Bitala Madjoulba
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
Militaire |
| Unité | |
|---|---|
| Grade militaire |
Le colonel Toussaint Bitala Madjoulba, né le à Siou dans la préfecture de Doufelgou et mort dans la nuit du 3 au à Lomé, est un officier supérieur des Forces armées togolaises (FAT). Commandant du 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR), il a été assassiné dans son bureau quelques heures après l’investiture du président Faure Gnassingbé pour un quatrième mandat[1],[2],[3].
Issu d’une famille originaire de Siou, Bitala Madjoulba est admis comme enfant de troupe au Collège militaire Eyadema de Tchitchao. Il s’engage officiellement dans l’armée le . Formé à l’École nationale des officiers d’active du Sénégal, il est également breveté de l’École de guerre du Cameroun en 2013. Sous-lieutenant en 1995, il sert successivement au Régiment parachutiste commando de Kara, puis au 3e régiment interarmes de Témédja. Il assure ensuite des fonctions de commandement au Centre d’entraînement des opérations de maintien de la paix (CEOMP) et au 2e régiment d’infanterie d’Adidogomé (2011-2012). En 2014, il prend la tête du 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR), unité succédant à la Force d’intervention rapide (FIR), estimée à environ 500 hommes. Le , il est promu colonel. Il est également chevalier de l’Ordre du Mono et officier de l’Ordre national du Mérite[4],[2].
Assassinat
Le colonel Madjoulba est retrouvé mort dans son bureau au camp militaire de Lomé le , victime d’une balle. L’affaire suscite une forte émotion au sein de l’armée et de la population. Une enquête judiciaire est ouverte et, en 2020, la France est sollicitée pour réaliser des expertises balistiques. En , le tribunal militaire de Lomé condamne plusieurs officiers pour complicité d’assassinat, dont l’ancien chef d’état-major général, le général Félix Abalo Kadangha, à vingt ans de réclusion criminelle[5],[6],[1],[4],[3].
Obsèques et hommages
Les obsèques nationales du colonel Madjoulba ont lieu le dans son village natal de Siou, en présence du président Faure Gnassingbé, de plusieurs ministres et de la haute hiérarchie militaire[7],[8],[9].