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Bassens (Gironde)

commune française du département de la Gironde From Wikipedia, the free encyclopedia

Bassens (prononcé [basɛ̃s]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bassens
Bassens (Gironde)
Entrée dans Bassens en arrivant de Lormont,
côté Garonne.
Blason de Bassens
Blason
Image illustrative de l’article Bassens (Gironde)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Alexandre Rubio
2026-2032
Code postal 33530
Code commune 33032
Démographie
Gentilé Bassenais
Population
municipale
8 435 hab. (2023 en évolution de +15,9 % par rapport à 2017)
Densité 821 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 05″ nord, 0° 30′ 59″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 56 m
Superficie 10,28 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Bordeaux
(banlieue)
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lormont
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Bassens
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Bassens
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Bassens
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Bassens
Liens
Site web www.ville-bassens.fr
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On y trouve l'une des composantes du port de Bordeaux, le terminal de Bassens.

Géographie

Localisation

Bassens est une commune Girondine de l'Entre-deux-Mers[1], en rive droite de la Garonne, dans l'aire d'attraction de Bordeaux et son unité urbaine[2],[3].

Aux alentours

Les communes les plus proches sont Carbon-Blanc (1 km), Lormont (3 km), Sainte-Eulalie (4 km), Ambarès-et-Lagrave (4 km), Yvrac (5 km), Artigues-près-Bordeaux (5 km), Cenon (6 km), Saint-Louis-de-Montferrand (6 km), Saint-Vincent-de-Paul (7 km) et Saint-Loubès (7 km)[4].

Communes limitrophes de Bassens[3]
Blanquefort Saint-Louis-de-Montferrand Ambarès-et-Lagrave
Bordeaux               La Garonne Bassens Carbon-Blanc
Lormont

Géographie physique

La commune s'étend sur plus de 10 km2 (1 028 hectares)[5], avec une partie basse à l'ouest et au nord, et un plateau à l'est ; la Garonne délimitant sa partie ouest[3],[6]. L'altitude varie de 2 à 56 mètres[5]. Le plateau est la chaîne calcaire qui s'étend sur la rive droite, et qui se termine à Bassens[7].

Bassens se trouve sur les unités paysagères de l'agglomération bordelaise[8], agglomération qui s'étend sur vingt kilomètres d'est en ouest, et du bec d'Ambès[9], confluence de la Dordogne et de la Garonne.

La commune de Bassens peut être soumise aux crues de la Garonne, pour les zones situées près du fleuve : elle fait partie du SPPPI, le syndicat mixte pour la protection contre les inondations de la presqu'île d'Ambès[10].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[14]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 893 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mérignac à 12 km à vol d'oiseau[17], est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 924,9 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Bassens est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bordeaux[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 73 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[21],[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[23],[24].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (65,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (39,9 %), zones urbanisées (25,9 %), zones agricoles hétérogènes (12,1 %), eaux continentales[Note 5] (9,8 %), prairies (6,4 %), cultures permanentes (4,3 %), terres arables (1,6 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

Voies de communication

La mise en service, en 1967, du pont suspendu d'Aquitaine a facilité considérablement les liaisons vers le centre de Bordeaux.

TER Nouvelle-Aquitaine

Photographie de la gare de Bassens.
Gare de Bassens.

La ville possède une gare (gare de Bassens) située sur la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean et desservie par le TER Nouvelle-Aquitaine. La gare est desservie par la ligne 16 Bordeaux-Angoulême[26].

Réseau TBM depuis le

Bassens est desservie par les lignes de tramway et bus TBM suivantes[27]:

Réseau Trans Gironde

Le réseau de transports TransGironde ne dessert pas la commune[28].

Réseau cyclable

Il a fait l'objet d'une étude de l'A'urba en 2009[29].

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Bassens est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, et le risque industriel[30]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[31].

Risques naturels

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Bordeaux, regroupant les 28 communes concernées par un risque de submersion marine ou de débordement de la Garonne, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[32]. Les crues significatives qui se sont produites au XXe siècle, avec plus de 6,70 m mesurés au marégraphe de Bordeaux sont celles du (7,05 m, débit de la Garonne de 700 m3/s), du (6,85 m, 1500 à 2 000 m3/s), du (6,84 m, 4 000 m3/s), du (6,77 m, 1 000 m3/s) et du (6,73 m, 2 700 m3/s). Au XXIe siècle, ce sont celles liées à la tempête Xynthia du (6,92 m, 816 m3/s) et du (6,9 m, 2500 à 3 000 m3/s). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[33]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1984, 1986, 1987, 1999, 2009 et 2013[34],[30].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[35]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[36].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bassens.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 94,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 133 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2 133 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[37],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[36].

Risques technologiques

La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO[38].

Toponymie

Formes anciennes du nom : Bassenxs, Bacenxs ou Bassenx au XIVe siècle[39],[40], Bassens en 1793 et 1801, Bassens-Carbon-Blanc entre 1806 et 1853, puis Bassens[41]. Le nom du lieu provient de Bassing (domaine de Basso), de Basso et du suffixe -ing indiquant une propriété[40].

Gentilé : les habitants de la commune sont appelés Bassenais, Bassenaise[6].

Histoire

Les premiers habitats, préhistoriques et gallo-romains, se concentrent autour de l'église et le long de la Garonne. L'ancienne voie romaine vers Blaye, le "chemin de la Vie" traversait les marais, d'après l'érudit F. Jouannet. Léo Drouyn en a donné des coupes et des plans[42]. Une nécropole mérovingienne a été redécouverte sur le site de l'église Saint-Pierre[43].

Bassens subit l'influence économique de la ville de Bordeaux dès l'Antiquité[44],[45].

Au Moyen Âge, c'est le siège de la baronnie de Montferrand[46]. On y cultive la vigne[44]. Un four de tuilier médiéval a été découvert en 1887 au château Pommerol[47].

Bassens est un lieu de résidence de parlementaires et négociants bordelais. Nobles, bourgeois, négociants et armateurs bordelais y font construire de belles demeures aux XVIIIe et XIXe siècles[44],[46].

Entre 1801 et 1806, la commune est réunie à celle de Carbon-Blanc sous le nom de Bassens-Carbon-Blanc. Les deux communes sont séparées en 1853[48],[41].

Le port est aménagé au début du XXe siècle : la construction de quais verticaux reliés à la voie ferrée Bordeaux-Paris est effectuée en 1915. Ces quais sont équipés de dix postes de navire et d'une vingtaine de grues[49].

Au cours de la Première Guerre mondiale, l'armée américaine s'implante dans la partie basse de Bassens pour y construire un nouveau port : à ce niveau de la Garonne, le site peut accueillir des installations portuaires en eaux profondes (chenal de 11 m). Elle y réalise un appontement en 1917 pour le débarquement de ses troupes et de son matériel : 8 000 Sammies font les trois-huit pour développer le « New Bassens », un appontement formé de deux estacades réunies par une passerelle pour dix postes d'accostage. Le quai américain comporte des docks et des camps ainsi qu'un hangar frigorifique. Les installations accueillent près de 700 navires jusqu'en 1919. Certaines de ces infrastructures sont encore utilisées de nos jours[49],[50],[46].

Des quais en maçonnerie sont édifiés entre 1925 et 1930 : des entrepôts pour les produits pétroliers et des hangars pour les bois coloniaux y sont construits.

Dans les années 1980 un remaniement général modifie la disposition des postes d'accostages. Un bassin de radoub est établi à la Baranquine.

Politique et administration

Administration municipale

Hôtel-de-ville de Bassens.
Hôtel-de-ville de Bassens.

La commune a été érigée en municipalité en 1793[41]. Le conseil municipal est composé de 29 élus[51], et comprend huit adjoints[52].

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Jacques Lassegue[53]    
1791 1792 Elie Payraud[54]   Boulanger puis agriculteur et propriétaire
(...)        
?   M. Mayaudon[55]   Médecin
(...)        
1922 1925 Jules Cormier    
(...)        
1965 1977 Henri Chassaing PCF Ouvrier
1977 1988
(décès)
Jacques Étourneaud
(1933-1988)
PS  
1988 mars 2001 Jean Priol[56] PS  
mars 2001 mai 2020 Jean-Pierre Turon[57] PS Retraité de l'enseignement
mai 2020[58] en cours Alexandre Rubio PS Conseiller métropolitain délégué
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Politique de développement durable

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[59].

Politique environnementale

Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[60].

Tendances politiques et résultats

Intercommunalité

Bassens au sein de la Bordeaux Métropole.
Bassens au sein de la Bordeaux Métropole.

La commune est intégrée à l'établissement public de coopération intercommunale de Bordeaux Métropole[61].

La piscine intercommunale Nelson Mandela est gérée par le syndicat intercommunal Bassens/Carbon-Blanc[62].

Autres circonscriptions

Situation du canton de Lormont dans l'arrondissement de Bordeaux en 2014.
Situation du canton de Lormont dans l'arrondissement de Bordeaux en 2014.

La commune de Bassens fait partie jusqu'en 2014 du canton de Lormont de l'arrondissement de Bordeaux. Dans le cadre de la réforme territoriale, entrée en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, un nouveau découpage territorial pour le département de la Gironde est défini par le décret du . Bien qu'il soit remodelé, la commune demeure dans le canton de Lormont[63],[64].

Instances judiciaires

Il n'y a pas d'administration judiciaire sur la commune. Le Tribunal d'instance, le Tribunal de grande instance, le Tribunal pour enfants, le Tribunal de commerce, le Conseil des prud'hommes et le Tribunal paritaire des baux ruraux se trouvent à Bordeaux, de même que la Cour d'appel, la Cour d'assises, le Tribunal administratif et la Cour administrative d'appel[65].

Jumelages

Bassens a développé des associations de jumelage avec[66],[67] :

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[68]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[69].

En 2023, la commune comptait 8 435 habitants[Note 6], en évolution de +15,9 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1651 9101 8901 8391 9001 8941 8691 8531 996
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1441 1931 2591 2811 2411 2281 2021 2161 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2141 1641 1571 9412 5892 4552 3092 1942 967
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
3 3964 8416 1336 5956 4726 9786 6946 6186 991
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
7 4048 435-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[70].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Située dans l'académie de Bordeaux, on trouve plusieurs établissements scolaires à Bassens : l'école maternelle du Bousquet, l'école maternelle Frédéric-Chopin, l'école primaire Rosa-Bonheur, l'école primaire François-Villon et le collège Manon-Cormier[71].

Les lycées Élie Faure et Les Iris sont sur la commune voisine de Lormont[72],[73].

Manifestations culturelles et festivités

Bassens adhère au Grand projet des villes de la rive droite (avec Cenon, Floirac et Lormont)[74] géré par un groupement d'intérêt économique (GIE) et, à ce titre, participe notamment à trois manifestations culturelles intercommunales :

Bassens propose tous les ans une animation dans le cadre de la manifestation intercommunale Presqu'île en page, organisée par le syndicat intercommunal à vocation culturelle (SIVOC)[78].

La médiathèque anime tout au long de l'année scolaire la manifestation de lectures partagées Entre mots, entre nous, en partenariat avec les établissements scolaires ainsi que les structures petite enfance, enfance et jeunesse de la ville[79].

Santé

Quatre médecins généralistes exercent sur la commune, ainsi que six chirurgiens-dentistes[80], des infirmiers et des kinésithérapeutes. Les habitants disposent également sur place d'un laboratoire d'analyse de biologie médicale[81].

Le centre hospitalier le plus proche se situe sur l'agglomération bordelaise, c'est le centre hospitalier universitaire de Bordeaux, réparti sur trois sites dont celui de Bordeaux (groupe hospitalier Saint-André)[82].

On trouve également une résidence pour seniors et deux maisons de retraite[83] ; trois familles d’accueil sont conventionnées[84] par le conseil départemental de la Gironde.

Sports

On trouve plusieurs installations sportives sur la ville de Bassens : les terrasses du Bousquet, qui comprend une salle omnisports de 1 141 m2, la plaine des sports Griffons-Séguinaud, qui comprend plusieurs installations dont une piste d'athlétisme, un gymnase, un dojo, deux terrains de football synthétiques et un terrain de foot en gazon. une piscine intercommunale, gérée par le syndicat intercommunal Bassens/Carbon-Blanc, deux plateaux d'évolution, l'un de 1 250 m2 et l'autre de 1 575 m2, le terrain multisports Prévert et celui de Beauval, etc[62].

Économie

Revenus de la population et fiscalité

La médiane du revenu disponible par unité de consommation était en 2012 de 18 178 €, pour 20 388 € sur le département. 60 % des foyers fiscaux étaient imposables, pour 65 % sur le département[85].

Tissu économique

Sur 531 établissements présents sur la commune à fin 2012, 1 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 11 % sur le département), 10 % du secteur de l'industrie, 13 % du secteur de la construction, 63 % de celui du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé[85].

On trouve sur la commune un port et une zone industrielle. Cette zone industrialo-portuaire est l'un des sites d'activités économiques de l'agglomération bordelaise[86]. Au titre du projet d'aménagement et de développement durable (PADD) de l'ancienne communauté urbaine de Bordeaux, le territoire de l'agglomération est identifié comme site d'intérêt métropolitain[87].

Zone portuaire

Déconstruction de la Jeanne d'Arc, août 2015.
Déconstruction de la Jeanne d'Arc, août 2015.

Situé sur la rive droite de la Garonne, le port, dit terminal de Bassens, est l'une des composantes du port de Bordeaux[49].

En 2012, la cale sèche du port de Bassens est devenue le premier site français de démantèlement de grands navires marchands[88]. Le premier navire à y être démantelé est le Matterhorn, un cargo de 115 mètres. La création de ce site par une filiale de Veolia Environnement est issue de la volonté française, au moment du Grenelle Environnement, de mettre en place sa propre capacité de déconstruction de grands navires marchands, activité jusqu'ici inexistante en Europe de l'Ouest, les vieux bateaux étant expédiés dans d'autres régions (à 90 % en Asie du Sud) où le démantèlement est opéré dans de mauvaises conditions environnementales et sociales. En , le navire école la Jeanne d'Arc est amené au port pour y être déconstruit par les entreprises Bartin Recycling et Petrofer société nouvelle, filiales du groupe Véolia[89],[90],[91]. En , c'est au tour du croiseur Colbert d'être accueillit à Bassens pour être démantelé[92].

Zone industrielle

On trouve plusieurs activités sur la zone industrielle de Bassens, comme de la production de caoutchouc synthétique (Michelin)[93] ou de la production de tourteaux d'huile de tournesol (Saipol)[94].

De par les activités qui se trouvent sur la zone, la commune est dans le périmètre de risques technologiques[95]. La ville a mis en place un comité de veille et un plan communal de sauvegarde (PCS)[96].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Plusieurs édifices de la commune[97] sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel[98] :

  • Le château de Beauval, rue du Tertre, au sommet du plateau à la limite orientale de la commune. Ensemble des XVIIIe et XIXe siècles, constitué d'un logis et d'une chapelle[99].
  • Le château Pomerol, du XIXe siècle, rue Raoul-Bourdieu, au bord du plateau et au carrefour d'anciennes voies. Aujourd'hui maison de retraite[100].
  • L'église Saint-Pierre, place de la Libération, à l'un des points les plus élevés du plateau et au centre du village où aboutissent les anciennes routes. Édifice des XIe, XIIe, XVe, XVIe et XIXe siècles, sur un emplacement occupé dès le VIIIe siècle[101], décor intérieur remanié à la fin du XXe siècle, clocher du XIIe siècle inscrit aux Monuments historiques[102]. Le clocher neuf conçu par l'architecte Paul Abadie a été récemment[C'est-à-dire ?] restauré ainsi que les clochetons[103].
  • La ferme dite clos du Barry, rue Pasteur, des XVIIIe et XIXe siècles, située à proximité du village à un carrefour de chemins anciens. Le pavillon central donne sur une petite cour, le portail d'entrée comporte une grille ouvragée, les deux ailes en retour d'équerre servaient de dépendances[104].
  • La ferme Boles, côte de la Garonne, des XVIIIe (logis et cheminées) et XIXe siècles (dépendances)[105].
  • La ferme dite domaine le Bousquet, rue du Maréchal-Joffre, sur le coteau à l'extérieur du village. Édifice des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, formé d'un long bâtiment à trois corps et de deux corps de dépendances sur le côté. Une tourelle carrée s'appuie sur la façade septentrionale du logis[106].
  • La ferme dite métairie de Fleur, rue du Tertre, au bord du plateau de Montferrand, du XVIe-XVIIe siècle, aujourd'hui partiellement détruite. D'après Léo Drouyn, elle aurait réutilisé des matériaux du château de Montferrand détruit en 1591 (cheminée et cul-de-lampe support d'échauguette)[107].
  • La maison de maître dite château d'Antichan, rue Manon-Cormier, au bord de l'ancienne route du port de Lormont, au pied du coteau. Édifice du XVIIIe siècle, constitué d'un long bâtiment entouré d'un parc. Le niveau de soubassement (transformé en appartements) abritait les chais ; on accède au rez-de-chaussée surélevé par un escalier tournant en pierre à double volée. La porte d'entrée est couronnée par un fronton orné de sculptures. La maison fut habitée au XXe siècle par Manon Cormier[108].
  • La maison de maître dite domaine Bellerive-Les Moines, quai Alfred-de-Vial, des XVIIIe et XIXe siècles, maison carrée à étage avec tours polygonales de style néo-médiéval surmontées d'un décor de créneaux[109].
  • La maison de maître dite château des Griffons, avenue des Griffons, actuel bâtiment construit au XIXe siècle par l'architecte Charles Berger pour le négociant bordelais Marc Maurel. Acquis en 1934 par la municipalité de Bassens[110].
  • La maison de maître dite domaine Lagrange, rue Fabre, au sommet du coteau, des XVIIIe et XIXe siècles, était une ancienne possession de l'abbaye cistercienne de Bonlieu. Elle est constituée d'un corps principal accolé à un corps de bâtiment plus étroit. Les aménagements de voirie ont séparé la demeure d'une partie de son parc[111].
  • La maison de maître dite château Morin, rue de la Pomme-d'Or, en bordure du plateau dominant la Garonne, du XVIIIe siècle. Elle a été partiellement détruite par un incendie en 2001 ; chapelle à abside semi-circulaire. Attribuables à l'architecte Louis Combes[112].
  • La maison de maître dite domaine Moulerin, rue d'Ambarès, à proximité de routes antiques, entourée de vignobles, date des XVIIe et XVIIIe siècles, mais a été très remaniée par la suite ainsi que le jardin (ruines de chapelle ?). Logis allongé et prolongé d'un logement et d'un chai portant la date de 1882. Lors de la vente comme bien national, le domaine comportait « maison de maître avec métairie, un chai, un cuvier, 103 journaux de vigne, terre, pré, aubarède et pacage »[113].
  • La maison de maître dite domaine Muscadet, rue d'Ambarès, à proximité de routes antiques, des XVIIIe et XIXe siècles. Ensemble composé d'un logis (partie ancienne) au centre d'une cour avec trois côtés entourés de dépendances. Les deux pavillons de la façade postérieure sont couverts d'une haute toiture d'ardoise percée d'œils-de-bœuf[114].
  • La maison de maître dite château de Séguinaud, chemin du Grand-Came, du XIXe siècle, acheté en 1878 par le négociant bordelais Urbain Maurel : cette maison de campagne comprenait alors « maison de maître, logement, chai, cuvier, grange, parc, jardin d'agrément et fontaine ». Le domaine a été racheté par la municipalité de Bassens en 1973, qui en fait alors un centre de loisirs. Bâtiment construit en U au milieu d'un parc où les vestiges d'un belvédère donnent accès à un large panorama sur la vallée de la Garonne. Plus au sud, une fontaine alimente un lavoir auquel on accède par un escalier à une volée double[115].
  • Le manoir dit château Beaumont, rue Raoul-Bourdieu, au carrefour des routes reliant Bassens, Lormont et Carbon-Blanc, du XVIIIe siècle, remanié au XXe. L'édifice se compose d'un corps de logis carré avec deux tours circulaires découronnées. La chapelle est signalée par des ouvertures surmontées d'une croix. Le parc et le château ont été acquis par la municipalité en 1955. Actuellement maison des jeunes[116].
  • Le manoir dit château Grillon, rue La Fayette, situé à la limite des zones résidentielles et de la zone industrielle dont il est séparé par la voie de chemin de fer, des XVIIIe et XIXe siècles. Façade postérieure du logis principal le long de la route, avec deux corps à pignons découverts et tourelle d'angle d'inspiration médiévale[117].
  • Les vestiges du manoir dit domaine de Meignan, rue La Rochefoucault, à la limite de la zone résidentielle et de la zone viticole, des XVIIIe et XIXe siècles : puits galbé datant de la 1re moitié du XVIIIe siècle et portail composé d'une porte cochère flanquée de deux portes piétonnes datant du 1er quart du XIXe siècle ; la grille est ornée de motifs géométriques et hérissée d'artichauts. Le parc est devenu un jardin public[118].
  • Les vestiges du manoir dit château Puy-Pelat puis domaine des Balances, rue Franklin, du XVIIIe siècle, vestiges situés à la limite de la zone portuaire entre la voie ferrée et les nouvelles routes : quelques vestiges des murs du logis percés d'une porte cintrée[119].
  • Le château de Lagarde est construit vers 1864 par l'architecte Berger pour l'armateur bordelais Émile Maurel[120]. Il est détruit dans un incendie en 1913. Il en reste les communs (logements, écurie, bergerie, grenier, remise, orangerie). Le parc a été partiellement loti et transformé en jardin public[121].
  • L'éolienne de Beauval, rue du Tertre, datant de la fin du XIXe siècle, éolienne Bollée[122]. Elle est signalée dans le circuit-patrimoine en vélo qui traverse la commune[123].

Équipements culturels

La construction de la médiathèque date de 1995. Elle a été réaménagée en 2013 (600 m2)[124], a été dotée d'un espace public numérique (EPN) labellisé Netpublic et d'une salle de spectacle de 80 places.

Patrimoine environnemental

Bassens adhère au projet de fil vert du parc des Coteaux reliant plusieurs communes de la rive droite[125], intégré à la Boucle verte de Bordeaux Métropole[126].

Personnalités liées à la commune

  • Jacques Robelin (1605-1677), mort à Bassens, maître maçon parisien.
  • Hubert Prom (1807-1896), fondateur de Maurel & Prom, propriétaire du château de Beauval au XIXe siècle.
  • Simon-Antoine Delphin de Lamothe (1725-1781), professeur en droit bordelais puis avocat au parlement de Bordeaux, propriétaire du "domaine de Muscadet".
  • Herman Georges Berger (1875-1924), escrimeur, champion olympique par équipe en 1908.
  • Madeleine Cormier, dite Manon Cormier (1896-1945), résistante française.

Héraldique

Armes

Les armes de Bassens (Gironde) se blasonnent ainsi :

D'argent au navire de gueules et d'azur, habillé et pavillonné d'or, ouvert de six sabords aussi d'azur, voguant sur une champagne du même, chargée d'un croissant d'or surmonté d'une grappe de raisin de gueules feuillée de sinople, au chef aussi de gueules chargé d'un léopard aussi d'or armé et lampassé aussi d'azur.

Voir aussi

Bibliographie

  • Histoire et Patrimoine de Bassens, Association Histoire et patrimoine de Bassens,
  • F. Sévérino, Bernard Vallier, Bassens : quelques points de son histoire, Alan Sutton (Joué-lès-Tours),
  • Guy Mayeur et Bernard Vallier, Bassens : Mémoire en images, Association Histoire et patrimoine de Bassens, , 26 p. (OCLC 468709699)
  • Gaëlle Rousseau et Bernard Vallier, Une Famille de négociants à Bassens… les Maurel !, Association Histoire et patrimoine de Bassens, , 43 p. (OCLC 469574115)
  • Guy Mayeur, Bernard Vallier et Lucienne Mayeur, Bassens : Tome II, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton (Cyr-sur-Loire), , 128 p. (ISBN 2-84910-183-4)
  • Les Américains à Bassens : 1917-1919, Association Histoire et patrimoine de Bassens, , 32 p. (OCLC 469573910)
  • Histoire de la vigne à Bassens, Association Histoire et patrimoine de Bassens, , 50 p. (OCLC 470899369)

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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