Félix Abalo Kadanga

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MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Félix Abalo Kadanga
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Fonction
Chef de cabinet
Forces armées togolaises
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Domicile
Tchitchao (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Babanam Gnassingbé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Grades militaires

Félix Abalo Kadanga, né le à Bassar au Togo, est un officier général togolais. Il a été chef d’état-major général des Forces armées togolaises de 2013 à 2020[1].

Après ses études primaires, il fréquente le Collège Assomption de Sokodé, puis le Collège militaire Eyadéma de Tchitchao, de 1979 à 1984, où il obtient son baccalauréat série A4. Il poursuit sa formation militaire en Côte d’Ivoire, à l’École des forces armées, dont il sort en 1986 avec un diplôme de chef de section infanterie. Il suit ensuite plusieurs formations à l’étranger, notamment à l’École d’application de l’artillerie de Draguignan en France, au cours d’état-major de Compiègne en France, ainsi qu’au Collège royal de l’enseignement militaire supérieur de Rabat au Maroc, où il obtient son brevet de l’École de guerre (2010-2011). Au sein de l’armée togolaise, il occupe diverses fonctions opérationnelles et de commandement, dont celles de commandant de batterie, chef de corps par intérim de la Force d’intervention rapide (1999-2000), chef de corps du 2ᵉ régiment d’infanterie (2002), puis commandant de la FIR (2002-2012). Il est ensuite nommé chef d’état-major de l’armée de terre. Le , il est nommé chef d’état-major général des Forces armées togolaises, poste qu’il occupe jusqu’au , date de son remplacement par le général de brigade Dadja Maganawé. Il est ensuite nommé président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicites des armes légères et de petit calibre (CNLPAL)[2],[3].

Implication dans l’affaire dite de la «fusillade de Pâques»

Dans la nuit du 12 au , des unités des forces spéciales togolaises ont mené une opération contre le domicile de Kpatcha Gnassingbé, député et demi-frère du président Faure Gnassingbé, à Lomé dans le quartier de Kegué. L’assaut, justifié officiellement par une tentative d’arrestation dans le cadre d’une enquête pour complot contre la sûreté de l’État, a donné lieu à de violents échanges de tirs entre les militaires et la garde rapprochée du député a causé des dommages collatéraux importants et a fait plusieurs morts. Selon plusieurs médias internationaux et organisations de défense des droits humains, le Général Félix Abalo Kadangha, à l'époque colonel, alors à la tête de la Force d’intervention rapide (FIR), a dirigé l’opération aux côtés d’agents de l’Agence nationale de renseignement (ANR). L’intervention s’est soldée par l’arrestation de plusieurs personnes, militaires et civils, poursuivis ensuite pour atteinte à la sûreté de l’État. L’événement, rapidement désigné dans la presse sous le nom de «fusillade de Pâques», a suscité des controverses sur ses motivations réelles et sur les conditions de l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé, qui a finalement été appréhendé après avoir trouvé refuge à l’ambassade des États-Unis à Lomé[4],[5],[6],[7],[8].

Accusations lors des manifestations de décembre 2018

Le , lors de manifestations de l’opposition à Lomé et dans plusieurs villes du Togo, des affrontements entre forces de sécurité et manifestants ont fait plusieurs blessés et causé la mort d’un enfant apprenti mécanicien, identifié comme Idrissou Moufidou, âgé de 11 ans. Selon certains témoins présents sur les lieux, relayés par la presse togolaise et internationale, le général Félix Abalo Kadanga, alors chef d’état-major général des Forces armées togolaises, aurait été vu sur place et aurait tiré sur des manifestants, accusations qu’il n’a pas commentées publiquement. Le ministre de la Sécurité Yark Damehame a confirmé la présence du chef d’état-major sur le terrain ce jour-là. Ces allégations ont suscité de vives réactions de la part de l’opinion publique et de certaines organisations de défense des droits humains, qui ont réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante. Aucune procédure judiciaire connue n’a cependant été engagée à son encontre[9],[10],[11].

Arrestation et condamnation dans l’affaire Madjoulba

Le , le colonel Bitala Madjoulba, commandant du Bataillon d’intervention rapide (BIR), est retrouvé mort dans son bureau à Lomé, quelques heures après l’investiture du président Faure Gnassingbé. Une enquête judiciaire est ouverte et conduit à l’arrestation de plusieurs officiers des Forces armées togolaises. Le général Félix Abalo Kadangha, relevé de ses fonctions de chef d’état-major en et nommé en à la tête de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNL-PAL), est arrêté le . Il est poursuivi pour complicité d’assassinat, complot contre la sûreté intérieure de l’État et entrave au bon fonctionnement de la justice. Son procès s’ouvre devant le tribunal militaire de Lomé le , aux côtés de plusieurs autres officiers. Après plusieurs semaines d’audience, le , le général Kadangha est reconnu coupable par la chambre criminelle et condamné à vingt ans de réclusion criminelle, ainsi qu’à la destitution de son grade militaire. Le tribunal le condamne également, avec d’autres accusés, au versement d’un milliard de francs CFA de dommages et intérêts à l’État togolais et d’un franc symbolique à la famille de la victime[12],[13],[14],[15],[16],[17],[18].

Distinctions

Vie personnelle

Félix Abalo Kadangha est marié à Babanam Gnassingbé, sœur de Faure Gnassingbé et père de famille[19],[20].

Notes et références

Liens externes

Voir aussi

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