Basse-Goulaine
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| Basse-Goulaine | |||||
L'église paroissiale. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Loire-Atlantique | ||||
| Arrondissement | Nantes | ||||
| Intercommunalité | Nantes Métropole | ||||
| Maire Mandat |
Alain Vey 2020-2026 |
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| Code postal | 44115 | ||||
| Code commune | 44009 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Goulainais | ||||
| Population municipale |
9 679 hab. (2023 |
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| Densité | 704 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 12′ 58″ nord, 1° 27′ 51″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 1 m Max. 44 m |
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| Superficie | 13,74 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Nantes (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Nantes (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Sébastien-sur-Loire | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.basse-goulaine.fr/ | ||||
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Basse-Goulaine (Bass-Góleinn en gallo) est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Situation

Basse-Goulaine est située sur la rive sud de la Loire, aux portes du vignoble du muscadet-sèvre et maine, au sud-est de Nantes ; la commune est arrosée par la Goulaine qui traverse son territoire au nord-est.
Les communes limitrophes sont : Nantes, Sainte-Luce-sur-Loire, Saint-Julien-de-Concelles, Haute-Goulaine, Vertou et Saint-Sébastien-sur-Loire.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Loire, la Goulaine, la boire de la Roche[1], le ruisseau de la Patouillère[2], le boireau[3] et divers autres petits cours d'eau[4],[Carte 1].
La Loire, d'une longueur de 1 006 km, prend sa source sur le versant sud du mont Gerbier-de-Jonc au sud-est du Massif central dans le département de l’Ardèche, et se jette dans l’océan Atlantique par l'estuaire de Saint-Nazaire[5]. Elle constitue la limite séparative nord de la commune avec Nantes.
La Goulaine, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune de Landreau et se jette dans la Loire à Saint-Sébastien-sur-Loire[6]. Elle relie la Loire au marais de Goulaine.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le Caillé (0,33 ha)[Carte 1],[7].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[11]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 811 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bouguenais à 13 km à vol d'oiseau[14], est de 12,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 819,5 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,6 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Basse-Goulaine est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nantes[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant 22 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[19]. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (48,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (23,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (35,6 %), prairies (23,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,1 %), eaux continentales[Note 6] (5,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,8 %), terres arables (3,1 %), cultures permanentes (1,8 %), forêts (1,2 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Transports
La commune est desservie par une ligne Chronobus (C9), 2 lignes de bus (27 et 60) et un service de transport à la demande (TAD Basse-Goulaine) du réseau TAN[23], et par les lignes 331 et 333 du réseau régional Aléop au niveau du lycée de la Herdrie[24].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Golena en 1123[25], Goulena en 1287[26].
Le nom de Basse-Goulaine est un transfert de celui de la rivière la Goulaine, et de la position topographique du village en aval de la rivière par rapport à Haute-Goulaine en amont (voir Goulaine#Hydronymie)
Basse-Goulaine possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Bâsse-Goulaine (écriture ABCD)[27] Bass-Góleinn (écriture ELG) ou Bâss Goulènn (écriture MOGA), prononcé [bɑs.gu.lɛn][28],[29].
Bien que peu usité, un nom en Breton a été inventé au XXe siècle : Goueled-Goulen[26]. Le breton n'était pas traditionnellement parlé à Basse-Goulaine.
Histoire
Période de la Révolution française
Lors de la réorganisation administrative de 1789, la paroisse de Basse-Goulaine devient une commune, formant avec Saint-Sébastien (chef-lieu) le troisième canton du district de Nantes.
En 1793, la population de Basse-Goulaine prend en grande majorité le parti de l'insurrection vendéenne, comme celle de Saint-Sébastien. Les troupes républicaines reprennent le contrôle militaire de ce secteur à la fin de l'année 1793, mais ce n'est qu'en 1796 que la situation redevient à peu près normale. Pendant quelques années, il n'existe pas d'administration municipale, mais seulement une administration cantonale, concernant les deux communes.[réf. nécessaire]
XXe siècle
Le , 6 des 16 otages fusillés à Nantes, dans le cadre des représailles après la mort de Karl Hotz, sont inhumés dans le cimetière de Basse-Goulaine :
- Paul Birien : 50 ans, né à Redon, soupçonné d’avoir favorisé des évasions de prisonniers de guerre. Inhumé dans le cimetière Miséricorde de Nantes ;
- Joseph Blot : 50 ans, né à Orvault, soupçonné d’avoir favorisé des évasions de prisonniers de guerre. Inhumé dans le cimetière de la Chauvinière de Nantes ;
- Joseph Gil : 19 ans, de Nantes, militant communiste, soupçonné d’actes de résistance. Inhumé dans le cimetière de la Chauvinière de Nantes ;
- Jean Grolleau : 21 ans, né à Bournezeau, soupçonné d’actes de résistance. Inhumé dans le cimetière de la Chauvinière de Nantes ;
- Léon Ignasiak : 22 ans, de Saint-Herblain, communiste, soupçonné d’actes de résistance. Inhumé dans le cimetière de la Chauvinière de Nantes ;
- Jean Platiau : 20 ans, né aux États-Unis, soupçonné d’actes de résistance. Inhumé dans le cimetière de la Chauvinière de Nantes.
Le , une importante cérémonie commémorative a lieu[30].
Le une plaque hommage a été apposée à l'entrée du cimetière du bourg où furent enterrés ces résistants.
Emblèmes
Héraldique
Conçu en 1979 par Michel de Préssensé, héraldiste connu, il associe le brochet, le menhir et la vigne, rappelant la tradition culinaire de la ville.
| Blasonnement :
Coupé : au premier, d'argent au pelven adextré de sa pierre ronde, le tout d'azur ; au second, d'azur à un brochet d'argent posé en fasce.
Commentaires : Les deux roches évoquent les mégalithes de la commune : le pleven (ou pierre frite) orienté vers le lever du soleil au solstice d'été est âgé de plus de 5 000 ans. Le brochet fait référence à la lettre adressée par Napoléon III à un restaurateur de Basse-Goulaine pour le complimenter de son brochet au beurre blanc. Le brochet est devenu une tradition culinaire de Basse-Goulaine. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du ), enregistré le . |
Devise
La devise de Basse-Goulaine : Saxo Diuturnor Alacrior Lucio.
Politique et administration
Liste des maires


Tendances politiques et résultats
Population et société
Démographie
Selon le classement établi par l'Insee, Basse-Goulaine fait partie de l'aire urbaine, de l'unité urbaine, de la zone d'emploi et du bassin de vie de Nantes[19]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « intermédiaire » : 83 % des habitants résidaient dans des zones « intermédiaires » et 17 % dans des zones « peu denses »[33].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35].
En 2023, la commune comptait 9 679 habitants[Note 8], en évolution de +7,12 % par rapport à 2017 (Loire-Atlantique : +6,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,8 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 4 442 hommes pour 4 651 femmes, soit un taux de 51,15 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,42 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 43 526 €, ce qui plaçait Basse-Goulaine au 1 173e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[40].
Patrimoine
- Le château de Launay-Bruneau, propriété du XVIIIe siècle ayant appartenu à la famille Viot au XIXe siècle, avant de devenir la propriété de la famille Naudeau au siècle suivant, puis aux o'Jeanson de Damoiseau.
- Le domaine de la Trêperie, ancienne propriété de François Lyrot dont la famille l'avait acquis au XVIe siècle.
- Le manoir de la Prétière.Menhir dit la Pierre Frite.
- Le château de la Ravelonnière, remontant au XVe siècle, qui passe à la famille d'Espinose vers 1650.
- Le domaine de la Champagnère (ou Champanière) qui appartenu à la famille de Bourgues.L'église Saint-Brice.
- Les bords de la Goulaine étaient réputés pour leurs restaurants qui avaient pour spécialités les cuisses de grenouille et le beurre blanc. Ces restaurants ont reçu, dans les années 1960 et 1970, des personnalités politiques et cinématographiques. Seuls deux restaurants (Restaurant de la Rivière, antérieurement Coco Charette, et le Restaurant du Pont) perpétuent encore cette tradition.
- Le parc de la Grillonnais et son château, un centre d'accueil pour handicapés moteur, et le parc des Grézillières et son château, une maison d'enfants à caractère social. Aujourd'hui le parc de la Grillonnais est accessible à la population.
- Le port : ancien centre important pour la pêche à la civelle en Loire.
- Croix des Fosses : Croix en granit
- La ligne de chemin de fer du Petit Anjou, qui a fonctionné de 1899 à 1947, atteignait Basse-Goulaine par un viaduc au-dessus de la Patouillère ; ce viaduc existe encore (rue du Pont-Brédy).
- La chapelle Saint-Michel, désacralisée et recevant des expositions.
- Le manoir de Kerclar construit en 1870 par Claire Guilloré de Kérobert, acquis en 1995 par la municipalité et réhabilité en 2025.
- Le monument aux morts de la mairie : un panneau en bois de chêne avec des cases contenant les noms et les photos des 40 morts de la guerre 1914/1918. Ce panneau a été inscrit au titre des monuments historiques le 20/02/2015.
- Menhir dit la Pierre Frite.
- Monument aux morts
Sports
Football
L'Athletic Club de Basse-Goulaine (AC Basse-Goulaine) participe au championnat de Régional 1 des Pays de la Loire (5e échelon du football français). Le club a vu le jour le sous l'impulsion d'Alfred Maura, maire de la commune de l'époque, qui en a été le premier président[41]. De nos jours le l'ACBB compte près de 400 licenciés qui s'entraînent et jouent au Complexe Henri Michel dont le terrain principal est doté d'une tribune de 300 places[41],[42].
Rugby à XV
Le Rugby club de Saint-Sébastien/Basse-Goulaine (RCSSBG) qui a évolué en Fédérale 3 (équivalent 5e division Nationale) de la saison 2007-2008 à la saison 2018-2019 ou il est relégué en Honneur régional. Il est de nouveau promu en Fédérale 3 pour la saison 2020-2021.
Football américain et flag
Le football américain et le flag sont arrivés sur la commune en 2014 grâce à l'association Les ESOX (brochet en latin, emblème de la ville).
Leur section football américain est vice championne interrégionale (Pays de la Loire / Bretagne) lors de la saison 2014-2015 et évolue en Division 3 Nationale la saison suivante avant d'être reléguée. Ils sont de nouveau à ce niveau National depuis la saison 2020-2021.
La section flag est quant à elle championne interrégionale (Pays de la Loire / Bretagne) lors de la saison 2016-2017.
Loisirs et vie associative
Des équipements sportifs mis à disposition des 30 associations sportives locales et des établissements scolaires : 4 gymnases (dont 1 avec 1 mur d'escalade) 3 terrains de football (dont 2 synthétiques) et 1tribune vestiaires de 350 places, 1 halle de tennis comprenant 3 courts, 2 terrains et 1 mur de tennis extérieur, 1 salle de Dojo, 1 terrain de rugby, 1 piste d'athlétisme au lycée de la Herdrie, 2 terrains de basket, 1 skate-park et 1 terrain multisport. Elle possède aussi un centre aquatique avec 1bassin sportif de 25 m, 1 bassin d'apprentissage et 1 bassin ludique. La commune obtient 4 Flammes au Label "Ville Sportive des Pays de la Loire" en 2017.
Des équipements culturels mis à disposition des 15 associations culturelles locales, des établissements scolaires et de la population pour certains : 1 école de musique, 1 salle des fêtes, 1 médiathèque permettent de faire vivre la culture à Basse--Goulaine (musique, spectacles, expositions, conférences...).
Des équipements destinés à des associations ont été construits par la municipalité : local des associations à la Herdrie, local pour le Secours Populaire.
Personnalités liées à la commune
- Claude-Auguste Dorion (1768-1829), poète français, né à Basse-Goulaine.
- Louise Zoé Coste (1805-1890), dite Madame Carré ou Zoé Meynier, artiste peintre française, mort à Basse-Goulaine.
- Adolphe Billault (1805-1863), homme politique français, plusieurs fois élu député de Loire-Inférieure ; il meurt le à Basse-Goulaine.
- Julien-Henri Busson-Billault (1823-1888), ministre président du conseil d'État en 1870. Il épouse Fanny Billault, fille d'Adolphe Billault dont il était le secrétaire[43]. Il meurt le au château des Grézillères. Une rue porte son nom à Basse-Goulaine et une autre le nom de cette famille.
- Henri Tharreau (1826-1909), administrateur français, mort au château des Grézillères.
- Henri-Julien-Marie Busson-Billault (1853-1923), sénateur de Loire-Inférieure de 1920 à 1923.
- René Guy Cadou (1920-1951) a été instituteur à Basse-Goulaine. La médiathèque de Basse-Goulaine porte son nom.

