Bataille de Bergen (1759)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Bergen (Allemagne) |
| Issue | victoire française |
| Victor François duc de Broglie | Ferdinand de Brunswick-Lunebourg |
| 28 000 hommes | 35 000 hommes |
| 500 morts 1 300 blessés |
415 morts 1 770 blessés 188 disparus |
Batailles
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- Ristigouche (navale) (1760)
- Mille-Îles (1760)
- Signal Hill (1762)
| Coordonnées | 50° 09′ 18″ nord, 8° 45′ 11″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Bergen s’est déroulée le près de la ville de Bergen, à proximité de Francfort-sur-le-Main. Elle opposa une armée alliée commandée par le prince Ferdinand de Brunswick-Lunebourg, frère du duc Charles de Brunswick-Wolfenbüttel, aux forces françaises du maréchal Victor-François de Broglie. Cette bataille se solda par une victoire française décisive, empêchant ainsi une offensive alliée en direction du Rhin.
Les opérations de 1758 et du printemps 1759 sont à l'avantage des Français qui ont occupé la Hesse-Cassel et les possessions prussiennes de Rhénanie et de Westphalie (duchés de Clèves, Juliers, Berg et Ravensbourg). Mais ces succès vont être en partie annulés par la lourde défaite de Minden le .
Aussi, le prince Ferdinand de Brunswick-Lunebourg, à la tête d’une armée alliée composée de Hanovriens, Prussiens et hessois (environ 27 000 à 35 000 hommes), cherche à frapper rapidement les troupes françaises avant qu'elles ne puissent être renforcées ou soient capable de stabiliser leur nouvelle position. Il planifie une attaque surprise sur Bergen, estimant à tort que seulement 2 000 à 3 000 Français y sont stationnés. Ces estimations feront qu'il néglige son artillerie lourde, ralentie par la boue, qui sera laissée en arrière[1].
La bataille
L’engagement commence le , à 6 heure du matin par une offensive alliée sur les positions françaises autour de Rossdorf et Kilianstädten. Leur cible est le village fortifié de Bergen, le plateau environnant et la Berger‑Warte, une colline stratégique dotée d'une tourelle.
Vers 8 heure, les Alliés capturent certaines positions en hauteur, forçant initialement les Français à se replier dans les haies et vergers plus en arrière. Mais rapidement, de Broglie renforce ses positions en lançant ses réserves, obligeant les alliés à abandonner leurs positions sous la pression de la contre-attaque française.
Aux alentours 10 heures, le prince Johann Casimir d’Isembourg‑Birstein rejoint le champ de bataille et dirige avec sa troupe une nouvelle attaque contre les Français. Cependant, il est tué menant la manœuvre, sa perte désorganisant et démoralisant les troupes.
S'en suivra l’arrivée tardive de la division alliée du Holstein‑Gottorp, seulement durant l'après-midi, qui ne jouera pas un rôle majeur. Les combats s'étant changés en un duel d'artillerie après que les Français eurent consolidé leurs positions, maintenant leur avantage et leur contrôle sur les positions jusqu'à la tombée de la nuit, forçant la retraite alliée.