Saint-Julien-de-Concelles
commune française du département de la Loire-Atlantique
From Wikipedia, the free encyclopedia
Saint-Julien-de-Concelles est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
| Saint-Julien-de-Concelles | |||||
L'église Saint-Julien. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Loire-Atlantique | ||||
| Arrondissement | Nantes | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Sèvre et Loire | ||||
| Maire Mandat |
Thierry Agasse 2026-2032 |
||||
| Code postal | 44450 | ||||
| Code commune | 44169 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Concellois | ||||
| Population municipale |
7 883 hab. (2023 |
||||
| Densité | 248 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 15′ 15″ nord, 1° 23′ 04″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 53 m |
||||
| Superficie | 31,74 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Saint-Julien-de-Concelles (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Nantes (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Vallet | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | |||||
| modifier |
|||||

Localisation et administration
Saint-Julien-de-Concelles est situé sur la rive gauche de la Loire, à environ 13 km à l'est de Nantes.
Communes limitrophes
| Thouaré-sur-Loire | Divatte-sur-Loire | |||
| Sainte-Luce-sur-Loire | N | Le Loroux-Bottereau | ||
| O Saint-Julien-de-Concelles E | ||||
| S | ||||
| Basse-Goulaine | Haute-Goulaine |
Intercommunalité
Partie intégrante du pays du Vignoble nantais, Saint-Julien de Concelles appartient à la communauté de communes Sèvre et Loire, avec les communes de Divatte-sur-Loire, Le Landreau, Le Loroux-Bottereau, La Remaudière, La Boissière du Doré, Vallet, La Regrippière, Le Pallet, Mouzillon et La Chapelle-Heulin[1].
Géographie
Relief : la vallée, le bas-plateau et le marais
La commune est composée de trois grands ensembles topographiques.
Au nord-ouest de la commune, se situe le lit majeur de la Loire, dont l'altitude se situe entre 4 et 2m. Cette plaine inondable est nommée localement "la vallée". Autrefois couverte de prairies[2], la vallée est occupée depuis la seconde moitié du 20e siècle par du maraîchage. La Vallée dite "le val nantais" s'étend sur les communes de Saint-Julien-de-Concelles et La Chapelle Basse-Mer (devenue commune nouvelle Divatte-sur-Loire-sur-Loire).
Le bourg et le bas plateau dont l'altitude est située entre 15 et 20 m., occupent l'est et le sud-est de la commune. Ce coteau en pente douce est occupé par le vignoble, composé en grande majorité de production pour le Muscadet et le Gros plant.
Au sud s'étend le marais de Goulaine, qui fait une véritable barrière naturelle avec la commune de Haute-Goulaine. Le marais est classé en zone Natura 2000.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Loire, la Goulaine, la boire de la Roche[3], la douve Neuve[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].
La Loire, d'une longueur de 1 006 km, prend sa source sur le versant sud du mont Gerbier-de-Jonc au sud-est du Massif central dans le département de l’Ardèche, et se jette dans l’océan Atlantique par l'estuaire de Saint-Nazaire[6].
La Goulaine, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune de Landreau et se jette dans la Loire à Saint-Sébastien-sur-Loire[7].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau du Chêne (14,35 ha)[Carte 1],[8].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[12]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 783 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Pallet à 13 km à vol d'oiseau[15], est de 12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 771,7 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,7 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Julien-de-Concelles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Julien-de-Concelles[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[19],[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[20]. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[21],[22].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,5 %), terres arables (18,6 %), prairies (10,3 %), cultures permanentes (9,1 %), zones urbanisées (9 %), eaux continentales[Note 6] (7 %), zones humides intérieures (4,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), forêts (0,9 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie et héraldique
Toponymie
La localité est citée pour la première fois en 1104 dans un acte entre Benoist évêque de Nantes et Guillaume abbé de Saint-Florent-le-Jeune, sous l'appellation Sancti Juliani de Cancellis. En 1123, la localité est attestée sous sa forme latine Sanctus Julianum[24]cum aqua Cancella (littéralement : "avec l'eau de la Concelle"). Cancellis en latin signifie : "limites, clôtures, barrières", mais également "écluses". Selon les travaux de Gustave Pétard, Saint-Julien-de-Concelles signifie donc Saint-Julien-des-Écluses[2]
La commune possède plusieurs appellations en gallo, la langue d'oïl locale : Saint-Yo[25], Saint-Juyen, Saint-Julien et se prononcent respectivement [sɛ̃jo], [sɛ̃ʒyjœ̃ː], [sɛ̃ʒyjɛ̃] ou encore [sɛ̃ʒyljɛ̃] [26]. Dans le langage local contemporain, Saint-Yo reste le surnom de Saint-Julien-de-Concelles.
La forme bretonne actuelle proposée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Juluan-Kankell[27].
Héraldique
| Blasonnement :
De sinople à la chapelle Saint Barthélemy d'argent soutenue d'une jumelle ondée du même et surmontée de trois fleurs de lys d'or rangées en fasce.
Commentaires : Dans la chapelle Saint-Barthélemy se trouvent les fleurs de lys des armoiries du Plessix-Angié. Le sinople (vert) évoque la vie rurale et les activités agricoles ; les ondes représentent la Loire. Blason conçu par Yves Boislève (délibération municipale du ). |

Avant 2001, le blasonnement de Saint-Julien-de-Concelles est : Écartelé, au premier de pourpre aux deux fraises de gueules feuillées de sinople, au deuxième d'azur à la grappe de raisin de pourpre, au troisième d'azur au brochet contourné et ployé d'argent en barre et au quatrième de pourpre à l'hirondelle de sable volant en bande. Il s'agit d'un symbole urbain créé pour les Floralies de Nantes, en 1982. * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.
Histoire
Antiquité
Un peuplement gallo-romain à Saint-Barthélémy
C'est le village de Saint-Barthélémy[28] qui fut le noyau ancien de la commune. C'est pourquoi la chapelle Saint-Barthélémy apparaît sur le blason actuel de la commune.
Des fouilles ont été effectuées en 1842, puis en1889 par Léon Maître, aidé d'une main d'oeuvre bénévole de voisins pour le déblaiement. En effet, autour de la chapelle, avaient été trouvés, outre des morceaux de murs, les traces d'une route pavée dans le champ de La Garenne, d'une place circulaire pavée dans le champ du Godard, ainsi que de nombreuses pièces de monnaie romaines allant du 1er au IIIe siècle de notre ère[29].
Les fouilles permirent de prouver que la chapelle Saint-Barthélemy est construite sur une maison de bain datée sur IIIe siècle. L'entrée actuelle de la chapelle correspond au vestiaire des termes gallo-romains ; la nef principale aux bains froid et tiède ; la salle chaude a disparu. On peut penser que se trouvait là une villa romaine : le champ du Godard était nommé autrefois "la ville du Godard", une expression locale disait "Vieux comme le chemin du Godard". Des bris de poteries, de nombreux morceaux de minerai de fer, une meule à bras, etc, furent trouvés. L'ensemble villageois couvrait une surface de 20 hectares compris entre la chapelle Saint-Barthélémy, Le Plessis, La Bretaudière et La Châtaigneraie.
Une voie romaine pavée a également été identifiée par Léon Maître[30]. Il y avait au départ de Mauves un gué stratégique, qui traversait la Loire en bateau en hiver, mais "par les voyettes" à la saison d'été en direction de La Pierre-Percée (port de La Chapelle Basse-Mer, commune nouvelle Divatte-sur-Loire). En 1886, les pieux de cette chaussée submergée allant de Mauves à La Pierre-Percée ont été arrachés par les baliseurs de Loire-Vilaine, pour faciliter la navigation en Loire. La voie romaine filait ensuite de La Pierre-Percée vers Saint-Barthélémy puis Le Loroux-Bottereau. Au bas de Saint-Barthélémy, le gué s'appelait le gué-aux-coraux ; on parlait également de Saint-Barthélémy-aux-Coraux. Le mot ancien "Couraux" ou "Coraux" désigne des petits bateaux. Un bras de Loire important longeait alors le bas du coteau, où se trouve actuellement le canal du Champ Blond et la vallée était à l'époque un entrelacs de bancs de sable, recouverts par les hautes eaux en hiver.
Saint-Barthélémy, point de départ de l'évangélisation locale
il existait sur la commune, un lieu de culte païen au Garatas, près de L'Aulnaye.
L'évangélisation se répand en Gaule par les villes romaines et les principaux axes de circulation, en particulier les fleuves. Saint Clair arrive à Nantes depuis Rome à la fin du IIIe siècle, comme Saint Julien arrive au Mans. Le culte chrétien du secteur du Loroux-Bottereau et ses environs a débuté à partir de Saint-Barthélémy. C'est pourquoi lors de la fusion des paroisses du canton du Loroux-Bottereau dans les années 2000, la paroisse nouvelle a pris le nom de "Saint Barthélémy entre Loire et Divatte-sur-Loire".
On peut penser qu'il existe un lien entre l'évangélisation locale et l'évêché du Mans. En effet, Saint Julien était évêque du Mans. De plus, la chapelle et le premier château seigneurial de Saint-Barthélémy (Il s'agit de l'emplacement actuel du Clairay) s'appelait Sainte-Ouyne ainsi que toutes les terres environnantes. On peut lire parfois "le gué-aux-coraux de Sainte-Ouyne". Selon le Père Pétard[29], la seconde nef de la chapelle Saint-Barthélémy était la chapelle seigneuriale dont l'autel aurait été consacré à Sainte-Ouyne. Sainte-Ouyne est sainte Eugénie, vierge honorée au Mans, qui avait la vertu de rendre l'ouïe aux sourds, d'où son surnom. Il existe l'hypothèse que la villa de Nociogilis léguée en 615, par Bertrand du Mans, archidiacre de Paris et évêque du Mans, au clergé du Mans, soit la dénomination de ce secteur au VIIe siècle. Au IXe siècle, les moines de Saint-Florent-le-Jeune de Saumur auraient échangé une partie de leurs biens situés dans le diocèse du Mans contre des terres et biens situés sur Saint-Julien-de-Concelles. C'est ainsi qu'ils fondèrent là un prieuré.
Moyen-Âge
Vers 1100, la création d'un prieuré dans l'actuel bourg de Saint-Julien
Les moines de Saint-Florent-le-Jeune en Saumur fondent un prieuré vers l'an 1100, probablement sur l'emplacement du bourg actuel. En 1104, Benoist l'évêque de Nantes confirme à l'abbé de l'Abbaye Saint-Florent-le-Jeune de Saumur, la possession de certaines églises dont celle de Sancti Juliani de Cancellis. C'est la première fois que le nom de ce lieu apparaît dans les textes. Il est précisé que le recteur de cette paroisse serait alternativement nommé par l'évêque de Nantes et l'abbé de Saint-Florent-le-Jeune. Dans une charte du roi Louis VI datée de 1123, le territoire de Saintus-Julianum cum aqua Cancella et tous les droits qui l'accompagnent, est revendiqué comme faisant partie des régaires de l'évêché de Nantes[31], les droits de présentation de l'évêque de Nantes y sont confirmés.
Vers 1400, le transfert du centre féodal de Saint-Barthélémy vers Saint-Julien
Saint-Barthélémy comprenait donc sept chemins, une église, un port, un gué. Le village était entouré de trois châteaux : le château de Sainte-Ouyne, Le Plessis-Glain lié à La Chapelle Basse-Mer et le Plessis Tristan (anciennement nommé le Plessis-Grégoire) disparu vers le 16e siècle. Le château de Sainte-Ouyne possédait une tour pour contrôler le port, le gué, les pêcheries et les marais. Des allusions à cette tour apparaissent dans deux aveux de 1447 et 1451. Saint-Barthélémy comprenait également un important pèlerinage associé à une importante foire, le jour de la fête du saint, le 24 août. Cette fête a été transférée dans le bourg de Saint-Julien en 1836 au grand dam des habitants du village de Saint-Barthélémy, où elle existe toujours.
Les seigneurs du château de Sainte-Ouyne déménagent pour s'installer au château du Gué au Voyer vers 1400. En 1391, un aveu indique qu'il n'existe qu'une vigne au Gué au Voyer. En 1414, un château y existe joint d'une tour. Le nom de Sainte-Ouyne disparait de Saint-Barthélémy, on ne parle ensuite plus que de "la maison du Clairay".
L'installation de la seigneurie au Gué au Voyer entérine le déplacement du centre de gravité' vers le bourg actuel de Saint-Julien, situé à l'aval du marais du chêne. On peut émettre l''hypothèse de l'ensablement de la vallée et le déplacement des ports vers le lit mineur de la Loire à La Chebuette ou Boire-Courant.
Années 1420, l'essor de la famille Plessix-Angier
Au début de l'année 1420, la famille de Penthièvre (menée par Marguerite de Clisson) prétendante au trône de Bretagne tend un piège au duc Jean V de Bretagne (de la famille Montfort), en l'invitant à un banquet à Champtoceaux. Arrivés au pont Trubert sur la Divatte près de Barbechat, le duc est capturé avec son frère. De mai à , les Montfort assiègent Champtoceaux et libèrent le duc. Les Penthièvre, en fuite, voient leurs biens confisqués. En particulier, l'important château de Champtoceaux est rasé, comme celui de l'Epine-Gaudin (sur La Chapelle Basse-Mer). Sur Saint-Julien-de Concelles, Jean Angiers, écuyer du duc Jean V, seigneur du Plessix-Angier de l'évêché de Saint-Malo, possédait le Gué au Voyer. Le duc lui offrit le château de La Sénéchallière et les terres de la Tour (le bourg actuel) pris aux Penthièvre et leurs alliés. C'est pourquoi, on a retrouvé les armoiries de la famille Plessix-Angier, trois croissants rouges, dans la chapelle Saint-Barthélémy, dans l'église de Saint-Julien, ainsi que sur des poteaux indiquant leur juridiction et droit de foire dans le bourg actuel et dans le village de Saint-Barthélémy.
Epoque contemporaine
Les seize fusillés du terrain du Bêle à Nantes, le
Les autorités allemandes ne voulant pas que les sépultures deviennent un lieu de culte, elles font enterrer sommairement quatre des fusillés à Saint-Julien-de-Concelles. Seul un numéro inscrit sur une petite plaque indiquait l'emplacement de chaque sépulture.
- Maurice Allano - 21 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le nouveau cimetière Sainte-Anne, Nantes.
- Frédéric Creusé - 20 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière Miséricorde, à Nantes.
- Michel Dabat - 20 ans, de Nantes, accusé d’actions de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière de la Chauvinière de Nantes.
- Jean-Pierre Glou - 19 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière de Miséricorde.
Le nom de Marin Poirier figure sur la stèle du cimetière de Saint-Julien-de-Concelles et, pourtant, il ne fit pas partie de l’exécution du ; Marin Poirier, né à Fougères, cheminot, accusé d’avoir favorisé l’évasion de prisonniers de guerre et leur passage en zone libre ; condamné à 4 ans ½ de prison, il fit appel ; la politique des troupes d’occupation s’étant durcie, il est condamné à mort et fusillé au terrain du Bêle, le ; après une inhumation provisoire à Saint-Julien, son corps est transféré dans le cimetière de la Chauvinière.
Économie
Une commune périurbaine et maraichère
Une commune périurbaine de Nantes
La majorité de la population active travaille en dehors de Saint-Julien de Concelles : 54 % des travailleurs effectuent des migrations pendulaires à destination exclusive de Nantes, en 2006, et, au total, 75,6 % des concellois actifs travaillent en dehors de la commune.
Le Val nantais un important centre maraîcher
Le Val nantais concerne la vallée de Saint-Julien-de-Concelles et La Chapelle Basse-Mer. C'est un important lieu de production intensive de légumes.
Saint-Julien est une commune que l’on peut qualifier de rurale : près d’un quart des actifs travaillent dans le secteur agricole. Les volontés affichées par les acteurs du développement local tendent à vouloir renforcer ce secteur : maintenir les emplois agricoles est une des priorités du SCOT du pays du vignoble nantais ; ces emplois agricoles ne semblent donc pas menacés.
Le secteur agricole représente environ 475 emplois à l’année sur la commune. Ce sont les activités liées au maraîchage qui sont les plus nombreuses et qui génèrent le plus d’emplois.
Les maraîchers utilisent des serres de différentes tailles en verre ou en plastique pour protéger et mieux contrôler leurs cultures, ces grands abris façonnent le paysage de la plaine inondable, donnant l'impression de se trouver dans une mer de plastique. Les organisations de producteurs Océane et Nant'Europe sont localisées à Saint-Julien-de-Concelles.
Autres activités
On compte, à Saint-Julien, une centaine d’entrepreneurs et artisans.
L’industrie est le secteur le moins développé sur la commune ; les plus grandes entreprises sont situées au niveau du pôle d’activités de Beausoleil.
Les activités avant la Seconde Guerre mondiale
Le chanvre
Le chanvre servaient à la confection des voiles et cordages de bateaux pour le port de Nantes.
Osier et vannerie
Jusqu'au début du XXe siècle, Saint-Julien est un grand centre de production d'osier et de fabrication de vannerie[32].
Fin XIXe et début XXe, des ouvriers vanniers s'unissent et créent des syndicats professionnels à Aramon (Gard), Bellot (Seine-et-Marne), Bordeaux, Fayl-Billot (Haute-Marne), Givors (Rhône), Marseille, Origny-en-Thiérache (Aisne), à Paris, Tannay (Ardennes), Toulon et Toulouse ; en Bretagne, à Nantes et Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Inférieure)[33].
« Des vanneries importantes existe maintenant à Nantes, à Ancenis, à Saint-Julien-de-Concelles ; c’est là qu’en 1904 et 1905, sur l’heureuse inspiration de M. Danguy, directeur des Services Agricoles, l’on a fait usages avec succès, sur de grandes surfaces, du jus de tabac titré de la régie, pour lutter contre le bleu de l’osier (phyllodecta)[34]. »
Le tabac
La vallée du Val Nantais a bénéficié de droits de plantation de tabac au début du XXe siècle.
Les fraises et les framboises
Les fraises et framboises de Saint-Julien-de-Concelles alimentaient l'usine LU de Nantes pour la production des biscuits "Paille d'Or". Aujourd'hui Mondelez a racheté LU et n'utilise plus de fruits frais mais des confitures industrielles déjà prêtes.
Gastronomie et tourisme
Gastronomie
La levée de la Divatte longeant la Loire a été et reste un axe où se succèdent de nombreux restaurants. C'étaient des guinguettes où les dimanches, les Nantais venaient pêcher, danser et manger les spécialités locales liées à la Loire et au marais : cuisses de grenouilles, brochet ou sandre au beurre blanc.
Le beurre blanc a été inventé par Clémence Lefeuvre au port de La Chebuette.
Tourisme et loisirs

La Loire, aussi appelée « fleuve royal », est une composante majeure du patrimoine concellois. Le fleuve est longé par la levée de la Divatte, ouvrage construit au XIXe siècle pour protéger la vallée des crues parfois importantes. Les inondations de 1910 marquent l'histoire de la commune.
Le marais du Chêne était un commun villageois. Suite au remembrement des années 1960, il est devenu une propriété communale. La commune l'a aménagé en plan d'eau du Chêne à la fin des années 1970. C'est aujourd'hui un site de loisirs en plein air comprenant des activités nautiques, un arboretum, un parcours de santé, et des jeux et aires de pique-nique.
Le marais de Goulaine (classé Natura 2000) héberge de nombreuses espèces aquatiques, une faune et une flore diversifiées. Il s'étend sur cinq communes : La Chapelle-Heulin, Haute-Goulaine, Le Landreau, Le Loroux-Bottereau et Saint-Julien de Concelles[35].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Population et société
Démographie
Selon le classement établi par l'Insee, Saint-Julien-de-Concelles est le centre d'un bassin de vie. Elle fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Nantes[20]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 44 % des habitants résidaient dans des zones « intermédiaires » et 56 % dans des zones « peu denses »[37].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[39].
En 2023, la commune comptait 7 883 habitants[Note 8], en évolution de +13,97 % par rapport à 2017 (Loire-Atlantique : +6,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 3 554 hommes pour 3 569 femmes, soit un taux de 50,11 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,42 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Lieux et monuments
- La chapelle Saint-Barthélemy, du XVe siècle, élevée sur des vestiges de bains gallo-romains ; inscrite au titre de monument historique par arrêté du [44].
- La gentilhommière de la Meslerie, inscrite au titre de monument historique, par arrêté du [45].
- De nombreux moulins, principalement : les Bregeonnes, les Trois-Moulins, les Justices, Cahérault, Bourderie, Tue-Loup, les Feuillardes, la Bertaudière, entre l'Anglesort et la Malonnière.
- Chapelle Saint-Barthélemy
- Vue d'ensemble
- Chœur
- Transept
- Statue de saint Barthelemy dans la chapelle
- Statue de saint Barthelemy près de la chapelle
- Détail
- Portail
- Gentilhommière de la Meslerie
- La gentillhommière.
- Sa chapelle.
- Moulin Tue-Loup
Personnalités liées à la commune
- Gabriel-Louis de Rougé (1729-1772), évêque de Périgueux ;
- Clémence Lefeuvre, créatrice du beurre blanc ; un concours régional annuel jugeant des muscadets lui est dédié ;
- Christian Denis (1953-), romancier ;
- Michel Dabat, jeune résistant ;
- François Sébastien Letourneux, ministre de l'Intérieur du au dans le Directoire ;
- Sim, acteur, comique, auteur et écrivain français, y passe une partie de sa jeunesse ; le , alors en vacances au lieu-dit de Boire-Courant, lors d'une fête à Saint-Julien-de-Concelles, Sim et son copain Georges Rousseau (dit Jojo), s'inscrivent à un concours de grimace qu'il remporte ;
- Estelle Nze Minko (1991-), joueuse de handball professionnelle.
- Marie-Charlotte Baudry (1883-1960), compositrice et pianiste française.
Jumelages
La commune est jumelée avec :
- Trittau (Allemagne) depuis 1971.
- Totton and Eiling (Royaume-Uni) depuis 1981.
- Ocna Sibuilui (Roumanie) depuis 2019[46].
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- Comité de Jumelage Loire-Divatte
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
