Bataille de La Tannerie (9 juillet 1793)
Victoire des républicains français sur les troupes espagnoles et leurs supplétifs noirs à Saint-Domingue en 1793
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La bataille de La Tannerie se déroule le , pendant la Révolution haïtienne. Elle s'achève par la victoire des républicains, qui reprennent le fort de La Tannerie aux Espagnols.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | La Tannerie, entre Dondon et Grande-Rivière |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Étienne de Lavaux | • Jean-François |
| 800 hommes[1] | Inconnues |
| 46 morts[1] 36 blessés[1] |
Inconnues |
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Expédition de Saint-Domingue (1802-1803)
| Coordonnées | 19° 31′ 59″ nord, 72° 13′ 59″ ouest | |
|---|---|---|
Prélude
En , les insurgés noirs, ex-esclaves des Français et ralliés depuis le printemps aux Espagnols, profitent des désordres liés à l'insurrection du Cap-Français pour reprendre l'offensive[2],[3]. Le , les auxiliaires noirs marchent sur la ville de Ouanaminthe, défendue par 400 hommes et 8 canons sous les ordres de La Feuillée ; le camp Lesec, défendu par 100 hommes et 3 canons ; et le camp de La Tannerie, défendu par quelques compagnies de troupes franches, 20 artilleurs du Morbihan et 12 canons, sous les ordres du commandant Lallemand[4],[3]. Cependant, de nombreux hommes des troupes franches, constituées de noirs et d'hommes de couleur, font défection en faveur des assaillants[4],[3]. Un homme de couleur nommé Charles se rend maître du camp Lesec et s'empare de trois milliers de poudre[4],[3],[5]. À Ouanaminthe, La Feuillée fait défection et livre la ville, qui est occupée par 6 000 soldats espagnols européens et 4 000 auxiliaires noirs commandés par Jean-François[6],[4],[3],[5]. De son côté, Toussaint Louverture s'empare du camp de La Tannerie après un léger combat[4],[3],[5].
Déroulement
Le général républicain Étienne Maynaud Bizefranc de Lavaux sort alors du Cap-Français avec 800 hommes et se présente le , à trois heures du matin, devant le camp de La Tannerie, situé entre Dondon et Grande-Rivière[1],[7]. Les défenseurs, menés par Jean-François, tirent plus de 200 coups de canons, mais ils se retirent à 8 heures et abandonnent le camp aux républicains[1]. Dans une lettre écrite à l'un de ses parents, Lavaux affirme que ses pertes sont de 46 hommes et 36 blessés[1]. Le camp Lesec est également repris peu après[7].
Suites
Malgré la reprise du camp de La Tannerie, le commandant Brandicourt, mal informé et en manque de vivres, abandonne la ville de Dondon le , afin de se retirer sur Marmelade[8]. Cependant, il tombe en chemin dans une embuscade tendue par Toussaint Louverture, qui le surprend avec de faux parlementaires et le contraint à se rendre avec ses troupes sans combattre[8],[9],[10],[5]. D'après Isaac Louverture, son père Toussaint ne commandait que 600 hommes lors de cette journée, contre 1 500 pour Brandicourt[9]. Les prisonniers sont conduits à Saint-Raphaël et remis aux troupes espagnoles commandés par le marquis d'Almonas, qui les dirige sur Santo Dominguo[8]. Le commissaire Sonthonax proclame Brandicourt comme « traître à la patrie », mais celui-ci meurt en détention à Porto Rico[8].