Bernard Anthonioz
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| Président La Ruche | |
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| - | |
| Secrétaire général Fondation des Artistes | |
| à partir de | |
| Chargé de mission Ministère de la Culture | |
| - | |
| Secrétaire de rédaction Éditions de la Baconnière | |
| - |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de Bossey (d) |
| Nom de naissance |
François Bernard Charles Anthonioz |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Résistant (à partir de ), écrivain, haut fonctionnaire, éditeur |
| Père |
Charles Anthonioz (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Geneviève de Gaulle-Anthonioz (à partir de ) |
| Enfant | |
| Parentèle |
Françoise Gilot (arrière-grand-mère) |
| Parti politique | |
|---|---|
| Conflit |
François Bernard Charles Anthonioz (Genève, - Paris 6e, [1]) est un éditeur d'art et haut fonctionnaire français.
Il a été directeur de la création artistique au ministère des Affaires culturelles, sous André Malraux, et fondateur du Centre national d’art contemporain (précurseur du Musée national d'Art moderne).
Il est le frère de Pierre Anthonioz.
Fils de Charles Anthonioz, sculpteur, et d'Eugénie Moynat, il fit des études secondaires au collège de Genève, puis des études universitaires à la faculté des lettres de Lyon et à la faculté de droit de Genève.
Il s'engagea dès 1940 comme combattant volontaire de la Résistance.[réf. nécessaire]
De 1941 à 1946, Bernard Anthonioz fut secrétaire de rédaction des Cahiers du Rhône, collection des éditions de La Baconnière dirigée par Albert Béguin[2], et aux éditions des Trois Collines, à Genève. Il participa ainsi à l’édition en Suisse de textes de la Résistance intellectuelle que la censure de l’Occupation empêchait de publier en France, comme Les Yeux d’Elsa de Louis Aragon en , ou Poésie et vérité de Paul Éluard en .
En 1946, après avoir été correspondant, il devint responsable des éditions Albert Skira en France, où il édita notamment Le Musée imaginaire (1947) et La Création artistique (1948) d'André Malraux, dans la collection "Psychologie de l’art". Il y publia également des ouvrages consacrés à des artistes comme Balthus, Alberto Giacometti, Fernand Léger, Henri Matisse…
De 1947 à 1952, il fut chargé des éditions et des affiches au secrétariat national à la propagande du Rassemblement du peuple français (RPF), dirigé par Malraux.
De 1952 à 1958, il fut chargé de mission au commissariat au Tourisme. En tant que responsable des programmes d’édition et de documentation, il fit appel aux photographes Hélène Adam, Ina Bandy, Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Gisèle Freund, et aux maquettistes Jeanine Fricker et Massin.
En , il devint chargé de mission au cabinet d'André Malraux, alors ministre délégué à la présidence du Conseil [3]. À partir de , il travailla à l’élaboration du ministère des Affaires culturelles avec Albert Beuret, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Juillet, Georges Loubet et Pierre Moinot. Il resta chargé de mission - responsable notamment de l’Architecture et des Monuments historiques - au cabinet de Malraux jusqu'en , où il fut nommé, pour quelques mois, conseiller technique au même cabinet [4].
En , il devint chef du service de la Création artistique, qui couvrait l’activité du Mobilier national et des manufactures nationales (Les Gobelins, Beauvais, La Savonnerie et Sèvres), le contrôle de la politique du 1 % artistique, les achats et commandes de l’État, auxquels est venue s’ajouter ensuite la politique sociale en direction des artistes.
En 1966, il fut nommé inspecteur général de la Création artistique [5], et en 1967, il assura la tutelle du Centre national d'art contemporain (CNAC), nouvellement créé.
En 1976, il devint président de la commission d'achat du Fonds national d'art contemporain (FNAC) et secrétaire général de la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (qui fut à l'origine, en 2006, de la création de la Maison d'art Bernard Anthonioz, à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Il conserva la direction du service de la Création artistique jusqu'en 1982, où il fut chargé de la mise en place des vingt-deux Fonds régionaux d'art contemporain (FRAC).
Il part à la retraite en 1986. De 1985 à 1994, il préside la fondation La Ruche-Seydoux, et de 1987 à 1994, la fondation Albert Gleizes.
Vie privée
Bernard Anthonioz épouse le 29 mai 1946[réf. nécessaire], à Notre-Dame de Genève, Geneviève de Gaulle, avec qui il eut quatre enfants, dont Michel Anthonioz.