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Bassaricyon neblina

espèce de mammifères From Wikipedia, the free encyclopedia

Olinguito, Olingo des Andes

Faits en bref Règne, Embranchement ...
Bassaricyon neblina
Description de cette image, également commentée ci-après
Un spécimen à l'état sauvage à la Tandayapa Bird Lodge en Équateur.
3.5–0 Ma
Depuis le Pliocène (Piacenzien) à l’Holocène (Présent).
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Procyonidae
Genre Bassaricyon

Espèce

Bassaricyon neblina
Helgen, Pinto, Kays, Helgen, Tsuchiya, Quinn, Wilson & Maldonado, 2013

Statut de conservation UICN

( NT )( NT )
NT  : Quasi menacé

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
  • Aire de répartition de Bassaricyon neblina

Sous-espèces de rang inférieur

  • Bassaricyon neblina hershkovitzi
    K. M. Helgen et al., 2013
  • Bassaricyon neblina neblina
    K. M. Helgen et al., 2013
  • Bassaricyon neblina osborni
    K. M. Helgen et al., 2013
  • Bassaricyon neblina ruber
    K. M. Helgen et al., 2013
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Bassaricyon neblina, l’Olinguito, mais également connu sous le nom d’Olingo des Andes, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des procyonidés [1]. L'Olinguito se distingue des autres espèces du genre des Bassaricyons, communément appelées « olingos », ainsi que du kinkajou qui leur ressemble, mais ne leur sont pas étroitement apparentés [1][2]. Son poids moyen est de 900 grammes, ce qui en fait le plus petit des procyonidés[3],[4],[5]. L’espèce vit au beau milieu de la forêts de nuages des Andes, entre la Colombie et l’Équateur. L’olinguito est considéré comme « Quasi menacé » (Near Threatened, NT) par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en raison d'un déclin démographique lié à la réduction de son habitat au cours des quinze dernières années.

Dénominations et étymologies

Dénominations

Étymologies

Le nom Olinguito [oʊlɪŋˈɡiːtoʊ] est un emprunt lexical littéral de l’espagnol « petit olingo », dérivé de olingo avec le diminutif -ito, car il ressemble à une version miniature des autres espèces de Bassaricyons, appelés communément « olingo » [9].

Le nom de genre Bassaricyon dérive du grec ancien bassaris (qui signifie « renard » ou « peau de renard »), utilisé pour désigner un autre genre de procyonidé : les Cacomistles (Bassariscus) ; combiné avec kyon (qui signifie « chien ») [9]. L’épithète spécifique vient de l'espagnol neblina (qui signifie « brume » ou « brouillard »), en référence à l'habitat exclusif de l'espèce dans les forêts de nuages de haute altitude [10].

La sous-espèce (Bassaricyon neblina osborni) tire son nom osborni d’un hommage à Henry Fairfield Osborn [11]. La sous-espèce (Bassaricyon neblina hershkovitzi) tire son nom hershkovitzi d’un hommage à Philip Hershkovitz, éminent mammalogiste américain [12]. La sous-espèce (Bassaricyon neblina ruber) tire son nom du latin ruber (qui signifie « rouge »), en référence à sa coloration d’un roux intense [12].

Taxonomie

Photographie d’un chasseur ayant capturé un olinguito en 1951, qui servira à la description de la sous-espèce B. n. hershkovitzi des décennies plus tard.

Découverte

Les olinguitos ont été régulièrement observés et même exposés au public pendant des décennies avant d'être reconnus comme une espèce distincte. Initialement confondus avec leurs proches parents, les olingos, ils ont souvent été mal identifiés. Un cas emblématique est celui de Ringerl, une femelle olinguito ayant vécu au Parc zoologique de Washington, D.C. pendant un an et ayant visité plusieurs autres zoos[13],[14]. Les chercheurs ont tenté sans succès de la faire reproduire avec des olingos, sans réaliser qu'elle appartenait à une espèce différente[13]. Ringerl est morte en 1976 au Zoo du Bronx[3],[15].

La découverte officielle de l'espèce a été annoncée le 15 août 2013 par Kristofer Helgen, conservateur des mammifères au Musée national d'histoire naturelle des États-Unis, le biologiste équatorien Miguel Pinto, l'expert en olingos Roland Kays du North Carolina Museum of Natural Sciences et leurs collaborateurs[4],[13],[16],[17],[18],[19]. Helgen a découvert des spécimens conservés dans les collections du Field Museum of Natural History à Chicago et a utilisé des tests ADN pour confirmer qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce[5].

Dès 1923, un petit groupe d'oulinguitos avait été collecté en Équateur, mais mal identifié comme des kinkajous, en raison de leurs caractéristiques communes[13]. Les chercheurs n'ont pas identifié de noms locaux spécifiques à cette espèce[13].

Cette découverte marque un jalon en mammalogie : il s’agit de la première nouvelle espèce de carnivore identifiée sur le continent américain en 35 ans [1][20]. Elle constitue également la première identification d'une nouvelle espèce de mammifère de l'ordre des Carnivora[note 1],[13] dans les Amériques en 35 ans[4],[13].

Bien que des spécimens aient été identifiés dans les musées et sur le terrain, l'espèce était passée inaperçue, souvent confondue avec d'autres procyonidés, notamment les olingos[21]. Ces animaux étaient considérés comme mal connus et mal décrits, avec des lacunes persistantes dans les connaissances sur leur écologie, ce qui pose problème pour les organismes de protection comme l’UICN. La découverte de l'Olinguito résulte d'une révision taxonomique approfondie du genre Bassaricyon [1]. L'équipe a examiné des centaines de spécimens conservés dans des muséums du monde entier, notamment aux États-Unis et en Europe [22]. Les chercheurs ont noté que certains spécimens étiquetés comme des « olingos » présentaient des caractéristiques crâniennes et morphologiques uniques [23]. Pour confirmer ces observations, des expéditions ont été menées dans les forêts de nuages des Andes en Colombie et en Équateur afin d'étudier les populations d’animaux vivants, leur écologie, leur comportement nocturne et arboricole, et de collecter des données génétiques confirmant leur statut d'espèce distincte [24].

Évaluation taxinomique

Peaux d'oulinguitos provenant de différentes régions des Andes colombiennes. À gauche, Bassaricyon neblina ruber ; au milieu, Bassaricyon neblina hershkovitzi ; à droite, Bassaricyon neblina osborni.[12]

L'oulinguito est plus petit que les autres espèces du genre Bassaricyon. Son corps mesure environ 355 mm et sa queue 335 à 424 mm[4][25]. Il possède une fourrure plus dense, une queue plus courte et des oreilles plus petites que les autres olingos[14]. Son habitat se situe dans le nord des Andes, à des altitudes comprises entre 1 500 et 2 750 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui est bien plus élevé que celui des autres olingos[26][27].

Quatre sous-espèces ont été décrites sur la base de distinctions morphologiques et chacune possède une formule dentaire typique des Procyonidae[28][25].

Une comparaison de l’ADN mitochondrial (cytochrome b) entre deux sous-espèces d'oulinguitos, d'autres olingos et espèces apparentées a révélé une dissimilarité génétique équivalente à celle observée entre des sous-genres ou genres distincts[29]. Cette divergence suggère que la séparation entre les olinguitos et les autres olingos s'est produite il y a environ 3,5 millions d'années, indiquant que la diversification la plus précoce du genre a eu lieu dans le nord-ouest de l'Amérique du Sud peu après l'arrivée des ancêtres des olingos depuis l’Amérique centrale dans le cadre du Grand échange faunique interaméricain[30].

Phylogénie

Plusieurs études moléculaires récentes ont permis d'établir les relations phylogénétiques entre les procyonidés, notament le genre des Olingos, illustrées dans le cladogramme ci-dessous[2][31][32] :

Procyonidae
Potos (Kinkajou)

Potos flavus (kinkajou)




Procyon (Ratons)

[Ratons laveur, crabier etc…]


Bassariscus (Bassaris)

[Bassaris, Cacomistle etc…]




Bassaricyon (Olingos)



Bassaricyon medius (Olingo de Choco)



Bassaricyon alleni (Olingo d’Allen)




Bassaricyon gabbii (Olingo de Gabb)




Bassaricyon neblina (Olinguito)



Nasua (Coatis)

[Coatis roux, brun etc…]





Sous-espèces

Davantage d’informations Sous-espèce, nom et auteur, Description ...
Liste des sous-espèces de l’Olinguito (Bassaricyon neblina) selon Helgen et al. (2013) [33] et l'ITIS ()[34] :
Sous-espèce, nom et auteur Description Spécimen et localité type
Bassaricyon neblina neblina
Helgen et al., 2013
« Olinguito nébuleux »
Sous-espèce type. Plus petite que B. n. osborni mais plus grande que B. n. hershkovitzi et B. n. ruber. Possède des dents très grandes, un crâne étroit et une boîte crânienne étroite et basse. C'est la sous-espèce la moins rousse, avec une prédominance de pointes noires sur la fourrure[25]. Elle est endémique aux pentes occidentales de la Cordillère occidentale en Équateur. Holotype : AMNH M-66753 (American Museum of Natural History, New York) [35].

Âge et Sexe : Vieille femelle adulte (old adult female) [35].
Localité-type : Las Máquinas (environ 00°32'S, 78°39'W), altitude de 2 130 mètres, pentes occidentales de la Cordillère des Andes, province de Pichincha, Équateur [35].

Bassaricyon neblina osborni
Helgen et al., 2013
« Olinguito d’Osborn »
La plus grande sous-espèce de B. neblina. Possède un rostre court, des arcades zygomatiques largement écartées, un museau et une boîte crânienne larges, ainsi que de très grandes molaires et prémolaires postérieures. La fourrure dorsale est de longueur modérée, brun-orangé avec des pointes dorées et noires[25]. On la trouve le long des pentes orientales de la Cordillère occidentale et des pentes occidentales de la Cordillère centrale en Colombie. Holotype : FMNH 88476 (Field Museum of Natural History, Chicago) [25].

Âge et Sexe : Mâle adulte [25].
Localité-type : Munchique, altitude de 2 000 mètres, département du Cauca, Colombie [25].

Bassaricyon neblina hershkovitzi
Helgen et al., 2013
« Olinguito d’Hershkovitz »
La plus petite sous-espèce. Fourrure dorsale et caudale très longue, d'une coloration brun-orangé riche, avec de fortes pointes dorées et noires. Le crâne, la boîte crânienne et le museau sont particulièrement étroits, la tablette palatine postérieure est extrêmement large[36]. Elle est localisée sur les pentes orientales de la Cordillère centrale dans le sud de la Colombie. Holotype : FMNH 70724 (Field Museum of Natural History, Chicago) [11].

Âge et Sexe : Mâle adulte [11].
Localité-type : San Antonio, Agustín, district de Huila, Colombie [11].

Bassaricyon neblina ruber
Helgen et al., 2013
« Olinguito rouge »
Nettement plus petite (en longueur de crâne) que B. n. neblina et B. n. osborni. Possède la fourrure la plus longue et d’un roux vif, par rapport aux autres populations. Malgré une longueur de crâne similaire à celle de B. n. hershkovitzi, le crâne est particulièrement large pour sa taille[12]. Elle est restreinte au district d'Urrao, sur le versant occidental de la Cordillère occidentale en Colombie. Holotype : FMNH 70723 (Field Museum of Natural History, Chicago) [12].

Âge et Sexe : Mâle adulte [12].
Localité-type : Guapantal, altitude de 2 200 mètres, district d'Urrao, département d'Antioquia, Colombie [12].

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Description physique

Forme du crâne et de la mâchoire des différentes sous-espèces d’olinguito

L’Olinguito est le plus petit représentant vivant de la famille des Procyonidés, un groupe qui comprend notamment les ratons et les coatis[1].

Sur le plan morphologique, il mesure en moyenne 35,5 cm de longueur tête-corps, pour un poids d’environ 872 g[25]. Sa queue, touffue et légèrement plus courte que celle des espèces d’Olingo, et atteint environ 39 cm[25].

Son pelage se distingue par sa densité et son épaisseur, avec des poils mesurant entre 30 et 40 mm[25]. Sa coloration, sombre possédant plusieurs nuances de brun allant d’un roux vif au rougâtre, avec des pointes noires sur certains poils[25]. Sa tête, arrondie, présente un museau court et émoussé, ainsi que de petites oreilles externes, discrètes et recouvertes de fourrure[25].

D’un point de vue ostéologique et crânien, l’espèce se caractérise par des traits morphologiques uniques qui la différencient des autres olingos du genre Bassaricyon[22]. Son crâne, généralement étroit, est associé à une boîte crânienne souvent basse et étroite, selon les variations régionales des sous-espèces[25]. Sa denture comprend des dents particulièrement grandes, notamment des molaires et des prémolaires postérieures très développées, adaptées à son régime alimentaire principalement frugivore[25]. La femelle possède une seule paire de mamelles[10][5],[13].

Photographie multiple de l’olinguito (Bassaricyon neblina neblina)

Écologie et comportement

Répartition géographique et habitat

Carte de la répartition de l’olinguito.

L'Olinguito est une espèce endémique des forêts de nuages andines situées le long de la cordillère des Andes, en Colombie et en Équateur [24]. Contrairement aux autres espèces du genre Bassaricyon, qui occupent principalement les plaines et les basses terres, l'Olinguito est strictement confiné aux écosystèmes de haute altitude [27].

Son aire de répartition s'étend à des altitudes comprises entre 1 500 et 2 750 mètres (voire jusqu'à 3 000 mètres selon certaines sources) au-dessus du niveau de la mer, ce qui représente la plus haute altitude connue pour un membre du genre Bassaricyon [5],[16],[27]. Cette zone géographique se caractérise par des forêts humides, souvent enveloppées de brouillards persistants, offrant un environnement frais et riche en végétation où l'espèce déploie son mode de vie arboricole [37]. La découverte de l'espèce a été confirmée à l'état sauvage et annoncée le 15 août 2013 [4],[13].

La répartition de l'espèce est structurée par les grandes vallées et les versants des différentes cordillères andines, ce qui a favorisé, au fil du temps, une isolation géographique entre les populations et le développement de quatre sous-espèces distinctes [38] : Bassaricyon neblina neblina : présente sur les pentes occidentales de la cordillère Occidentale en Équateur [25], Bassaricyon neblina osborni : localisée sur les pentes orientales de la cordillère Occidentale et les pentes occidentales de la cordillère Centrale en Colombie [25], Bassaricyon neblina hershkovitzi : établie sur les pentes orientales de la cordillère Centrale dans le sud de la Colombie [11], et Bassaricyon neblina ruber : restreinte au district d'Urrao, sur le versant occidental de la cordillère Occidentale en Colombie [12].

En raison de la conversion des terres pour l'agriculture et de l'urbanisation croissante dans ces régions, on estime qu'entre 40 % et 42 % de l'habitat potentiel de l'Olinguito a été déforesté ou transformé [4],[26],[27]. Bien que l'espèce ne soit pas considérée comme immédiatement menacée [4], cela fragilise la conservation de ses populations au sein de son aire de répartition naturelle [27].

Activité et comportement social

L'Olinguito a des mœurs solitaire, nocturnes[13] et semble avoir une activité strictement arboricole [39][13]. Il passe l'essentiel de son temps dans la canopée des forêts de nuages des Andes, où son anatomie agile lui permet de se déplacer avec aisance et d'effectuer des sauts d'un arbre à l'autre[24]. Sur le plan de son organisation sociale, l'espèce est décrite comme principalement solitaire, menant une existence discrète à l'abri des hauteurs montagneuses[40]. En matière de reproduction, les observations indiquent que les femelles élèvent généralement un seul petit à la fois[10] [5],[13].

Alimentation

L'Olinguito possède un régime alimentaire omnivore principalement frugivore[13], se nourrissant en grande partie de fruits mûrs cueillis dans la canopée des forêts de nuages andines [37]. Sa denture se caractérise par des molaires et des prémolaires postérieures particulièrement développées et de grandes dimensions, des traits morphologiques directement adaptés à cette spécialisation alimentaire [25]. En complément de sa consommation de fruits, l'espèce est également capable d'intégrer du nectar et d'autres ressources végétales ou de consommer occasionnellement de petits animaux comme des insectes, tout comme les autres espèces du genre[40]. Ce régime alimentaire produit des excréments de la taille de petites myrtilles[5],[26].

L’Olinguito et l’Homme

Menaces et conservation

L'Olinguito est considéré comme « Quasi menacé » (Near Threatened, NT) par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en raison d'un déclin démographique inféré lié à la réduction de son habitat au cours des trois dernières générations, soit une période de 15 ans [41]. D'après les modèles de distribution, 42 % de son habitat potentiel en Colombie et en Équateur a déjà été converti en zones agricoles ou en environnements urbains [27]. De plus, 21 % de ces terres demeurent à l'état naturel mais sont largement dépourvues de forêts [41]. Seule une faible portion de son aire de répartition d'origine, estimée à 37 % (soit environ 40 760 km²), subsiste actuellement sous forme de zones boisées [27]. Les habitats naturels restants sont fortement fragmentés et subissent des menaces croissantes et diversifiées, telles que l'agriculture, le pâturage, la déforestation liée à la culture de plantes illicites, l'exploitation forestière ainsi que le changement climatique [41]. L'avenir de l'espèce dépend principalement de la préservation des fragments de forêts d'altitude qui persistent encore et de la restauration des habitats dégradés afin de maintenir la connectivité entre les populations [27]. La découverte de cet animal offre par ailleurs une opportunité inédite en servant d'espèce-phare pour stimuler les initiatives de conservation dans la région andine [41]. La protection des forêts de nuages de ces écosystèmes profite non seulement à l'Olinguito, mais également à de nombreuses autres espèces endémiques de la région [41]. En outre, l'utilisation de modèles bioclimatiques permet d'identifier des zones prioritaires pour de futures explorations afin de déterminer la présence potentielle d'autres populations isolées [41]. L'espèce a également été formellement confirmée dans une aire protégée de la région d'Antioquia en Colombie, au sein de la réserve San Sebastian-La Castellana [41].

Notes et références

Annexes

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