2, XM_017027173.1
RefSeq (protéine) NP_001309172.1, NP_001719.2, NP_940991.1, NP_940992.1, NP_940993.1, XP_016882662.1
Ensembl ENSG00000172270
PDB 3B5H, 3I84, 3I85, 3QQN, 3QR2, 4U0Q, 5X0T, 5XF0

GENATLASGeneTestsGoPubmedHCOPH-InvDBTreefamVega

Liens accessibles depuis GeneCards et HUGO.

La basigine (BSG) ou « inducteur de métalloprotéinase à matrice extracellulaire » (EMMPRIN) ou « groupe de différenciation 147 » (CD147) ou encore 5F7, M6, OK, TCSF, basigin (Ok blood group), EMPRIN, SLC7A11 est une Protéine transmembranaire qui, dans l’espèce humaine, est codée par le gène BSG[3],[4].

Elle est exprimée par de nombreux types de cellules, notamment les cellules épithéliales, les cellules endothéliales et les leucocytes.

Elle semble exprimée dans tous les organes mais elle l’est surtout par le cœur (RPKM 230.6), le côlon (RPKM 194.1), devant le testicule, le rein et le placenta[5].

La basigine humaine est une protéine qui contient, sous sa forme fonctionnelle, 269 résidus d'acides aminés formant deux domaines de type immunoglobuline de type C2 fortement glycosylés au niveau de la partie extracellulaire N-terminale.
Une deuxième forme de basigine a également été caractérisée qui contient un domaine supplémentaire de type immunoglobuline dans sa partie extracellulaire[4].

Cette protéine est notamment un déterminant du système de groupe sanguin Ok.
Mais la basigine s’est aussi avérée être, en surface des globules rouges, un récepteur essentiel pour le parasite du paludisme humain : Plasmodium falciparum[6].

Classification

La basigine est classée dans la superfamille des immunoglobulines, avec une structure liée à la forme primordiale putative de la famille.

Plusieurs variantes de transcription codant différentes isoformes ont été trouvées pour son gène[5].

Fonctions

Sachant que les membres connus de la superfamille des immunoglobulines jouent tous un rôle fondamental dans la reconnaissance intercellulaire, et qu’ils sont impliqués dans divers phénomènes immunologiques, de différenciation et du développement, on pense que la basigine joue également un rôle dans la reconnaissance intercellulaire[5],[7].

Cette protéine semble avoir une grande variété de fonctions.
Outre sa capacité à induire des métalloprotéinases, on sait que la basigine régule aussi :

Elle est impliquée dans certaines pathologies (progression des tumeurs[5], paludisme[5], certaines viroses, dont par des coronavirus, parmi lesquels le SARS-CoV-2).

Interactions

Ce récepteur membranaire, intégral de type I, possède de nombreux ligands, dont les protéines de cyclophiline (CyP) Cyp-A et CyP-B et certaines intégrines[8],[9],[10].
Il est démontré que la basigine interagit avec l’ubiquitine C [11].

Dans le modèle murin, on a constaté que dans la rétine de souris, la basigine forme un complexe avec des transporteurs de monocarboxylate ; elle semble nécessaire pour le placement correct des MCT dans la membrane. Chez la souris dépourvue de basigine, l'échec des MCT à s'intégrer à la membrane peut être directement lié à un échec du transfert des nutriments dans l'épithélium pigmenté rétinien (les lactates transportés par les MCT 1, 3 et 4 sont des nutriments essentiels pour le développement de l'EPR), entraînant une perte de vue chez l'animal dépourvu de basigine[12].

La basigine forme un complexe suppresseur de transition épithéliale-mésenchymateuse moléculaire [réf. nécessaire] qui, s'il est interrompu, entraîne l'induction d'un comportement invasif des cellules épithéliales de la prostate associé à mauvaise survie au cancer de la prostate[13].

Rôle dans le paludisme

En 2011, il a été démontré que la basigine est un récepteur essentiel à l'invasion des globules rouges par la plupart des souches de Plasmodium falciparum, l'espèce la plus virulente des parasites plasmodium qui causent le paludisme chez l'Homme. Le parasite du paludisme dispose d'une protéine de surface dite PfRh5 qui lui permet de se fixer sur la basigine puis d'infecter le globule rouge.
On espère développer un biomédicament (vaccin) à base d'anticorps ciblant le ligand Rh5 qui permet au parasite de s'attacher à la basigine[6].

Rôle dans l'infection par le SARS-CoV-2 (COVID-19)

Notes et références

Voir aussi

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