Blanche-Augustine Camus
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Blanche-Augustine Camus, née le à Paris et morte dans la même ville le , est une artiste peintre néo-impressionniste et pointilliste, de portraits et de paysages essentiellement.
Blanche-Augustine Camus naît le dans le 5e arrondissement de Paris, d'Edmond-Gustave Camus (1852-1915), pharmacien et botaniste, et d'Aimée Françoise Choinel[réf. souhaitée] (née en 1856). Elle est la sœur cadette de la botaniste Aimée Antoinette Camus.
Elle étudie à l'Académie Julian et à l'École des Beaux-Arts de Paris de 1902 à 1908 avec Tony Robert-Fleury, Jules Joseph Lefebvre et Adolphe Déchenaud. Ses œuvres s'inscrivent dans les courants néo-impressionnistes et pointillistes[1],[2], alors que peu de femmes sont encore citées dans ce mouvement représenté par exemple Georges Seurat, Paul Signac et Camille Pissarro[3].
Blanche-Augustine Camus expose pour la première fois au Salon des artistes français en 1911, et jusqu'en 1939, y remportant trois médailles[réf. souhaitée].
En 1912, son travail est exposé pour la première fois à la Galerie Georges Petit et reçoit une critique enthousiaste d'André Warnod dans Comoedia : « Des toiles tout illuminées de soleil, un soleil chaud, vibrant, réchauffant, qui resplendit sur les fleurs rouge des jardins, éclate en grandes taches de lumière sur le sable des allées[4] ». Elle expose également dans la galerie galerie Bernheim-Jeune[5],[6], etc.
En 1908, elle déménage à Saint-Tropez où elle passe dès lors la majeure partie de sa vie. C'est dans le sud de la France qu'elle travaille principalement, et où elle est associée à Henri-Jean Guillaume Martin et André Dunoyer de Segonzac[7]. Après la mort de leur père, les sœurs Camus explorent les Pyrénées, et la région méditerranéenne, vers la Turquie.
La critique loue, dans les années 1920 et 1930 « ses paysages lumineux, délicatement ensoleillés, ses jardins riches de couleurs et pourpre portant quelque sourire théocritain qui est dans la vérité de ces beaux jours, [et ses figures] gracieuses aux robes légères, en accord avec les éléments rustiques du paysage et de la mer bleue du Golfe[8] ».
Elle est reçue Chevalier de la Légion d'honneur en 1935 pour son œuvre[9].
Blanche-Augustine Camus meurt le dans le 15e arrondissement de Paris[9], dans le même appartement que sa sœur Aimée-Antoinette Camus, morte trois ans auparavant.
Œuvre
Blanche Augustine Camus est une artiste en phase avec son temps, et une femme en avance sur son époque. Elle s'attache à mettre en évidence les paysages, les jardins, les fleurs et la figure féminine. Elle peint également des scènes de genre. Son expédition de 1915, dans les Pyrénées et sur les bords de la Méditerranée, l'amène à porter un intérêt particulier et attentif à la lumière. « Sa palette, à la fois vive et douce, et le rôle accordé à la couleur témoignent du contexte esthétique post-fauve dans lequel elle s’inscrit[10] ».
Ses œuvres attirent les collectionneurs et leurs résultats sont en hausse, annonçant peut-être un début de reconnaissance artistique: en 2003, chez Christie's Londres, une œuvre est adjugée pour la somme de 28 617 euros (Vendanges en Provence[11]) ; en 2019, à la galerie Drouot, une toile atteint un prix record de 94 965 euros (Pique-nique au jardin, œuvre de 191, acquise par une galerie de Barcelone).
- La Famille à Saint-Tropez, huile sur toile, 65 × 81 cm, Collection privée, Vente 1989[12]
Les musées de Besançon, Chalon-sur-Saône, Douai, Lyon et Nice possèdent des peintures de l'artiste.