Basile Augustin

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Basile Armand Augustin, né le à Andouillé (Mayenne) et mort le à Évreux (Eure), est un instituteur, syndicaliste, militant socialiste et homme politique français. Il fut notamment maire de Gravigny de 1953 à 1959, conseiller municipal d’Évreux, et une figure majeure du syndicalisme enseignant en Mayenne puis dans l'Eure.

Date de naissance
Lieu de naissanceAndouillé
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décèsÉvreux
Faits en bref Fonctions, Maire de Gravigny ...
Basile Augustin
Illustration.
Fonctions
Maire de Gravigny

(6 ans)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Andouillé
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Évreux
Nationalité Drapeau de la France Française
Syndicat CGT, SNI
Profession Instituteur
Résidence Eure
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Biographie

Origines et formation

Basile Augustin naît le à Andouillé, dans le département de la Mayenne, au sein d’une famille modeste : son père est sabotier et sa mère femme de ménage[1]. Il fréquente l’École normale d’instituteurs de Laval de 1898 à 1901, où il obtient le brevet supérieur, marquant le début de sa carrière dans l’enseignement laïque[1].

Débuts en Mayenne

A sa fondation, en 1902, il rejoint l’Association amicale des instituteurs et institutrices de la Mayenne, dont il devient l’un des membres les plus actifs, aux côtés de Louis Lesaint et Camille Lhuissier[1]. Il se distingue comme un défenseur intransigeant de la laïcité[1]. Lors de l’assemblée générale du , il dépose trois vœux emblématiques :

  • Attachement inaltérable à la République et à l’enseignement laïque ;
  • Condamnation des instituteurs plaçant leurs enfants dans des établissements congréganistes ;
  • Neutralité de l’école laïque et rejet de toute introduction de prières ou d’enseignement religieux.

Ces prises de position illustrent son engagement précoce pour une école publique strictement laïque et républicaine[1].

Syndicalisme enseignant

Augustin est l’un des pionniers du syndicalisme enseignant en Mayenne, aux côtés de Camille Lhuissier et Louis Lesaint. Ensemble, ils résistèrent aux pressions et aux mesures répressives exercées par le gouvernement et l’administration, en particulier en 1908, en 1910 et en 1912[1]. Cette année-là, il fut poursuivi, avec seize autres militants, pour avoir signé le Manifeste de Chambéry, qui revendiquait le droit syndical pour les fonctionnaires[1]. Il milite pour la transformation de l’Amicale en syndicat et son affiliation à la Bourse du travail, mais ses propositions sont d’abord rejetées[1].

En 1907, il est candidat aux élections du conseil départemental de l’enseignement primaire, obtenant 69 voix, ce qui lui vaut une convocation à l’inspection académique[1]. Il défend avec succès la légalité de la section syndicale, arguant de son antériorité aux circulaires ministérielles[1].

En 1910, il est élu membre du conseil syndical et participe à la rédaction du bulletin L’Émancipation de l’instituteur, ce qui lui vaut une nouvelle convocation préfectorale[1].

Après la Première Guerre mondiale

Après la Première Guerre mondiale, Basile Augustin joue un rôle clé dans la transformation de la section syndicale en un syndicat affilié à la Confédération générale du travail unitaire[1]. Il est élu secrétaire du syndicat des membres de l’enseignement laïque de la Mayenne en 1919, puis conseiller départemental en 1920[1]. Il démissionne en 1921 pour protester contre la dissolution du syndicat, avant d’être réélu avec une large majorité.

Il s’oppose d’abord à la fusion avec le Syndicat national issu des Amicales, avant de la soutenir en 1921, estimant nécessaire de rassembler les forces syndicales[1]. En 1923, il est inquiété pour avoir publié un article d'André Lavenir critiquant les manuels scolaires sur la responsabilité de la France dans la Première Guerre mondiale, mais bénéficie d’une solidarité active et évite les poursuites[1].

Installation dans l’Eure

Augustin mute dans l’Eure, où il enseigne à Brosville, Gasny et Gravigny[1]. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la renaissance de la CGT clandestine. Après la Libération de la France, il s’investit dans la gestion des caisses de sécurité sociale et d’allocations familiales, qu’il préside jusqu’à la fin des années 1950[1].

Mandats électifs

Militant socialiste (Section française de l'Internationale ouvrière), il est nommé membre du conseil municipal provisoire d’Évreux en 1944, puis élu conseiller municipal aux Élections municipales françaises de 1945. Il est élu à nouveau lors des Élections municipales françaises de 1947[1], et siège dans l'opposition suite à l'élection du RPF Georges Bernard. Lors des Élections municipales françaises de 1953, il est élu maire de Gravigny et réélu lors des Élections municipales françaises de 1959[1]. Il se présente également à plusieurs élections cantonales et sénatoriales, sans succès, mais toujours comme candidat de principe pour la Section française de l'Internationale ouvrière[1].

En 1957, il soutient les positions de Gaston Defferre pour un cessez-le-feu en Algérie et des contacts avec les indépendantistes, tout en tenant un discours pro atlantiste et pro européen[1].

Distinctions et héritage

Une rue porte son nom à Gravigny.

Décorations

Il est également titulaire de la Croix de guerre 1914-1918, officier de l'Instruction publique et chevalier du Mérite social[1].

Notes et références

Liens externes

Bibliographie

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