Beinette
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Histoire
Le toponyme révèle clairement une origine très ancienne, tirant son nom de la principale tribu ligure de la région, les Bagienni, qui s'étaient installés dans le sud du Piémont avant la conquête romaine. Il est probable que la colonie romaine se soit développée sur le site d'un ancien établissement indigène, dont aucune trace n'a cependant été retrouvée. Le nom celto-ligure, en effet, a perduré malgré la latinisation ultérieure du territoire.
Domination romaine
Les premiers siècles de la domination romaine coïncidèrent avec la période la plus prospère de l'histoire de Beinette. De nombreuses découvertes archéologiques témoignent de la richesse artistique de cette petite ville qui, cependant, à la suite du déclin politique et économique de Rome, connut un déclin rapide à partir du IVe siècle.
Le Moyen Âge
Pendant longtemps, Beinette est absente des documents officiels. Elle réapparaît quelques années avant l'an 1000, dans une donation faite par un certain Johannes, habitant de Bagenne, à l'évêque d'Asti. Vers le milieu du XIe siècle, un diplôme émis par Henri III confirme la domination de l'Église d'Asti sur le district de Bredulo et mentionne à nouveau la cour de Baienna Superioris. Le village redevient alors un lieu prospère et important, désormais défendu par un château. Il possède également un vaste territoire, s'étendant jusqu'à Bisalta, avec une église paroissiale et le couvent de Santo Stefano del Lago, sous la juridiction de Sant'Anastasio d'Asti.
La Renaissance
Soumise aux évêques d'Asti dès ses origines, Beinette fut concédée en fief, d'abord aux marquis de Busca, puis aux seigneurs de Forfice, et enfin, en 1237, aux seigneurs de Morozzo. Occupée en 1245 par les troupes de Coni, elle subit leur influence pendant plus d'un siècle. Passée aux princes d'Achaïe en 1382, Beinette devint une commune libre en 1385, puis fut conquise en 1396 par les marquis de Monferrat, qui la cédèrent la même année à la maison de Savoie.
De 1600 à 1800
Endommagée à plusieurs reprises lors des guerres qui affectèrent la forteresse de Coni dès le XVIe siècle, la ville fut occupée par les troupes franco-hispaniques en 1744, puis, vers la fin du siècle, elle fut le théâtre de violents combats entre les armées autrichiennes et napoléoniennes.