Bataille de Timimoun

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Date novembre - décembre 1957
Lieu Région de Timimoun
Bataille de Timimoun
Informations générales
Date novembre - décembre 1957
Lieu Région de Timimoun
Belligérants
Armée française Drapeau de l'Algérie ALN
Commandants
Marcel Bigeard
Colonel Brunet
Commandant Ferhat
Cdt. Ben El Hachemi
Forces en présence
1750 hommes
11 avions
6-12 hélicoptères
~100 véhicules motorisés
150-200 moudjahidines
Pertes
16 tués et 18 blésées
4 hélicoptères écrasés
1 avion abattu
97 morts

Guerre d'Algérie

Batailles

Coordonnées 29° 15′ nord, 0° 15′ est
Géolocalisation sur la carte : Algérie
(Voir situation sur carte : Algérie)
Bataille de Timimoun

La bataille de Timimoun ou opération Timimoun est une série d'engagements armés se déroulant entre novembre et dans la région du Grand Erg occidental, cette bataille oppose l'ALN à l'Armée française.

La bataille de Timimoun est précédée le par la désertion de la compagnie méhariste du Touat à Hassi-Sekka planifiée depuis plus de 4 mois[1], cette désertion est rendue possible grâce au militant Mustapha Harkati qui a sensibilisé les méharistes à la révolution algérienne[2] et aussi grâce au Colonel Lotfi organisateur du front sud de l'ALN[3].

Après avoir tué 8 soldats français dont trois sous officiers, les méharistes apportent à l'ALN le renfort de 60 hommes, voire 100 hommes[4] disposant de 225 chameaux, 75 armes, 10.000 cartouches, ainsi que 3 postes radio et des matériels divers[1].

Des opérations de recherches aériennes (avec notamment la présence de trois bombardiers B-26, trois MD-315, deux Junker Ju 52 ainsi que trois avions C-47 Dakota pour le transport et le parachutage d'une compagnie qui doit arriver en urgence[5]) et terrestres sont alors menées, mais à la fin du mois d'octobre aucun résultat probant n'est enregistré[1].

Parallèlement aux opérations de recherche, l'armée française eut recours à la guerre psychologique en larguant par avions des tracts de propagande visant les méharistes destinés aux habitants de Timimoun[6],[2].

Le à Hassi-Tasselgha un convoi de la Compagnie française des pétroles d'Algérie escorté par des légionnaires de la 4e compagnie saharienne portée de la Légion est attaqué par les méharistes déserteurs, deux ingénieurs et cinq légionnaires sont tués à la première attaque, plusieurs ingénieurs, légionnaires et ouvriers musulmans (qui furent en réalité des complices[1]) sont faits prisonniers et neufs Jeeps sont incendiées. À la fin des combats, le chef de mission et six topographes appartenant à la CPA sont tués[4].

Suite à l'attaque, la région du Grand Erg occidental fut déclarée zone interdite[7] et les populations nomades de la région furent déplacées vers Hassi-Sakka où fut érigé un camp de regroupement[2],[8].

L'onde de choc médiatique obligea le général Salan, commandant en chef de l'armée française en Algérie à faire appel au 3e R.P.C du lieutenant-colonel Bigeard afin de localiser et éliminer les méharistes déserteurs[9].

Le , le lieutenant-colonel Bigeard arriva à Timimoun[10] et collabora avec le général Katz et le 1e R.E.P du Colonel Jeanpierre positionné dans la région d'El-Goléa[11]. La première phase de l'opération permit une semaine plus tard (le ) de localiser une partie des méharistes déserteurs qui se trouvèrent à environ 80 km au nord de Timimoun à Hassi-Rhambou.

Composition des armées

Armée française

Le 3e R.P.C alors positionné au sud-ouest de Colomb-Béchar arrive le à Timimoun, selon le général Jacques Massu[12] et la revue L'Ancre d'Or-Bazeilles[13], le régiment à bénéficiait des renforts suivants :

- un commando Air composé de 100 hommes.

- la 4e compagnie saharienne portée de la Légion (200 hommes sur véhicules) en cours de recherche des méharistes déserteurs, à 50 kilomètres au nord-ouest de Timimoun.

- une compagnie méhariste (disposant de 100 fusils) en mission de protection-récupération des Land-Rovers brûlés à 40 kilomètres au nord de Timimoun.

- les garnisons de Timimoun , Kerzaz et de Beni Abbès.

- 2 patrouilles de T6 pour l'appui feu, 3 avions Piper pour l'observation, 3 Nord 2501[14], 3 Junker Ju 52, 3 Dassault M315 et un détachement de 6 puis 12 hélicoptères H-34[4] du colonel Brunet pour la logistique et le transport.

- un SCR 193 à Béchar, un SCR 193 à Timimoun, deux ANGRC7 au P.C. du régiment, un ANGRC 9 par compagnie, un SCR 300 par section.

- 50 G.M.C., 14 Dodge 6 x 6, 29 Jeep.

Au total « 1750 hommes [dont 1570 parachutistes], 11 avions, 6 hélicoptères [puis 12] et tous les véhicules nécessaires [~une centaine[15]] » selon Bigeard[10].

Armée de libération nationale

Les effectifs de l'ALN lors de cette bataille sont estimés entre 150[16] et 200[10] moudjahidines (déserteurs et autres éléments de l'ALN) divisés en deux grands groupes après l'attaque de Tasselgha[2], un groupe est commandé par le commandant Ferhat[17] se trouvant à l'ouest de Timimoun, à Hassi-Ali et le second groupe est dirigé par le commandant Ben El Hachemi se trouvant au nord-est de Timimoun, à Hassi-Rhambou[18].

Déroulement de la bataille

Un bilan à réétudier

Notes et références

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