Mustela kathiah
espèce de mammifère
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Cataquil, Belette à ventre jaune
Statut CITES
Répartition géographique
- Mustela (Putorius) kathiah B. H. Hodgson, 1835 (Protonyme)[2]
- Mustela auriventer B. H. Hodgson, 1837[2]
- Mustela Cathia B. H. Hodgson, 1837[2]
- Mustela Kathia B. H. Hodgson, 1842[2]
- Gymnopus kathiah J. E. Gray, 1865[2]
- Putorius dorsalis Trouessart, 1895[2]
- Arctogale tsaidamensis Hilzheimer, 1910[2]
- Arctogale melli Matschie, 1922[2]
- Mustela kathiah caporiacco De Beaux, 1935[2]
- Mustela altaica kathiah H. E. Anthony, 1941[2]
- Mustela kathiah kathiah Wozencraft, 2005[2]
- Mustela altaica tsaidamensis A. T. Smith & Xie Yan, 2008[2]
La Cataquil (Mustela kathiah), également connue sous le nom de Belette à ventre jaune, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Mustelidés. Cette espèce, proche parente des hermines, est connue pour sa capacité à terrasser des chèvres et des moutons malgré sa petite taille. Elle est classée LC (préoccupation mineure) sur la liste rouge de l'UICN.
Dénominations
- Nom scientifique valide : Mustela kathiah Hodgson, 1835 selon Mammal Diversity Database (25 mai 2026)[3] ;
- Nom normalisé anglais : Yellow-bellied Weasel ;
- Noms vulgaires : Belette à ventre jaune[4] ;
- Noms vernaculaires : Cataquil[5][6], Belette.
Taxonomie
L'espèce Mustela kathiah a été formellement décrite en 1835 par le naturaliste britannique Brian Houghton Hodgson, alors résident à Katmandou. Dans sa description originale, Hodgson rapporte que ce petit mustélidé, qu'il nomme alors « Putorices Káthiah », est originaire du Kachar, une région montagneuse située dans le Nord du Népal. Il souligne également que l'animal est particulièrement apprécié par les populations locales pour son efficacité à chasser les rats des habitations, et qu'il est parfois dressé par les notables fortunés pour attaquer des proies bien plus grandes que lui, telles que des volailles ou des chèvres, en raison de sa vivacité et de son courage[7].
L’espèce a du un certain nombre de synonymes, mais la seule entité sous-spécifique valide actuellement autre que la sous-espèce type selon ITIS (24 mai 2026)[8] est M. k. caporiaccoi par de Beaux en 1933. Mais elle ne diffèrent pas beaucoup l’unes de l’autre[9].
Sur le plan phylogénétique, la cataquill fait partie d’un branche distincte entre celle des hermines et des espèces du sous-genre Pocockictis[10].
Phylogénie
Cladogramme des espèces actuelles du genre Mustela d'après Totikov et al. (2025)[10] :
| Genre Mustela |
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Description

La cataquil est un mustélidé d’une taille tout à fait honorable, avec un corps allant d’une longueur de 25 à 27 cm une queue allant de 12 à 15 cm. Pour un poids d’environ 1,5 kg[11]. Le poil est d’une teinte générale d’un brun sombre avec des reflets noirs. C’est la partie inférieure, c’est-à-dire de la lèvre inférieure, descendant jusque sous la queue qui est d’une teinte jaune dorée[12]. La plante des pieds est nue sur les pattes postérieures[11].
Distribution et habitat
La cataquil habite les régions les plus méridionales du continent asiatique : on trouve l’espèce dans des pays comme le Bhoutan, la Birmanie, la Chine, l’Inde, le Laos, le Népal, le Pakistan, la Thaïlande et le Vietnam. L’espèce est inféodé aux habitats forestiers à des altitudes entre 1 000 et 2 000 m, mais tend à descendre vers des altitudes plus basses jusqu’à 1,000 m en hiver [13].
Écologie et comportement
Chasse et alimentation
Comme tout les mustélidés de cette taille, le cataquil tend à se nourrir d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux, de petits mammifères, comme des rongeurs, duquel elle est spécifiquement détenue en captivité au Népal.
Mais le fait qui l’a rendue notable étant sa capacité à chasser et tuer des animaux bien plus grand qu’elle : de gros oiseaux comme des oies, mais aussi des ongulés comme des chèvres et des moutons. Pour ce faire, le petit carnassier escalade la queue ou les pattes de leur proies et s’accroche fermement à leur cou tout en leur infligent une morsure fatale à la carotide, causant une hémorragie épuisant la proie jusqu’à ce que mort s’en suive[12].
Reproduction et cycle de vie
On sait peu de choses sur le comportement reproducteur de la cataquil. Le nid est construit dans un trou dans le sol, sous des rochers ou des morceaux de bois. il est supposé que le comportement de reproduction est similaire à celui des hermines, à la fin du printemps ou au début de l'été, suivi d’une implantation différée au printemps suivant. Les femelles portent leur futurs petits pendant dix mois, mais de grandissent que pendant un seul, et les naissances ont lieu en avril et en mai. Les portées peuvent contenir entre 3 et 18 petits. Si les femelles deviennent sexuellement matures dès l’été, les mâle doivent attendre le printemps prochain[11].
La Cataquil et l’Homme
Au Népal, la Cataquil était considérée comme un atout précieux pour ceux qui les possède, pour son efficacité à chasser les rongeurs. Les personnes fortunés s’amusaient à utiliser l’animal pour attaquer des cibles plus grosses[12].
À l'instar de nombreuses autres petits Mustélidés forestiers, la cataquil ne semble pas faire face à des menaces majeures pesant sur la survie de son espèce. L'impact de la dégradation et de la fragmentation actuelles de son habitat ne s'avère pas particulièrement négatif, l'animal étant régulièrement observé dans des zones pourtant altérées. De plus, bien qu’elle soit massivement chassée en représailles à la prédation des volailles, rien ne montre que l’espèce est en danger. La cataquil évite aisément les pièges posés par l’Homme. Ce qui en font le carnivore le plus commun dans la plupart des lieux où les autres sont rares à cause de l’activité humaine[14]. Néanmoins cela n’empêche pas l’espèce de faire l’objet d’une protection auprès de la CITES par l’Inde[15].
