Bataille de Château-Thierry (1814)
bataille de 1814
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La bataille de Château-Thierry eut lieu le entre l'armée prussienne et les armées françaises. Cette bataille tire son nom du nom de la ville où elle a eu lieu, dans le département de l'Aisne en Picardie (actuellement en région Hauts-de-France).
| Date | |
|---|---|
| Lieu | près de Château-Thierry |
| Issue | Victoire française |
| Napoléon Ier | Yorck Osten-Sacken |
| 20 000 hommes | 30 000 hommes |
| 600 hommes | 2 750 hommes 9 canons |
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| Coordonnées | 49° 02′ nord, 3° 24′ est | |
|---|---|---|
Contexte
Au soir du 11 février, la bataille de Montmirail se solde par un résultat en demi-teinte pour les Français : si les soldats de Napoléon, après avoir dû affronter pendant des heures la résistance acharnée des forces russes de Sacken, en particulier sur la position du village de Marchais, sont parvenus dans une brillante contre-attaque à mettre en déroute une partie des troupes ennemies et à mettre en danger le Corps de Sacken, ce dernier a bénéficié de l'attaque tardive par le nord des Prussiens du général Yorck, venues de Château-Thierry, ainsi que de la tombée de la nuit, pour pouvoir organiser un repli sur un axe Viels-Maisons - Viffort.
A l'aube du 12 février, les troupes de Sacken traversent les lignes prussiennes aux abords du village de Montfaucon, où Sacken adjoint aux deux brigades prussiennes du général Katzler chargées de protéger leur repli et positionnées derrière la vallée du Dolloir, une brigade russe commandée par le général Heidenreich, ainsi que la cavalerie de Vasiltchikov.
Quant aux troupes françaises, elles vont se mettre en marche à leur poursuite selon deux axes : une colonne confiée au commandement de Mortier et composée des divisions Christiani et Meunier, auxquelles s’ajoutent les divisions de cavalerie Laferrière-Lévesque et Defrance, va suivre l'itinéraire de repli des Prussiens par la route menant de Montmirail à Château-Thierry, tandis que Napoléon, qui a trouvé Viels-Maisons déserté par les troupes russes, va se porter vers le nord par Mont-Cel-Enger à la tête des divisions Colbert, Guyot et des Grenadiers de la division Friant.
La bataille
A 1h de l'après-midi, les cavaliers de la Garde d'honneur de Defrance traversent le Dolloir, cours d’eau "encaissé entre deux collines, qu’un pont étroit réunissait"[1], entre Essises et Viffort, et sont confrontés à "une fourmilière de tirailleurs d’infanterie"[1], tandis que deux bataillons de la Vieille Garde, arrivés à Essises avec Napoléon, prennent d'assaut les positions de Katzler au hameau des Caquerets, sur les hauteurs du village. Menacé d'encerclement, Katzler décide de battre en retraite et reçoit par la suite un ordre de se replier jusqu'à Château-Thierry.
Entre-temps, une seconde ligne de défense prussienne a été constituée derrière un second ravin, serpentant de part et d'autre du hameau des Petites-Noues, sur les hauteurs duquel la ferme de la Trinité a été transformée en redoute. En arrière de celle-ci, la cavalerie russe de Vasiltchikov se déploie près de la ferme du Petit Ballois pour couvrir le flanc gauche de l'infanterie prussienne, positionnée sur le plateau au sud de Nesles.
Pendant que le général Christiani, qui remplace le général Michel, blessé à Montmirail, à la tête de la 2de division de la Vieille-Garde, est chargé par Mortier de l'attaque avec six bataillons, un important contingent de cavalerie reçoit l'ordre de contourner l'infanterie prussienne sur sa gauche, sensée être protégée par la cavalerie de Vasiltchikov. Cette dernière paraissant en tout état de cause débordée par la charge française, l'Oberst Georg von Jürgass, commandant la cavalerie de réserve de l'armée prussienne, reçoit l'ordre de contre-attaquer la charge française. La première charge prussienne est stoppée par une volée de tirs de carabine de la part des dragons de la Garde impériale, mais le régiment de hussards de Brandebourg repousse une charge du 10e régiment de hussards du colonel Curély, qui, rejeté en seconde ligne, parvient néanmoins à rassembler ses cavaliers pour participer au combat victorieux de la cavalerie française, ce qui lui vaudra d'être promu par l'Empereur au grade de général de brigade. A l'issue du combat, la cavalerie prussienne est forcée de se replier "dans un assez grand désordre"[2].
L'attaque française ne fut stoppée que grâce à l'artillerie prussienne située là fortuitement, ce qui permit à Yorck de battre en retraite en bon ordre sans avoir à subir de nouvelles pertes. Les Prussiens perdirent 1 250 hommes, les Russes 1 500, et les Français, 600. Les Français capturèrent également 9 canons ainsi que des vivres et bagages[3]. Les résultats cumulés en sont comparables à ceux des engagements les plus importants des guerres napoléoniennes. La bataille de Château-Thierry est la troisième de la fameuse campagne des six jours
qui voit l'armée française infliger une série de défaites à l'armée de Silésie. Les résultats cumulés en sont comparables à ceux des engagements les plus importants des guerres napoléoniennes[4].