Blanche Miroir
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Blanche Emélie Philippe |
| Pseudonyme |
Blanche Miroir |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
| A travaillé pour |
Théâtre des Bouffes-Parisiens Théâtre royal des Galeries Théâtre de la Renaissance Théâtre de la Porte-Saint-Martin (d) |
|---|---|
| Tessiture |
Blanche Émelie Philippe dite Blanche Miroir, née le à Troyes[1] et morte le à Neuilly-sur-Seine[2], est une actrice de théâtre française.
Prétendue fille d'un musicien[N 1], musicienne elle-même, Blanche Miroir débute en 1874 et fait des créations aux Bouffes et à la Renaissance, où elle double même Jeanne Granier dans le Petit Duc[3].
En 1877, elle est victime, avec d'autres artistes, d'une affaire d'excitation de mineures à la débauche[4]
N'ayant pas d’engagement à Paris, l'ex-pensionnaire des Bouffes et de la Renaissance va jouer l'opérette à Saint-Pétersbourg pendant quatre ans puis retourne à Paris en 1883 et cherche un engagement, elle en trouve un à Bruxelles. Mme Olga Léaut l'engage à l'Alcazar royal et la fait débuter dans Madame Favart, en même temps que Noémie Vernon[N 2]. Elle défraye la chronique quand elle reçoit une balle derrière l'oreille gauche tirée par son amant, le Comte Jean de Lagoda (Лагода), qui se tire deux coups de revolver dans la tempe gauche et meurt[5],[6]. L'officier russe, qui a perdu sa fortune et que la jeune actrice a quitté à Saint-Pétersbourg, aurait déjà provoqué le musicien Paul Puget ou l'acteur Félix Puget[N 3], selon les sources, et un combat à l'épée aurait eu lieu la veille aux environs de Paris. Le Russe fut blessé légèrement au bras droit[7],[8]. La frontière est floue entre le monde du spectacle et demi-monde. En 1884, elle est au centre d'un procès intenté à son amant habitant Anvers par sa femme qui demande le divorce[9].
Après avoir gardé à Bruxelles, aux Galeries Saint-Hubert, l'emploi de première chanteuse, elle rentre à Paris. Elle est engagée par Delphine Ugalde aux Bouffes-Parisiens, contrat qu'elle résilie à l'amiable en 1886. Elle passe et reste pendant quelques saisons au Châtelet, où tantôt elle joue des coquettes dans le drame, tantôt elle tient des rôles de chant. Elle opte définitivement pour la comédie et entre dans la troupe du Théâtre de la Porte-Saint-Martin, choisie par Victorien Sardou pour le personnage de Madame Bérillon, dans Thermidor, elle crée dans Jacques Callot le personnage de Méala.
Elle part pour une vaste tournée organisée par l'imprésario Théodore de Glaser, du au dans toute l’Europe avec la compagnie de Marcelle Josset, avec Jean Coquelin, André Antoine, Camille Dumény[N 4], Mme Patry. En quatorze semaines, elle va parcourir des dizaines de milliers de kilomètres en train et en bateau et va jouer dans dix-neuf villes et dans onze pays : Belgique, Allemagne, Russie, Roumanie, Turquie, Asie-Mineure, Egypte, Autriche-Hongrie et Suisse. La troupe s’arrête dans chaque ville environ quatre à cinq jours pour y jouer : Les Amants de Maurice Donnay, L’Été de la Saint-Martin et Marcelle de Victorien Sardou, Les Demi-Vierges de Marcel Prévost, L’Âge difficile de Jules Lemaître et Frou-Frou de Ludovic Halevy et Meilhac, La Parisienne, Le Gendre de M. Poirier d'Émile Augier, La Vie de Bohême[10].
Elle joue le rôle de Lise, lors de la première de Cyrano de Bergerac en 1897[11].
Elle quitte la scène après son mariage avec Jean Coquelin le à Neuilly-sur-Seine. Les témoins du marié sont Edmond Rostand et Albert Carré ceux de la mariée, Henri Hertz et Mme Michel[12].
Répertoire
- 1874 : Les Bibelots du diable, féérie-vaudeville en trois actes de Théodore Cogniard et Clairville, Théâtre de la Renaissance.
- 1874 : La Famille Trouillat, opérette en trois actes de Léon Vasseur,Théâtre de la Renaissance : Pervenche.
- 1875 : La Petite Mariée, opéra-bouffe en 3 actes d’Eugène Leterrier et Albert Vanloo, musique de Charles Lecocq, création à Paris, théâtre de la Renaissance, le
- 1876 : Le Moulin du Vert-Galant, opéra-comique en trois actes de Gaston Serpette aux Bouffes-Parisiens : Jeanne
- 1876 : La Boîte au lait, opéra-bouffe en quatre actes de Jacques Offenbach, sur un livret de Eugène Grangé et Jules Noriac, créé le aux Bouffes-Parisiens, salle Choiseul [N 5].
- 1877 : Les Trois Margot opérette en 3 actes de Henri Bocage et Henri Chabrillat, musique de Charles Grisart, Bouffes-Parisiens
- 1877 : Madame l'archiduc, opéra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach, sur un livret de Albert Millaud, reprise aux Bouffes-Parisiens
- 1877 : La Sorrentine, opérette bouffe en trois actes, livret de Jules Noriac et Jules Moinaux, musique de Léon Vasseur, représenté aux Bouffes-Parisiens le .
- 1878 : Babiole, opérette de Clairville et Octave Gatineau, musique de Laurent de Rillé, création le aux Bouffes-Parisiens[N 6]
- 1878 : Les Bijoux de Jeannette, opéra-comique en un acte, livret de Marc Constantin, musique d’Amédée Godart, représenté au théâtre de la Renaissance le .
- 1878 : Le Petit Duc, opéra-bouffe d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de Charles Lecocq, Théâtre de la Renaissance
- 1883 : Madame Favart, opéra-comique en trois actes de Jacques Offenbach, livret d’Alfred Duru et Henri Chivot, Alcazar royal de Bruxelles.
- 1883 : La Filleule du roi, Alcazar royal de Bruxelles.
- 1883 : Donna Juanita d’Eugène Leterrier et Albert Vanloo, musique de Franz von Suppé[N 7], Galeries Saint-Hubert : Patrita
- 1885 : Les Cents Vierges, opéra-comique de Clairville, Henri Chivot et Alfred Duru, musique de Charles Lecocq aux Bouffes-Parisiens[N 8]
- 1885 : La Mascotte opéra-comique en trois actes d'Edmond Audran, sur un livret d'Henri Chivot et d'Alfred Duru, reprise aux Bouffes-Parisiens : Fiametta
- 1886 : Il était une fois... opérette en 3 actes, livret d’Adolphe Jaime, Doré et Sémiane, musique d'Oscar de Lagoanère, création le aux Menus-Plaisirs