Benoît Puga

militaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Benoît Puga, né le à Saint-Mandé (Seine), est un militaire de carrière français.

Naissance
Nom de naissance
Benoît Marie PugaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Grand chancelier de la Légion d'honneur, 1er septembre 2016 - 31 janvier 2023 ...
Benoît Puga
Le général Benoît Puga en 2019.
Fonctions
Grand chancelier de la Légion d'honneur
-
Chef de l'état-major particulier du président de la République française
-
Directeur du renseignement militaire
-
Michel Masson (d)
Sous-chef d'état-major Opérations (d)
État-major des armées (d)
-
Patrick Paimbault (d)
Jean-Pierre Teule (d)
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Benoît Marie PugaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Fratrie
Denis Puga (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Alice-Marie Puga (d)
Thomas Puga (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grade militaire
Distinctions
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Général d'armée, il est grand chancelier de la Légion d'honneur du au , après avoir été chef de l'état-major particulier du président de la République de 2010 à 2016.

Biographie

Famille

Benoît Puga est l'un des fils du lieutenant-colonel Hubert Puga[1], également saint-cyrien, puis officier de cavalerie, qui finit sa carrière comme chef de corps du 27e régiment de dragons, qu'il avait engagé dans le putsch d'Alger en 1961[2], ce qui lui a valu une condamnation à cinq ans de prison avec sursis, ainsi qu’une exclusion de l’armée[3].

Benoît Puga est membre d'une fratrie de sept enfants. L'un de ses frères, l'abbé Denis Puga, est membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et vicaire de la paroisse Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris, dont Benoît Puga est lui-même l'un des fidèles[4],[5].

Benoît Puga et son épouse, Isabelle Puga, ont ensemble onze enfants (dont un seul militaire, Thomas, pilote de l’aéronavale, capitaine de vaisseau, commandant du porte-avion Charles de Gaulle en 2025)[4]. En , ils ont 43 petits-enfants[4].

Formation

Après deux années de classe préparatoire (« corniche ») au Prytanée national militaire[6], il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr comme élève-officier en 1973, au sein de la promotion Maréchal-de-Turenne (1973-1975).

À l'issue de sa scolarité, il choisit l'infanterie et rejoint l'École de l'infanterie à Montpellier.

Carrière militaire

Après deux années en qualité de chef de section de chars AMX-13-SS 11, avec le grade de lieutenant, au sein du 1er groupe de chasseurs de Reims, et un séjour au sein d'une unité d'hélicoptères de reconnaissance, il rejoint le 2e régiment étranger de parachutistes à Calvi en . Avec ce régiment, il effectue de nombreuses opérations extérieures. Il participe notamment au sauvetage de Kolwezi « Opération Bonite », en , et intervient au Gabon en 1979, à Djibouti en 1980 et 1981, au Liban en 1982, en République centrafricaine en 1983, et enfin au Tchad (opération Manta) en 1984.

Entre et , il est successivement officier de quart au centre opérationnel de l'armée de terre, chargé de mission au sein du groupe d'études stratégiques du SGDN, auditeur de l'École supérieure de guerre, puis du cours supérieur interarmées.

En , il prend le commandement d'un bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion Capitaine-Hamacek (89-92)[7], puis retourne en 1992 à l'état-major de l'Armée de terre, où il travaille à la réorganisation du commandement opérationnel et à la rédaction du livre blanc sur la défense.

En 1994, il est détaché en ex-Yougoslavie comme assistant militaire du général Bertrand de La Presle, puis comme conseiller militaire de Carl Bildt.

En , il est désigné pour commander le 2e régiment étranger de parachutistes, avec lequel il participe notamment aux opérations Almandin[8] en République centrafricaine et Pélican au Congo.

À partir de 1998, il est successivement professeur au Collège interarmées de défense, à nouveau conseiller militaire de Carl Bildt, auditeur de l'IHEDN et du CHEM, adjoint de l'amiral chef du Centre opérationnel interarmées (COIA), et chef du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).

En 2004, il est nommé général commandant les opérations spéciales (GCOS).

En 2007, il est nommé sous-chef opérations au sein de l'état-major des armées.

Au conseil des ministres du , il est nommé directeur du Renseignement militaire et prend ses fonctions le .

Le , il est nommé chef de l'état-major particulier du président de la République, Nicolas Sarkozy, en remplacement de l'amiral Édouard Guillaud, nommé chef d'état-major des armées[9]. Il est maintenu à ce poste à deux reprises par François Hollande[10],[11]. Ses fonctions prennent fin le [12]. L'amiral Bernard Rogel, chef d'état-major de la Marine, lui succède. Il est l'officier général ayant battu le record de longévité (six ans) au sein de l'état-major particulier du président de la République[3].

Grand chancelier de la Légion d'honneur

Par décret du , il est nommé grand chancelier de la Légion d'honneur, succédant au général Jean-Louis Georgelin le suivant[13]. Le général François Lecointre lui succède le [14],[15].

En , il participe à la réunion du groupe Bilderberg[16].

Fondation Un Avenir Ensemble

Le général d’armée Puga a pris la présidence de la Fondation Un Avenir Ensemble concomitamment à sa prise de fonctions en tant que grand chancelier de la Légion d’honneur[17]. Dans ce rôle, il a supervisé les activités de la fondation, qui favorise l’égalité des chances et la mobilité sociale de jeunes boursiers issus de milieux précaires, en s’appuyant principalement sur un réseau national de décorés de la Nation[18]

Enquête du parquet national financier

Le général Benoît Puga est visé en 2024 par une enquête du Parquet national financier pour « corruption », « trafic d’influence » et « prise illégale d’intérêts » : il est soupçonné de s’être compromis avec le sénateur Jean-Pierre Bansard, décrit comme « richissime »[19],[20],[21],[22]. Ce dernier a bénéficié de nombreuses décorations pour ses proches quand Benoît Puga dirigeait la Légion d’honneur[21]. Le président de la République, qui est également le grand maître de la Légion d’honneur, a mis fin aux fonctions du général Puga, sans cependant saisir la justice[23].

Vie privée

Le général est un habitué de l’église traditionaliste Saint-Nicolas-du-Chardonnet, occupée par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Son frère, l’abbé Denis Puga, est proche de l'ancien institut catholique d’extrême droite Civitas[3].

Décorations

Décorations françaises

Décorations étrangères

Notes et références

Liens externes

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