De haut rang et de grande richesse[1], elles étaient disciples des apôtres Pierre et Paul, et pourraient même avoir été baptisées par eux[2]. Il est possible aussi qu'elles aient participé de près ou de loin à leur donner des sépultures honorables après leur martyre respectif. L'emplacement des deux tombes est devenu par la suite la première basilique vaticane et la basilique Saint-Paul-hors-les-murs.
Quoi qu'il en soit, elles se chargeaient d'offrir à des chrétiens, puis aux martyrisés de la répression de Néron, une tombe honorable. Cette œuvre pieuse et charitable concernant les dépouilles et les reliques était périlleuse: elle leur valut la prison lorsque les autorités en ont eu connaissance.
Devant le tribunal, elles reconnurent qu’elles étaient chrétiennes. Condamnées à mort, elles furent mutilées, notamment en se faisant arracher la langue, racler la peau avec des crochets, brûler au feu, et couper la poitrine et les pieds. Continuant de refuser d'abjurer leur foi chrétienne, elles furent décapitées par l'épée, en 68[2]. Leurs reliques se trouvent à l'église Santa Maria della Pace à Rome.
Bien que mentionnées dans le Martyrologe romain, l’existence même des deux saintes est mise en doute par certains hagiographes. D’après les Bollandistes, elles ne sont connues que par des sources grecques peu sures, et aucune autre romaine ou latine (les Acta Sanctorum, avril, vol. II).