En 1987, il entre à la SNPE où il s'occupe de chimie fine et d'explosifs industriels, puis séjourne 2 ans comme directeur des opérations en Amérique du Nord (1998-2000), puis devient directeur général adjoint[2].
Dirigeant de grandes entreprises (2004-2025)
De 2004 à 2010, il occupe des postes de direction au sein d'ArcelorMittal, où il s'occupe notamment de ressources humaines[2]. En 2010, il dirige ArcelorMittal Stainless Steel Division, qu'il sépare du groupe ArcelorMittal et introduit en bourse en 2011 sous le nom de Aperam.
En , il devient le patron du cimentier Holcim, qu'il mène jusqu'à la fusion avec Lafarge en .
À cette époque se pose le problème de la restructuration de l'industrie française de fabrication des réacteurs nucléaires. Bernard Fontana accepte la proposition que lui font Philippe Varin et Jean-Bernard Lévy de s'en occuper[3]. C'est ainsi qu'en , il devient le dirigeant opérationnel d'AREVA NP, puis président de son directoire le . Il fait rebaptiser la société de l'ancien nom de Framatome[4]. L'entreprise, qui accumulait les pertes, redevient rentable sous sa direction[5].
Il est aussi membre du conseil d'administration de Thalès depuis 2018[6].
PDG d'EDF (depuis 2025)
Le , l'État français propose de le nommer président-directeur général d'Électricité de France (EDF) à la place de Luc Rémont, non renouvelé. Cette nomination est soumise à l'accord du parlement[7],[8]. Le , la Commission des affaires économiques de l'Assemblée auditionne Bernard Fontana dans ce but[9]. Avec un total cumulé de 55 voix pour et de 40 voix contre[10], les commissions des affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée nationale se prononcent en faveur de cette nomination[11].
Le , le Conseil d’administration d'EDF décide de proposer au Président de la République la nomination de Bernard Fontana en qualité de Président-Directeur général d’EDF[12],[13]. Bernard Fontana est officiellement nommé Président-Directeur général du groupe EDF le , par décret du président de la République[14]. Dès les premiers mois suivant sa nomination, il engage EDF vers une revue de portefeuille afin de procéder à d'éventuelles cessions tout en suivant le plan d'économies sur 5 ans[15]. Les Echos parlent d'un «Plan d'adaptation» voulu par Bernard Fontana afin que les ventes ou ouvertures de capital des filiales rapportent autour de 20 milliards d'euros[16].
12Marie Bellan, «Bernard Fontana. Un ingénieur pur sucre à la DRH d'ArcelorMittal», Les Echos, (lire en ligne, consulté le ).
↑Cédric Pietralunga et Jean-Michel Bezat, «Bernard Fontana, le discret pompier d’Areva NP», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
↑Charles Michel-Levy et Gilles Van Eslande, «Rencontre avec Bernard Fontana, patron d’AREVA NP», Revue Générale Nucléaire, (lire en ligne, consulté le ).
↑Sharon Wajsbrot, «Bernard Fontana renouvelé à la tête de Framatome», Les Echos, (lire en ligne, consulté le ).