Birac (Charente)

commune française du département de la Charente From Wikipedia, the free encyclopedia

Birac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Faits en bref Administration, Pays ...
Birac
Birac (Charente)
Mairie de Birac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cognac
Maire
Mandat
Ludovic Pasierb
2020-2026
Code postal 16120
Code commune 16045
Démographie
Gentilé Biracois
Population
municipale
374 hab. (2023 en évolution de +3,6 % par rapport à 2017)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 40″ nord, 0° 03′ 43″ ouest
Altitude Min. 49 m
Max. 131 m
Superficie 11,84 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Angoulême
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charente-Champagne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Birac
Géolocalisation sur la carte : France
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Birac
Géolocalisation sur la carte : Charente
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Birac
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Birac
Liens
Site web www.mairiebirac16.fr
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Ses habitants sont appelés les Biracois et les Biracoises[1].

Géographie

Localisation et accès

Birac est une commune située à km au sud de Châteauneuf-sur-Charente et 20 km au sud-ouest d'Angoulême.

Birac est située sur la D 14, la route de Châteauneuf à Barbezieux; Barbezieux est à 12 km au sud[2].

La N 10 entre Angoulême et Bordeaux passe à 2,6 km au sud-est du bourg. La D 10, de Jarnac à Aubeterre par Châteauneuf, Blanzac et Montmoreau traverse l'est de la commune, et permet de rejoindre la N.10 à Jurignac[3].

D'autres routes départementales de moindre importance traversent la commune.

La gare la plus proche est celle de Châteauneuf, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits

Hormis le bourg, la commune compte quelques hameaux, comme la Galacherie et la Croix Nouveau au nord le long du chemin Boisné, la Pouyade, Bussac et les Bouries à l'est. Il y a aussi de nombreuses fermes[3].

Communes limitrophes

Géologie et relief

Les vignobles.

La commune occupe un plateau calcaire datant du Crétacé, qui s'étage entre l'Angoumien (ou Turonien) au nord et le Campanien au sud, en passant par le Coniacien et le Santonien qui occupent le centre de la commune.

Le territoire communal occupe un palier entre deux cuestas qui regardent vers le nord-est. La première, en limite nord-est de la commune et peu marquée dans la commune, sépare le Turonien inférieur du Turonien supérieur (calcaire plus dur), et forme le bord sud de la vallée de la Charente. On retrouve cet escarpement plus nettement vers l'est en direction de Claix, La Couronne et le plateau d'Angoulême, et vers l'ouest en direction de Saint-Même-les-Carrières. La deuxième cuesta, sur la limite sud de la commune, plus haute, est dans le Campanien et va vers l'ouest en direction de Bouteville et Segonzac, et vers l'est en direction de Jurignac, Plassac-Rouffiac et Villebois-Lavalette[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'un bas plateau d'une altitude moyenne de 80 m, entouré au sud-est et au sud-ouest par des hauteurs de plus de 100 m formées par la cuesta du Campanien. Le point culminant de la commune est à une altitude de 131 m, situé près de la limite sud à Puycaillon. Le point le plus bas est à 49 m, situé en limite nord-ouest le long du ruisseau du Biau. Le bourg est à 75 m d'altitude[3].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Birac.

La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[7]. Aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune[8],[Carte 1].

On peut cependant signaler le ruisseau du Biau, en limite nord-ouest, à sec la plupart du temps dans la partie communale, qui se dirige vers le nord vers Châteauneuf où il se jette dans la Charente[3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[12]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 891 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Segonzac à 14 km à vol d'oiseau[15], est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 818,1 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,5 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Birac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[20]. Cette aire, qui regroupe 94 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (44 %), terres arables (28,6 %), zones agricoles hétérogènes (17 %), forêts (7,3 %), mines, décharges et chantiers (3,1 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Birac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[24]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[25].

Risques naturels

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Birac.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 29,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 162 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 42 sont en aléa moyen ou fort, soit 26 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[26],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[27].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[24].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[28].

Toponymie

Le nom de Birac n'a pas tellement évolué, puisqu'une forme ancienne est de Biraco en 1291[29].

L'origine du nom de Birac remonterait à un nom de personne gallo-roman ou gaulois Birus auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Birus »[30],[31].

Histoire

Le chemin de la Faye.

La commune est traversée par le chemin Boisné, ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux passant par Villebois-Lavalette, et le chemin de la Faye, chemin antique parallèle passant sur les hauteurs et faisant la limite communale avec Malaville[3].

Au Moyen Âge, la paroisse de Birac comptait de nombreux fiefs. Un des plus importants était les Beauries (actuellement les Bouries), dont le logis possède une porte Renaissance qui existe encore, et qui appartenait aux XVe et XVIe siècles à la famille Dussault. Il y avait aussi le Maine Charles près du bourg et le Rosier au nord[32]. Le logis des Gilberts date du XVIIe siècle[33].

Administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1982 2014 Jean-Marie Parenteau PS[34] Viticulteur retraité, suppléant de Marie-Line Reynaud (1997-2002)
2014 2020 Claude Guiard[35] SE Ouvrier retraité
2020   Ludovic Pasierb DVD puis HOR[36] Professeur de menuiserie
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38].

En 2023, la commune comptait 374 habitants[Note 3], en évolution de +3,6 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
230223275318311362332332378
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
396380352312306246244246252
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
260278246268282267277291256
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
246237221234214245248333366
Davantage d’informations - ...
2020 2023 - - - - - - -
369374-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 18,5 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 190 hommes pour 174 femmes, soit un taux de 52,2 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,41 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
0,0 
7,3 
75-89 ans
5,7 
11,4 
60-74 ans
11,9 
22,8 
45-59 ans
21,6 
23,3 
30-44 ans
29,5 
11,4 
15-29 ans
10,8 
23,3 
0-14 ans
20,5 
Fermer
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département de la Charente en 2022 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,8 
9,5 
75-89 ans
12,2 
20,7 
60-74 ans
21,6 
20,4 
45-59 ans
20 
16,8 
30-44 ans
16 
15,8 
15-29 ans
13,4 
15,7 
0-14 ans
14 
Fermer

Économie

Agriculture

Vignobles vus du chemin de la Faye.

La viticulture occupe une grande partie de l'économie. Birac est située en Petite Champagne, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[43].

Certains producteurs vendent cognac, pineau des Charentes et vin de pays à la propriété.

Équipements, services et vie locale

Lieux et monuments

Patrimoine religieux

L'église Notre-Dame.

L'église paroissiale Notre-Dame date probablement du XIIIe siècle. Dévastée par les protestants durant les guerres de religion[Note 4], sa toiture n'a été refaite qu'en 1630. Son chevet a été renové au XVe ou XVIe siècle, en croisée d'ogives à huit nervures. La façade a aussi été remontée à cette époque. Le clocher écroulé n'a pas été remonté. Plus récemment, sa nef a été revoûtée en 1900[44],[45].

La cloche date de 1879 et a été fondue à Saint-Émilion. Le mobilier de l'église comporte aussi de nombreux objets, dont des tableaux, un vitrail de 1883, un autel en marbre, une statue de la Vierge à l'Enfant du XVe siècle[46].

Une fontaine de guérison se trouvait toute proche, réputé pour la cicatrisation des plaies, et on suppose que la niche creusée dans un des contreforts du chevet abritait une statuette[45].

Patrimoine civil

La commune compte de nombreux logis datant du XVIIe siècle, et remaniés au XIXe siècle : les logis de la Cure[47], des Gilberts[33], le Maine Charles[48] et le Rosier[49],[50].

Le logis des Bouries comporte encore quelques parties du XVe siècle, mais a été agrandi les siècles suivants, dernièrement au XIXe siècle[51].

De nombreuses fermes charentaises avec cour et portail datent du XVIIe au XIXe siècle, comme à la Gallacherie[52].

Un lavoir communal complète le patrimoine[53].

Maisons et pigeonnier.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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