Bataille de Walem

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La bataille de Walem a lieu du au autour de la commune belge de Walem, au nord de Malines, entre les forces armées du royaume uni des Pays-Bas et le deuxième corps d'armée des volontaires de la révolution belge, dans le cadre de la guerre belgo-néerlandaise et plus précisément de la campagne d’Anvers.

Date -
Lieu Walem
Issue Victoire belge
Faits en bref Date, Lieu ...
Bataille de Walem
Description de cette image, également commentée ci-après
La prise du pont de Walem, sur une lithographie d'Antoine Dewasme-Plétinckx
Informations générales
Date -
Lieu Walem
Casus belli Révolution belge
Issue Victoire belge
Belligérants
Drapeau de la Belgique Corps francs belges Drapeau des Pays-Bas Royaume uni des Pays-Bas
Commandants
Anne François Mellinet Ghisbert Martin Cort Heyligers
Unités impliquées
2e corps de l'armée des volontaires 6e batterie d'artillerie
8e régiment de hussards
5e afdeeling
7e afdeeling
Bataillon d'instruction

Guerre belgo-néerlandaise
Campagne d'Anvers

Coordonnées 51° 04′ 19″ nord, 4° 27′ 09″ est
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Bataille de Walem
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Elle a pour objectif la prise du pont de Walem, connectant les deux rives de la Nèthe sur la route Bruxelles-Anvers. Les patriotes belges y remportent une victoire stratégique et s'emparent également d'un autre pont plus en amont, à Duffel.

Contexte

Après la victoire des Journées de Septembre, les troupes de volontaires belges sont placées sous le commandement du général Lambert Nypels dès le , lui-même succédant à Juan Van Halen. Le lendemain, le gouvernement provisoire de Belgique proclame l'indépendance du pays du royaume uni des Pays-Bas, lançant, de jure la guerre belgo-néerlandaise. En effet, dès le , les troupes belges reçoivent l'ordre d'entrer en campagne vers Anvers. Pour ce faire, elles sont divisées en deux corps d'armée composés initialement d'environ 900 hommes et quatre canons de 6 livres chacun[1]. Le premier, d'abord sous le commandement du colonel Pierre-Joseph Parent, doit se porter vers Lierre, tandis que le second, sous les ordres d'Anne François Mellinet se dirige vers Rumst, avec Malines pour première étape, où se trouvent les restes de la 10e afdeeling, ainsi que les cuirassiers et les dragons[2]. L'armée évacue cette dernière dans la nuit du [3] après une révolte populaire menée de l'intérieur par les habitants, depuis le .

Forces en présence

Armée du royaume uni des Pays-Bas

Les troupes de l'armée sont les restes de celles qui ont été défaites lors des Journées de Septembre et qui se sont repliées depuis, commandées par le général Ghisbert Martin Cort Heyligers et réparties comme suit[4] :

  • Artillerie :
    • Une demi batterie d'artillerie (batterie n°6)
  • Infanterie :
    • Le bataillon d'instruction ;
    • 5e afdeeling : un bataillon ;
    • 7e afdeeling : deux bataillons ;

Patriotes belges

Déroulement

Le , Anne François Mellinet donne l'ordre à ses hommes d'attaquer simultanément deux ponts sur la Nèthe : le pont de Walem ainsi que celui de Duffel, dont la prise par le 1er corps d'armée avait échouée les jours précédents. Le premier ouvrage était défendu par deux bataillons de la 7e afdeeling ainsi que par une demi batterie d'artillerie et le régiment de hussards numéro 8, tandis que le second était gardé par par un bataillon de la 5e afdeeling ainsi que par le bataillon d'instruction.

Les Belges prennent d'abord position dans le village de WalemCharles-Jacques Deweis d'Abconde fait arborer le drapeau de la Belgique au clocher de l'église[7]. Ils tentent ensuite une première une première sortie, effectuée par quatre[8] à six[9] chasseurs Chasteler, entrainant le reste des volontaires, mais sans succès. Le drapeau des patriotes est une première fois planté sur l'édifice, mais aussitôt enlevé par un soldat, avant qu'un autre volontaire, Nicolas Clément[10], ne vienne le lui reprendre, sans toutefois que le pont ne puisse définitivement passer sous contrôle belge.

Le lendemain, les assauts reprennent : le drapeau des chasseurs Chasteler est planté sur le pont par Émile Leboeuf[11], et celui des Luxembourgeois par Albert Mullendorff[12] et Ferdinand Nothomb[13]. Soudainement, vers midi, l'armée met à feu des explosifs placés sur le pont dans le but de le détruire, avant de procéder à une retraite organisée. La manoeuvre ne réussit que partiellement et dix-sept volotnaires belges se jettent à l'eau[14], dispersant l'arrière-garde de l'armée et procédant aux réparations de fortune du pont[15].

Voir aussi

Bibliographie

  • Achille Charpiny, Les Combattants volontaires de 1830 devant l'Histoire : Bataille de Walem, Bruxelles, Imprimerie J. Ph Van Assche, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Gustave Oppelt, Histoire générale et chronologique de la Belgique, de 1830 à 1860 : Campagne de 1830, dite « Campagne d'Anvers », Bruxelles, Hayez, (lire en ligne), « VIII ». Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références

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