Bataille de Ghazni
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| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Ghazni |
| Issue | Victoire gouvernementale afghane |
1 500 hommes initialement[2] inconnues |
1 000 hommes[2],[3] |
112 morts[2],[4] 56 blessés[2] 9 blessés[2] |
194 morts 147 blessés (selon l'armée afghane)[4] 226 morts (selon l'armée américaine)[2] |
| Coordonnées | 33° 33′ 00″ nord, 68° 25′ 00″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Ghazni a lieu du au pendant la guerre d'Afghanistan. L'offensive menée par les talibans à Ghazni est repoussée par l’armée afghane.
Le soir du , les talibans lancent une vaste offensive contre Ghazni, une ville de 150 000 habitants (280 000 en comptant la zone urbaine), située sur l'autoroute reliant la capitale, Kaboul, à Kandahar, la deuxième plus grande ville du pays[6],[7]. Ghazni est alors tenue par des troupes du 203e corps de l'armée nationale afghane, de la 303e zone de la police nationale afghane et des forces spéciales afghanes[8]. Les talibans commencent par attaquer les barrages tenus par les forces de sécurité afghanes aux entrées de la ville avec des armes automatiques et des mortiers[6]. Après avoir pris les chekpoints et les casernes, les insurgés s'emparent de plusieurs quartiers du nord et de l'ouest de la ville[9],[4]. Ils détruisent aussi des antennes relais de télécommunication et l'électricité est coupée le [6],[7]. Les forces gouvernementales se replient alors à l'intérieur de la ville pour tenter de tenir les bâtiments officiels[9]. La prison est également assiégée[3].
La nuit du 9 au , des hélicoptères AH-64 Apache de la 101e division aéroportée et des drones MQ-9 Reaper américains interviennent pour soutenir les forces afghanes au sol[6],[8],[2]. Des hélicoptères afghans sont aussi engagé mais l'un d'eux s'écrase[6]. Le , l'aviation américaine commencent à effectuer des frappes à Ghazni avec des A-10 et des chasseurs-bombardiers F-16[10],[2]. Des soldats américains de l'équipe de combat de la 1re brigade Stryker de la 4e division d'infanterie et trois équipes de douze bérets verts des Special Forces arrivent en renfort à Ghazni[2]. Les forces afghanes sont conseillées par le brigadier-général Richard Johnson, commandant adjoint de la 101e division aéroportée[8]. Les forces spéciales afghanes sont également appuyées par des conseillers militaires américains de la 1st Security Force Assistance Brigade (en)[10].
Les talibans bloquent également l'autoroute et l'armée doit prendre des routes secondaires pour acheminer des renforts[9]. En chemin, plusieurs convois militaires subissent des attaques de la part des insurgés[9].
Pendant les combats, les deux camps émettent des revendications contradictoires[10],[11]. Le , le gouvernement et les talibans affirment tous deux contrôler la ville[7]. Le , le ministre afghan de l'Intérieur, Waïs Barmak, affirme qu'avec l'arrivée de renforts les forces gouvernementales ont repris le contrôle total de Ghazni, mais le même jour les taliban déclarent qu'ils tiennent la majeure partie de la ville[10]. Des habitants témoignent également que les talibans sont à l'intérieur de Ghazni et qu'ils incendient des bâtiments publics et font du porte-à-porte pour réclamer de l'eau, du thé ou des brouettes pour transporter leurs blessés[12]. De nombreux habitants fuient alors la ville et les combats[5].
Le , les combats s'achèvent à Ghazni et la ville demeure sous contrôle gouvernemental[5].