Beaufremont
commune française du département des Vosges
From Wikipedia, the free encyclopedia
Beaufremont est une commune française située dans le département des Vosges.
| Beaufremont | |
La mairie-lavoir et la fontaine-abreuvoir. | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Neufchâteau |
| Intercommunalité | CC Terre d'Eau |
| Maire Mandat |
Jean-Paul Thivet 2025-2026 |
| Code postal | 88300 |
| Code commune | 88045 |
| Démographie | |
| Gentilé | Beaufremontais(es) |
| Population municipale |
83 hab. (2023 |
| Densité | 9,2 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 15′ 27″ nord, 5° 45′ 19″ est |
| Altitude | 460 m Min. 348 m Max. 492 m |
| Superficie | 9,02 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Vittel - Contrexéville (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Neufchâteau |
| Législatives | 4e circonscription des Vosges |
| Localisation | |
| modifier |
|
Elle est essentiellement connue pour être une ancienne place forte du duché de Bar puis du duché de Lorraine.
Géographie
Localisation
Le village de Beaufremont se situe aux marches sud de la Lorraine, sur le flanc d'une colline qui porte le même nom. Pratiquement, il se situe à dix kilomètres de l'autoroute A31 reliant Dijon à Nancy, à 80 km au sud de cette dernière et à équidistance des sorties de Châtenois et Bulgnéville.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dans la zone d'emploi d'Épinal et dans le bassin de vie de Neufchâteau[I 1].
Communes limitrophes
Beaufremont a pour voisin au levant le village d'Aulnois où s'écoule le Grand Bany, tandis qu'au couchant se trouve le village de Lemmecourt où coule le Petit Bany et qu'enfin au nord s'étend Landaville, bourg où le Petit Bany se jette dans le Grand. Les eaux de ces deux ruisseaux se jettent dans le Mouzon, un affluent de la Meuse.
Les communes limitrophes sont Aulnois, Gendreville, Hagnéville-et-Roncourt, Jainvillotte, Landaville, Lemmecourt et Malaincourt.
| Lemmecourt | Landaville | |||
| Jainvillotte | N | Aulnois | ||
| O Baufremont E | ||||
| S | ||||
| Gendreville | Hagnéville-et-Roncourt |
Hydrographie

La commune est située dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse.
Elle est drainée par le ruisseau de Lemmecourt[1],[Carte 1].
Géologie et relief
Le village, accroché au coteau, surplombe une étendue assez grande sur le pourtour de laquelle des saules pleureurs sur un sol tombant trahissent la présence passée des berges d'un étang. Ce dernier s'étendait avant la Révolution depuis la digue de la Marcarie située au-dessus de Lemmecourt jusqu'aux confins du hameau de Roncourt où les parcelles de pré sont toujours appelées la Queue de l'Étang. Au-delà de cette vallée, la terre remonte doucement puis de plus en plus abruptement pour former le coteau (que les géologues dénomment cuesta, la côte en espagnol) dit du bois de Saint Charles. Cette ligne de crête marque la limite ouest du territoire de la commune au-delà de laquelle s'étend la vallée de l'Anger et les villages de Gendreville et Jainvillotte.
Le bois de Saint-Charles offre une protection naturelle à la source d'eau appelée Naburnessart qui rassasie les Beaufremontais. En contrebas du bois était autrefois une ferme qui elle-même était une ancienne fabrique de tuiles et a donné aux parcelles avoisinantes le nom des Tuileries. Le passant peut encore observer les ruines de cette bâtisse en prenant la petite route communale qui mène à Saint-Charles. Au sud du territoire, entre Roncourt et Aulnois, s'étend un autre bois, le François Châtel qui borde la Queue de l'Étang et dans lequel prend naissance le petit Bany.

Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[3].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 031 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « St Ouen-lès-Parey_sapc », sur la commune de Saint-Ouen-lès-Parey à 8 km à vol d'oiseau[4], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [8].
Urbanisme

Typologie
Au , Beaufremont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[10],[11].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,4 %), prairies (32,7 %), terres arables (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), zones urbanisées (3,5 %), mines, décharges et chantiers (2,8 %)[12].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 55, alors qu'il était de 62 en 2016 et de 60 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 74 % étaient des résidences principales, 16,7 % des résidences secondaires et 9,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,7 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Beaufremont en 2022 en comparaison avec celle des Vosges et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (16,7 %) supérieure à celle du département (10,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
Risques naturels et technologiques
Commune située dans une zone 1 de sismicité très faible[13].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée [fundum] Berfredimontis en 1115[14] ; puis sous les formes Bafrimont (1157) ; H. de Berfremont (1168) ; H. de Berfreymont (1172) ; H. de Boffreimont (1176) ; H. de Beffremont (1179) ; H. de Berfremont (1180) ; L. de Boffremonte (1190) ; Bouffromont (1197) ; Bofremons (1202) ; Boffroimont (1211) ; Beffremont (1213) ; Bofroimont (1215) ; Beffroymont (1218) ; Boffromont (1226) ; Befromont (1236) ; Beffroimont (1255) ; Baffroimont, Bafroymunt (1256) ; Baffroimont (1256) ; Biafromont, …Petro de Biaffromont (1256) ; Befroimont, Beifroimont (1259) ; Befroimunt (1262) ; Domini de Beffrimonte (1274) ; Eccl. S. Petri de Befraimont (1289) ; Befremont (1304) ; Bofresmont (1304) ; Beffremont (1304) ; Bafremont (1367) ; Boffroymont (1326) ; Baffromont (1342) ; Buffroimont (1342) ; Boffromont (1345) ; Baffraumont (avant 1346) ; Beffromont (1348) ; Befromont (1360) ; Baffroymont (1378) ; Bauffremont (XIVe siècle) ; Bolfroimont (XIVe siècle) ; De Baffromonte, Boffromonte (1402) ; Befframont (1441) ; Besfraumont (1441) ; Boffremont (1469) ; Bouffremont (1472) ; Beffraumont (1485) ; Beaufroymont (XVIe siècle) ; Baufremont (1656) ; Baffromons (1768) ; Beauffremont, anciennement Béfroimont (1779) ; Boufraumont (XVIIIe siècle) ; Parochia Campanæ Montis[15].
Le nom de la commune semble indissociable de celui de la famille qui s'orthographie Bauffremont.
Une légende attribue l'origine du nom de cette famille à Bowermund, chef burgonde qui, après s'être fait baptiser et avoir pris comme devise « Dieu aide au premier Chrétien », prit part en 427 à la défaite des Huns. Par la suite, celui-ci aurait fondé une place forte sur une colline des bords de Meuse à laquelle ses fils auraient donné son nom.
Cette légende est attestée par l'historien local Jean-Charles Chapellier qui écrit en 1860 :
« Les premiers de ces seigneurs sont restés inconnus de nos chroniqueurs. À défaut de généalogie réelle antérieure au XIIe, le P. Claude Perri, dans son histoire de Châlons-sur-Saône publiée en 1659, avait admis une suite d'aïeux au moyen desquels il faisait descendre cette noble famille d'un chef ou roi des Bourguignons du nord nommé Vauvremont ou Beaufremontius, guerrier qui, au sortir d'Allemagne, se serait fait chrétien avec ses gens, vers l'an 427. De là, les descendants de ce prince se seraient qualifiés de Premiers barons chrétiens de Bourgogne[16]. »
Mais ce dernier émet d'autres hypothèses pour l'origine du nom Beaufremont, toutes plus ou moins fantaisistes et toutes rejetées par les travaux modernes de toponymie.
Il s'agit d'une formation médiévale en -mont au sens d'« élévation, hauteur, colline, mont, montagne », élément roman issu du gallo-roman MONTE, basé sur l'accusatif montem du latin mons de sens proche. Le premier élément représente sans doute un anthroponyme, solution fréquemment envisagée par les spécialistes pour ce type de formation. Albert Dauzat suggère le nom de personne germanique Berfrid[14], attesté par ailleurs Berfridus avec une désinence latinisée reprise telle quelle par Ernest Nègre[17].
Histoire
Préhistoire
Un tumulus funéraire situé au sommet de la colline de Saint-Charles qui fait face au village, témoigne de la présence d'une communauté sur le territoire de la commune dès le Néolithique. Les objets disposés dans les tombes pour accompagner les morts dans l'au-delà et retrouvés lors de fouilles archéologiques effectuées dans les années 1970 sont conservées au Musée lorrain de Nancy. Le site est inscrit aux monuments historiques depuis le 17 octobre 2000[réf. nécessaire].
Antiquité
Il est difficile d'établir la présence des peuples primitifs sur le territoire de la commune pendant l'Antiquité même s'il est très probable que ce dernier est visité et investi étant donné la situation topographique du lieu qui en fait un poste militaire facile à défendre[18]. L'emplacement de Beaufremont, non loin de Grand et de Soulosse ainsi que les noms des villages voisins renvoient à un peuplement très probable par les Leuques et les Romains (le nom de Jainvillotte viendrait du latin Jani-Villula qui renvoie au dieu Janus, Lemmecourt viendrait du celte lem ou lam qui signifie bois et du latin curia)[18].
Avant la fin de l'empire romain, le territoire de la commune est investi par les Burgondes dont un des chefs, Bowermund ou Vauvremont, jette les bases d'un château fort au début du Ve siècle. Par la suite, l'histoire du village de Beaufremont ne peut être objectivement évoquée sans entreprendre en même temps l'étude de celle de la famille de Bauffremont. La présence des vestiges du château fort qui appartient toujours à la famille éponyme montre l'évidence de ce rapprochement.
Moyen Âge
Un diplôme de l'empereur Frédéric Barberousse, daté de Mont-Bar au royaume de Bourgogne le , cite le château de Bafrimont comme étant sous la protection du Saint-Empire romain germanique[19],[20]. Cette pièce importante révèle les noms des plus anciens seigneurs de Beaufremont qui nous soient parvenus (Eudes, Liébaud et Hugues) ainsi que la nature de la seigneurie de Beaufremont au XIIe siècle qui est alors un fief héréditaire relevant directement de l'Empire et comprenant des terres, des forêts, des étangs dans les territoires de Lemmecourt, Landaville-le-Bas, Gendreville, Médonville et Malaincourt.
La baronnie de Beaufremont est également mentionnée en 1210, dans un titre de Reinald de Chantilly, évêque de Toul, à l'occasion d'une donation à l'Abbaye Saint-Èvre de Toul. Ce titre mentionne un certain Milo Miles, écuyer de Beffroimont, et Liébaud, son frère, cédant par cet acte à l'abbaye tout ce qu'ils possédaient à Trondes[20].

La présence de la famille de Bauffremont dans le château médiéval est attestée dans les annales de l'évêché de Toul[20]. En effet, en 1271, Gauthier de Bauffremont s'est fait élire évêque de Toul par une partie du chapitre, puis est chassé par le duc Ferry III de Lorraine. Cet épisode qui voit les troupes du seigneur de Bauffremont affronter le temps d'une bataille celles de Ferri III, fait dire aux historiens que les Bauffremont étaient capables de se soulever contre le duc de Lorraine.
Au XIIIe siècle, les Bauffremont sont attachés au service du duc de Bourgogne bien que les terres de la baronnie sont situées dans le duché de Bar. Le premier à paraître à la cour de Bourgogne est Liébaud III, baron de Bauffremont, gouverneur lieutenant pour Phillipe le Bel au comté de Bourgogne en 1297 et 1298. Plus tard, Pierre de Bauffremont, comte de Charny fait partie des premiers chevaliers de la Toison d'Or réunis en 1430 à Bruges par le duc Philippe le Bon.
En 1459 Jean de Beffremont, chevalier, seigneur de Mirebeau et chambellan de Philippe le Bon, est chargé par le duc de collecter les coutumes des nobles[Note 3] afin de rédiger la première version écrite des coutumes de Bourgogne - ouvrage de référence en cas de litiges[21].
La branche aînée de la famille Bauffremont s'éteint au début du XVe siècle lorsque Jean de Bauffremont meurt sur le champ de bataille d'Azincourt le . De nos jours, sa pierre tombale peut-être vue dans l’église paroissiale de Beaufremont. La baronnie est donc transférée à la branche cadette et reste dans la famille jusqu'en 1468, année de la mort de Pierre III qui n'avait pas de descendance masculine.
René Ier d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar, donne alors la baronnie à Ferry II, comte de Vaudémont, mais le , la baronnie est rétrocédée sous la pression de l'empereur à Claude d'Arberg de la maison Neufchâtel-Valangin, neveu par alliance de Jean de Beauffremont, mort à Azincourt[20].
À la fin du Moyen Âge, Beaufremont est une baronnie s'étendant sur plusieurs villages et protégée par un château fort. Entouré de fossés profonds et flanqué de tours dont les murs avaient quatre à cinq mètres d’épaisseur, c'est alors une puissante place forte aux confins des duchés de Bar, de Lorraine et de Bourgogne.
Temps modernes

Division de la baronnie en deux domaines
En 1517, la baronnie passe par succession aux comtes de Challant, une puissante famille originaire du Val d'Aoste. Son plus illustre membre, René de Challant, fidèle serviteur des ducs de Savoie, fait construire en l'église de Beaufremont la chapelle du saint évêque d'Aoste, saint Grat[22], ainsi qu'à l'origine de la construction des croix de chemin de Beaufremont et de Gendreville, toutes deux datées de 1534.
Lorsque René de Challant meurt en 1565, la propriété revient à ses deux filles issues du mariage avec Mencie du Portugal :
- Philiberte de Challant (morte en 1589), mariée à Joseph de Tornielle (en italien : Giuseppe Tornielli) originaire de Milan ;
- Isabelle de Challant (1530-Turin le ), mariée à un noble d’origine italienne, issu d'une famille implantée dans la région germanophone du Trentin, Jean-Frédéric Madruzzo.
Les deux familles s'installèrent alors à Beaufremont[20]. Plus tard, les petits-fils de René décident de diviser la baronnie en deux parts égales en 1589. La partie basse du château revint aux Tornielle tandis que la partie haute revint aux Madruce. Cette séparation entraîne la modification de l'agencement du château, dont les traces sont encore visibles, et concerne également les propriétés et les redevances dans les différents villages dépendants de la baronnie[23]. Tous les immeubles ne pouvant être partagés, un colombier est érigé par la famille Madruce qui en est alors dépourvue afin de bénéficier de ce privilège de haute-justice. Cette séparation de la baronnie se maintient jusqu'à la Révolution française.
Les comtes de Tornielles et de Madruce remplissent aux côtés des ducs de Lorraine d'importantes fonctions. En 1625, la partie des Madruce échoue par mariage à Charles de Lenoncourt, seigneur de Serre[20], issu d'une illustre famille noble de Lorraine. Ce dernier est fait bailli et gouverneur de Saint-Mihiel en 1630 par le duc Charles IV.
Guerres et les misères du XVIIe siècle
Qualifié par les historiens français de « Grand Siècle », le XVIIe siècle voit passer passer en Lorraine des hordes de soldats qui ravagent les villages et rançonnent les habitants au cours des guerres qui opposent les grandes puissances européennes. Ces guerres apportent également leur lot de maladies et d'épidémies (peste bubonique et typhus) qui contribuent au dépeuplement des villes et des villages.

Beaufremont et les villages de la baronnie n'échappent pas à ces affres. La peste est le premier fléau à fraper la baronnie, dépeuplant les villages alentours[24], mais Beaufremont subit également les conséquences militaires du conflit qui opposer Charles IV de Lorraine au roi Louis XIII.
En effet, en , Charles de Lenoncourt, baron de Beaufremont, répond à l'appel du duc Charles IV de Lorraine et prend la conduite des troupes défendant Saint-Mihiel assiégée par Louis XIII en personne. L'issue de la confrontation tourne en la défaveur des Lorrains et Charles de Lenoncourt est fait prisonnier et incarcéré à la Bastille avec d'autres officiers lorrains bien que Louis XIII a donné sa parole de leur laisser la liberté lors des négociations de reddition. En 1636, le cardinal de Richelieu ordonne la destruction des fortifications du château afin de pacifier la région en supprimant un refuge dont usait la soldatesque croate qui pillait et rançonnait les habitants des alentours. En fait, le ministre de Louis XIII punissait Charles de Lenoncourt qtoujours emprisonné à la Bastille et pour affaiblir, au passage, les défenses de la Lorraine. À quelques lieues de Beaufremont, la ville fortifiée de La Mothe-en-Bassigny connaît un sort encore plus cruel puisqu'elle est vidée de ses habitants et détruite pierre par pierre après avoir subi pas moins de quatre sièges entre 1634 et 1645[24].
En conséquence, la population de la baronnie chute drastiquement (comme dans le reste des duchés de Lorraine et de Bar dont la population est divisée par deux au cours de la terrible guerre de Trente Ans) et les revenus de la terre diminuent considérablement. Les deux familles possédant la baronnie sont ruinées et contraintes de vendre leur bien[20],[24] :
- Antoine de Lenoncourt, fils de Charles céde sa part du domaine le à François d'Alençon, lieutenant général au bailliage de Bar-le-Duc.
- Les Tornielle en font de même en 1687 à Claude-François Labbé, président de la chambre des comptes de Lorraine et conseiller-secrétaire d'État du duc Charles IV puis garde des sceaux du duc Léopold[25].
- Armoiries de la famille d'Alençon.
- Armoiries de la famille Labbé.
XVIIIe siècle
Au XVIIIe siècle, la baronnie de Beaufremont se compose de huit communautés villageoises implantées sur un territoire d'une superficie totale de 5 378 ha : Aulnois, Beaufremont, Gendreville, Landaville-le-Bas, Lemmecourt, Malaincourt, Médonville et Urville. Trois petits cours d'eau arrosent ces communautés : le Bani (d'Aulnois à Landaville), le ruisseau de l'Etanchotte (de Beaufremont à Landaville en passant par Lemmecourt) et l'Anger (Malaincourt, Médonville, Gendreville).
La population est essentiellement paysanne et se compose alors d'une majorité de laboureurs, de manœuvriers, et de quelques petits artisans (charpentiers, tuiliers, maçons…). Les laboureurs disposent de quelques chevaux, vaches, moutons et porcs. Ils possèdent en moyenne une à deux charrues. Le manœuvrier ne posséde, lui, ni charrue, ni attelage mais il peut posséder quelques terres. Les déclarations de 1708 montrent que l'agriculture repose alors essentiellement sur la production de céréales (blé, avoine, froment et orge) dont les rendements sont jugés faibles, la plupart des terres labourables étant mauvaises malgré la pratique de l'assolement et de la jachère. La vigne est également cultivée mais le vin est de médiocre qualité. Dans les jardins sont cultivées pois, lentilles et navets, la pomme de terre n'étant introduite qu'à la fin du XVIIIe siècle à Beaufremont. Les forêts sont essentiellement plantées de chênes, de hêtres et de coudriers mais beaucoup de bois sont abandonnés et remplis de ronces, d'épines et de charmilles. Cette situation généralisée à la Lorraine au sortir des guerres du XVIIe siècle fait prendre au duc Léopold l'édit du interdisant la pâture des troupeaux dans les bois de réserve pendant cinq ans[20].
Avant 1789, les eaux du ruisseau de l'Etanchotte sont retenues par des digues formant trois étangs, bien visibles sur les cartes de Cassini (l'étang de Lemmecourt d'une surface de 50 arpents, l'étang de réserve de 70 arpents et le grand étang de 300 arpents)[20].
Le reste du territoire est partagé entre forêts et cultures, une partie appartenant directement au domaine seigneurial, l'autre, la directe seigneuriale, revenant aux laboureurs issus des communautés. Dans chaque village, les habitants forment une communauté qui possédant des pâquis et des bois communaux sur lesquels s'exerçaient des droits d'usage. Dans les forêts, il en existait trois :
- le maronage permettait à la communauté de tirer le bois nécessaire à la construction et à la réparation des bâtiments ;
- l'affouage donnait à chaque foyer une part de bois de chauffage ;
- la glandée autorisait sur une période donnée de l'année le pâturage des porcs dans les forêts de chênes.
La communauté a également droit de vaine pâture sur les pâquis, les terres arables après la moisson, les friches et les bruyères[20].

Au XVIIIe siècle, l'industrie sur le territoire de la baronnie se limite à :
- une tuilerie à Beaufremont même (sur la chaussée du grand étang) ;
- trois moulins à grain (Gendreville, Médonville et Landaville) ;
- un moulin à foulon situé à Malaincourt ;
- des pressoirs et des fours (notamment dans l'enceinte du château) ;
- une tannerie au moulin de l'Etanchotte si l'on en croit la carte des Naudins présentée ci-contre.
À cette époque, le système fiscal en usage dans la baronnie est marqué par l'accumulation de droits et redevances payables aux seigneurs du lieu et caractéristiques de l'Ancien Régime : la taille seigneuriale à volonté (autorisée par la coutume de Saint Mihiel), les redevances sur les ménages et les maisons, les corvées décomptées en jour de labeur, le droit de guet et de garde, le droit de bourgeoisie (principalement payé à Beaufremont par les officiers des seigneurs ou par les étrangers de la baronnie désirant y acquérir un bien), le cens, les redevances usagères, les droits de lods et de vente, les banalités, les dîmes et le gerbage. Ces redevances sont prélevées par les officiers de seigneurs. À cela pouvaient s'ajouter des amendes infligées en cas d'usurpation d'un droit de hautes justices qui était l'apanage des seigneurs : droit de chasse, droit de pêche, droit de troupeau à part et droit de colombier[20].
Les seigneurs de Beaufremont, titulaires du droit de haute justice s'entourent d'une administration pour les suppléer dans ces tâches judiciaires mais également dans la gestion des domaines seigneuriaux ainsi que dans la collecte des taxes. Les faits relevant de la haute justice sont jugés par un tribunal seigneurial composé d'un juge ou prévôt généralement choisi parmi les avocats du bailliage voisin, d'un procureur fiscal, d'un sergent et d'un greffier. Pour les faits relevant de la basse justice, le maire, officier nommé par le seigneur parmi les membres de la communauté exerce les pouvoirs de police, jugeant et percevant les amendes. En outre, il est le représentant de la communauté auprès des seigneurs et recueille les doléances de ses membres. Il est également chargé d'entretenir les fortifications, de réglementer le travail et les métiers, d'établir les déclarations des communautés (rôle des impôts) et de réunir et présider les plaids annuels. Lors de ces assemblées qui réunissaient les villageois de chaque village depuis l'édit du duc Charles III de Lorraine de 1598, les droits des seigneurs sont rappelés et les nouveaux officiers nommés. Parmi ces « fonctionnaires » seigneuriaux, on retrouve :
- les gruyers chargés de la gestion des forêts ;
- les forestiers chargés de la surveillance des bois et les bangards, de la surveillance des fruits champêtres ;
- les notaires (également parfois dénommés tabellions ou garde-note)[20].
La particularité de la baronnie de Beaufremont réside dans le fait qu'étant partagée entre deux seigneurs, chaque charge y est doublée. Ainsi était-il nommé dans chaque village de la baronnie deux maires : l'un pour la partie des seigneurs d'Alençon, l'autre pour la partie de la famille Labbé et il en allait ainsi de toutes les fonctions dépositaires du pouvoir seigneurial. Ainsi, lors du plaid annal tenu à Aulnois le , sont désignés[20] :
- Anthoine Poirson, maire pour la partie des seigneurs d'Alençon et Jean Thiébaut, maire pour la partie de M. Labbé ;
- Jacques Beston, forestier pour la partie des seigneurs d'Alençon et Jean Barbe, forestier pour la partie de M. Labbé ;
- Nicolas Bertrand, bagnard pour partie des seigneurs d'Alençon et Claude Collin, bagnard pour là partir de M. Labbé.
- etc
À partir de 1737, la Lorraine est gouvernée par Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, un intendant français et les prérogatives des seigneurs diminuent au profit des officiers royaux à ses ordres :
- en 1738, un arrêt du duc Stanislas Leszczynski confirme le rôle des syndics de communauté qui prennent petit à petit la place du maire, principal officier du seigneur. Ils sont élus par la communauté pour un an et rendent compte de la gestion à leurs successeurs ainsi qu'à l'intendant.
- à partir de 1740, la gestion des forêts échappe à l'autorité des seigneurs pour échoir à celle du pouvoir central. Pour Beaufremont, la demande de coupe s'effectue auprès du grand gruyer de la maîtrise de Saint-Mihiel.
- en 1751, la carte administrative est redessinée et Beaufremont rattaché au bailliage de Neufchâteau (ancien bailliage : Saint-Mihiel). Les officiers seigneuriaux voient leurs pouvoirs se limiter et tous les litiges des communautés sont attribués au lieutenant général du bailliage[20].
En 1725, Claude-Antoine Labbé est créé comte de Morvilliers (Liffol-le-Grand) par le duc Léopold Ier de Lorraine. En 1763, il afferme ses droits sur sa partie de la baronnie à Elophe Perru pour une durée de neuf ans. Le marquis de Luigné succède à Claude-Antoine Labbé en 1764. Issu de la noblesse française, il réside à Paris et ne s'est jamais rendu à Beaufremont. En 1778, il vend tout ce qu'il y posséde à Jean-François-André, comte de Neuilly-Brunet[réf. nécessaire].
En 1766, année de l'annexion des États lorrains à la France par la création du grand-gouvernement de Lorraine-et-Barrois, le maire Antoine Laborde demande au roi l'autorisation de couper des chênes dans la forêt afin d'en faire une conduite amenant l'eau de la source de Naburnessart au village. Pour la première fois, les habitants de Beaufremont peuvent ainsi bénéficier des bienfaits de l'eau courante au lavoir et à la fontaine construits à cette occasion[26].
Révolution française et Empire
Au cours de la Révolution française, les héritiers des deux familles se partageant la seigneurie émigrent . Elizabeth-Thérèse d'Alençon, marquise de Villers, s'établit en Prusse où le roi Frédéric-Guillaume lui accorde l'asile ainsi qu'une pension de 300 francs. Aussitôt connu leur exil, leurs biens sont saisis et vendus comme biens nationaux[réf. nécessaire] :
- Une délibération des notables de Beaufremont du aboutit à l'autorisation d'assécher les étangs dont les sols sont partagés entre le domaine national et la commune. Le domaine national le vend en gros à des acquéreurs qui le revendent en détail tandis que la portion laissée à la commune est distribuée à tous les individus habitant la localité.
- En l'an III (1795), les châteaux des deux familles et leurs dépendances ainsi que la marcairie, la forêt du comte de Neuilly, les vignes, les terres labourables et les près à Beaufremont passent successivement à des acquéreurs qui s'en enrichissent.
- Le 1er thermidor an III (), le moulin de l'Etanchotte et ses dépendances appartenant aussi aux deux seigneurs est vendu 52 100 francs.
- Le 10 thermidor an III (), la ferme des héritiers du comte de Neuilly à Beaufremont est adjugée à plusieurs acquéreurs pour la somme de 460 100 francs tandis que celle d'Elisabeth-Thérèse d'Alençon l'est pour la somme de 550 100 francs.
- Les autres biens de la seigneurie répartis dans les autres villages sont également vendus (moulins de Gendreville, de Malaincourt, gagnages dans les différents villages, breuils).
En 1791, les biens ecclésiastiques de toute la baronnie y compris les œuvres communes des pauvres sont saisis et vendus devant les commissaires du gouvernement. Les prêtres durent prêter serment à la constitution civile du clergé. Certains le font pressés par les évènements ou par esprit de conciliation puis se rétractent devant leurs paroissiens. Contraints d'(émigrer ou de se cacher, ils sont remplacés par des prêtres assermentés[réf. nécessaire]. C'est le cas de M. Baudot, curé de Lemmecourt. M. Marchal, curé de Beaufremont est dénoncé comme prêtre non assermenté et mis en détention à l'hospice des orphelins à Epinal jusqu'au . Durant cette période, les habitants de Lemmecourt aident des prêtres réfractaires à se cacher dans la grotte de Chèvre-Roche, située dans la forêt de Moyenmont sur la commune de Landaville[27].
Outre la vente des biens seigneuriaux et ecclésiastiques qui entraîne notamment l'assèchement des étangs, cette période voit la destruction des symboles de la féodalité ainsi que la confiscation de biens pour contribuer à l'effort des guerres contre l'étranger[réf. nécessaire] :
- Le , le conseil général de la commune décide de murer la porte de la chapelle des seigneurs dans l'église paroissiale. Les armoiries gravées sont détruites.
- À la même date, les pierres des fourches patibulaires situées sur la côte Saint-Antoine, au lieu-dit à la Justice, sont vendues au profit de la commune et employées pour la construction d'une porte de grange. Cette vente fait ainsi disparaître définitivement les symboles de la justice seigneuriale.
- Deux cloches de l'église de Beaufremont, datant de 1782, sont prélevées pour être fondues.
- Le 28 frimaire an II (), le caveau des anciens barons de Beaufremont est ouvert sur ordre de la municipalité pour y prélever le réceptacle en plomb contenant le cœur de Charlotte de Madruce. Le cœur est jeté et le plomb envoyé au chef-lieu du district.
La commune est érigée en chef-lieu de canton à la suite du décret du , statut qu'elle perd dès 1801. Le canton de Beaufremont regroupe alors les municipalités de Brechaincourt et Villars, Circourt, Tilleux, Certilleux, Jainvillotte, Lemmecourt, Landaville haut et bas, Pompierre et Sartes. Les autres municipalités de la baronnie, Aulnois, Gendreville, Malaincourt et Médonville sont attribuées au canton de Bulgnéville. Urville est rattaché au canton de Vrécourt. Les frontières de l'ancienne baronnie sont ainsi définitivement gommées.
- Beaufremont au tout début du XXe siècle
- La chapelle Saint Joseph.
- Croix de chemin, dite Croix d'Alberg.
- L'ancien château...
- ... son pont-levis...
- ... et ses anciennes tourelles.
Époque contemporaine
La Restauration voit le retour d'exil de l'abbé Baudot qui est obligé de racheter le presbytère de Lemmecourt qui avait été vendu comme bien national le 20 prairial an IV (), et devient le curé des paroisses réunies de Beaufremont et Lemmecourt. Elisabeth-Thérèse d'Alençon, marquise de Villers, également de retour de l'émigration, s'établit à Metz d'où elle rend visite aux habitants de Beaufremont. Au moment de ce retour, la plupart de ses terres et logis étaient vendus comme biens nationaux. Seule la forêt d'Alençon et quelques terres provenant de l'ancien grand étang restaient sans acquéreur. Ces biens lui sont restitués. Elle consacre ses économies et les dernières années de sa vie :
- à la construction du presbytère de Beaufremont sur le chemin de Lemmecourt qu'elle céde à la commune ;
- à l'édification de l'autel et du retable de la chapelle Saint-Grat dans l'église paroissiale ;
- à la donation à la commune de Beaufremont en date du :
- d'une somme de 2 400 francs dont la rente annuelle est affectée au traitement d'une sœur chargée de donner l'instruction gratuite aux filles pauvres de la paroisse ;
- d'une maison dans la rue du Taureau destinée à cette classe de filles et au logement de la sœur.
La marquise de Villers, dernière baronne de Beaufremont, meurt à Metz le à l'âge de 87 ans.
Dans la première moitié du XIXe siècle, le château est en partie détruit par ses acquéreurs qui en revendent les pierres de taille. Revendu en 1815, il subit de nouvelles mutilations parmi lesquelles la destruction en 1824 de la Tour d'ardoise qui était le donjon dominant tous les autres bâtiments. Un cultivateur et trois familles d'ouvriers s'installent dans ce qui restaient de logements et de greniers après les destructions. L'ancienne maison du portier, une partie des écuries, la bouverie et le pressoir, situés à environ cent mètres au-dessous du château sont occupés par une puis deux familles de cultivateurs[réf. nécessaire].
En 1860, les descendants de la branche cadette de Scey-sur-Saône de la famille de Bauffremont achètent le château de leurs ancêtres pour s'y établir quatre siècles après leurs ancêtres.
En 1870, l'abbé Mourot, deuxième curé du nom à Beaufremont, achète et transforme le colombier construit à la fin du XVIe siècle en chapelle consacrée à saint Joseph.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Neufchâteau du département des Vosges[I 1].
Après avoir été le chef-lieu d'un canton de 1793 à 1801, la commune faisait partie depuis lors du canton de Neufchâteau[28]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Neufchâteau[I 1] porté de 25 à 47 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription des Vosges.
Intercommunalité
Beaufremont était membre de la petite communauté de communes de Bulgnéville entre Xaintois et Bassigny, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1992 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes de Vittel-Contrexéville pour former, le , la communauté de communes Terre d'Eau dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
Budget et fiscalité 2022
En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[35] :
- total des produits de fonctionnement : 91 000 €, soit 1 044 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 61 000 €, soit 699 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 21 000 €, soit 245 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 12 000 €, soit 136 € par habitant ;
- endettement : 30 000 €, soit 347 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 15,51 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 32,82 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 17,01 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 15,31 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation[I 6].
Équipements et services publics
Espaces publics
En 2025, la commune est labellisée « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[36].
Enseignement
Établissements d'enseignements[37] :
- Écoles maternelles et primaires à Landaville, Rouvres-la-Chétive, Saint-Ouen-lès-Parey, Bulgnéville, Châtenois.
- Collèges à Châtenois, Mandres-sur-Vair, Neufchâteau, Bourmont-entre-Meuse-et-Mouzon.
- Lycées à Mandres-sur-Vair, Neufchâteau, Contrexéville.
Santé
Professionnels et établissements de santé[38] :
- Médecins à Bulgnéville, Châtenois, Vrécourt, Neufchâteau.
- Pharmacies à Bulgnéville, Châtenois, Vrécourt, Neufchâteau.
- Hôpitaux à Neufchâteau, Vittel, Lamarche, Mattaincourt.
Population et société
Les habitants sont appelés les Beaufremontais.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].
En 2023, la commune comptait 83 habitants[Note 4], en évolution de −7,78 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Cultes
- Culte catholique, Paroisse de Bouffémont, Béthemont, Chauvry [42], Diocèse de Saint-Dié.
Économie
- Culture et élevage associés.
- Élevage de vaches laitières.
- Exploitation forestière.
- Commerces et services de proximité.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La commune compte plusieurs édifices ou objets protégés au titre des monuments historques :
- Croix de chemin du XVe siècle
Classée MH (1906)[43], près de la mairie et près du chemin du Taureau[44]. - Les vestiges du château de Bauffremont
Classé MH (1994)[45],[46],[47]. - Trois coffres sous tumuli du "Bois-Saint-Charles"
Inscrit MH (2000)[48].
- Croix de chemin.
- Vestiges du château (pont levis ouest).
- Vestiges du château (enceinte sud).
On peut également signaler :
- L'église Saint-Pierre et Saint-Paul
- Croquis de l'église avant la reconstruction du clocher en 1850.
- Croquis du clocher après 1850.
- Église Saint Pierre-Saint Paul.
- La chapelle-colombier
- Chapelle Saint-Joseph avant restauration (2006).
- Chapelle Saint-Joseph restaurée (2011).
- La mairie-lavoir, construite en 1843 sur les plans d'Abel Mathey, architecte à Neufchâteau[53]
- Cheminée géodésique
- Presbytère, construit en 1817 aux frais d'Elisabeth Thérèse d'Alençon, marquise de Villers, et vendu à la commune par le curé Baudot en 1818[54]
- Ancien lavoir de la première moitié du XIXe siècle[55].
- Fontaine-abreuvoir construite en 1843 sur des plans d'Abel Mathey, architecte à Neufchâteau[56]
- Anciennes fermes et maisons des XVIIIe et XIXe siècles[57].
- L'ancien lavoir.
- La cheminée géodésique.
Fêtes et coutumes
- La fête patronale du village tombe le , jour de la célébration de saint Pierre et saint Paul, saints patrons de l'église du lieu.
- Beaufremont fait partie des communes où l'on dresse des chavandes de bois que l'on brûle pour fêter Saint-Jean au solstice d'été. Au cours des années nonante, l'association locale "Entente et loisirs" éleva de hautes chavandes dont l'architecture travaillée s'inspirait de monuments célèbres.
- Arc de triomphe (1992).
- Tour Eiffel (1994).
- Tour de Pise (1995).
- Tour d'horloge de Smyrne (1997).
- Marché de fer de Port-au-Prince (1999).
- Tour chinoise (2001).
- Embrasement de la tour de Pise,
- … de la tour Eiffel,
- … de l'arc de triomphe.
Personnalités liées à la commune
- Famille de Bauffremont
- Liébaut III de Bauffremont
Héraldique, logotype et devise
| Blason | Vairé d’or et de gueules. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le blason repris par la commune n'est autre que celui de la Maison de Bauffremont, d’ancienne chevalerie[58]. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Bibliographie
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 121 : Beaufremont
- Jean-Charles Chapellier, Essai historique sur Beaufremont, son château et ses barons, Épinal, Imprimerie de veuve Gley, , 487 p.

- Sandrine Farnocchia, La seigneurie de Beaufremont au XVIIIe siècle, Nancy, Université de Nancy 2 (mémoire de maîtrise), , 155 p.

Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de Beaufremont (88045) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 5]
- Beaufremont sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Beaufremont » sur Géoportail.


