Bataille de Marmelade
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Marmelade |
| Issue | Victoire espagnole |
| • André Vernet | • Toussaint Louverture |
| 1 200 hommes[1] 12 canons[1] |
Inconnues |
| Inconnues | Inconnues |
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| Coordonnées | 19° 31′ 01″ nord, 72° 21′ 00″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Marmelade a lieu le , pendant la révolution haïtienne. Elle s'achève par la victoire des Espagnols qui s'emparent de la ville de Marmelade.
Après avoir pris par surprise la ville de Dondon, le , Toussaint Louverture forme le projet de s'emparer de la ville voisine de Marmelade[2],[1]. Il se ménage dans ce but des intelligences à l'intérieur de la place et entre notamment en contact avec Jean-Baptiste Poparel — ou Paparel — commandant de plusieurs compagnies noires et d'un poste avancé[2],[1].
Le commandant républicain de Marmelade, André Vernet, un officier mulâtre, dispose sous ses ordres de 1 200 hommes, dont une légion de nouveaux libres, bien disciplinée, commandée par le lieutenant-colonel Paul Lafrance[2]. Alerté par la prise de Dondon, il envoie plusieurs appels à l'aide pour réclamer des secours[2]. Cependant le commissaire Étienne Polverel le rappelle brutalement à l'ordre le : « Ennery avait moins de forces que vous lorsqu'il a repoussé les Espagnols et les brigands réunis ; nous ne vous croyons pas un traître; mais vous ne montrez pas le courage d'un républicain; si vous ne vous en sentez pas assez pour mourir, plutôt que de céder le terrain, nous vous conseillons en frères de nous le dire franchement; nous trouverons encore des citoyens qui comptent la mort pour rien, quand il y va de leur honneur et du salut de leur pays »[2].
Déroulement
Le matin du l'armée de Toussaint lance l'attaque sur Marmelade[2],[1]. Elle se rend d'abord maître des camps de Perly et de la Crête au Pin, situés sur la route de Dondon, puis elle arrive aux abords du bourg de Marmelade[1]. L'armée de Toussaint fait alors face aux forces républicaines, positionnées à l'extrême gauche à l'habitation Poparel, au centre au bourg de Marmelade, et à l'extrême droite à l'habitation Guilbeau[1]. Le colonel Vernet dirige le centre et défend une position retranchée garnie d'artillerie[1]. Toussaint divise quant à lui son armée en deux corps : il prend lui-même la tête de l'aile gauche et laisse le commandement de son aile droite au colonel Desrouleaux[1]. Dès le début de l'attaque, Jean-Baptiste Poparel fait défection et passe avec ses forces du côté espagnol[2],[1]. Toussaint lance alors l'attaque sur la position tenue par Vernet, qui se retrouve aussi menacé sur sa gauche par Poparel[1]. Les républicains parviennent à tenir jusqu'au soir, mais ils finissent par se retirer à la tombée de la nuit pour se replier sur Ennery[2],[1]. Les troupes de Toussaint se rendent maîtres de Marmelade et s'emparent de toute l'artillerie républicaine, constituée d'une douzaine de canons[1].