Camille Dumény
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Camille Richomme |
| Pseudonymes |
Dumény, Camille Dumény |
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Théodore Richomme (grand-père) |
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Camille Georges Richomme, dit Dumény ou Camille Dumény, né le à Paris et mort le à Nantua[1], est un acteur de théâtre français[2].
Il est le fils du peintre Jules Richomme et le petit fils du graveur Théodore Richomme. Il fait ses études au Lycée Condorcet[3]. Sa sœur est la chanteuse d'opéra Jeanne Raunay[4].
Il prend quelques leçons auprès de Joseph Landrol[5]. Après un engagement court et sans importance au Gymnase, il entre à l'Odéon où il débute dans Henriette Maréchal, dans le rôle du Monsieur en habit noir en 1885. À l'Odéon pendant 7 ans, il crée successivement Renée Mauperin, Numa Roumestan, Egmont, la Vie à deux, Germinie Lacerteux, Amoureuse en 1891. Il reprend Fils de Famille. Il est prêté à la Porte Saint-Martin pour créer la Tosca. Il passe trois ans au théâtre Michel de Saint-Pétersbourg. À son retour, il est engagé au Gymnase et débute dans une reprise de Fils de Famille en 1894. Il joue la Princesse de Bagdad et crée les Demi-Vierges, René Couturier dans Marcelle en 1895, et reprend le rôle d'Étienne, dans Amoureuse en 1896, rôle qu'il a créé. Il joue Agathos, dans Lysistrata en 1896, Georges Boussard dans le Repas du Lion en 1897[6].
Il part pour une vaste tournée organisée par l'imprésario Théodore de Glaser, du au dans toute l’Europe avec la compagnie de Marcelle Josset, avec Jean Coquelin, André Antoine, Blanche Miroir, Mme Patry. En quatorze semaines, la troupe va parcourir des dizaines de milliers de kilomètres en train et en bateau et jouer dans dix-neuf villes et onze pays : Belgique, Allemagne, Russie, Roumanie, Turquie, Asie Mineure, Égypte, Autriche-Hongrie et Suisse. On s’arrête dans chaque ville environ quatre à cinq jours pour y jouer : Les Amants de Maurice Donnay, L’Été de la Saint-Martin et Marcelle de Victorien Sardou, Les Demi-Vierges de Marcel Prévost, L’Âge difficile de Jules Lemaître et Frou-Frou de Ludovic Halevy et Meilhac, La Parisienne, Le Gendre de M. Poirier d'Émile Augier, La Vie de Bohême[7].
En 1897, Il devient le pensionnaire d'André Antoine, on l'applaudit dans Le Repas du Lion, de François de Curel ; Que Suzanne ne sache rien, et Main gauche, de Pierre Veber ; L'Article 330 et Les Balances, de Courteline ; La Clairière, de Maurice Donnay et Lucien Descaves. Aux Variétés, il est l'interprète d'Henri Lavedan dans Le Nouveau jeu. À la Porte Saint-Martin, il crée Quo Vadis? ; à l'Odéon, Résurrection.[8]
En 1904, il rentre au théâtre du Gymnase, et c'est pour Dumény l'époque la plus brillante de sa carrière. Il crée successivement Le Retour de Jérusalem, de Maurice Donnay, La Rafale, d'Henry Bernstein, et Mlle Josette ma femme, de Paul Gavault et Robert Charvay; La Vierge folle, d' Henry Bataille[8].
Il est le créateur de Son père, d'Albert Guinon à l'Odéon, et de La Flambée, d'Henry Kistemaeckers, à la Porte Saint-Martin. Sa dernière création est L'Animateur, d'Henry Bataille, au Gymnase[8].
Pendant la Première Guerre mondiale, il prend part aux représentations du Théâtre aux Armées[9].
Il meurt à Nantua, où il se trouvait de passage au retour d'une saison au Mont-Dore.
Théâtre
- 1885 : Henriette Maréchal, des Frères Goncourt, le théâtre de l'Odéon
- 1887 : La Perdrix d'Eugène Adenis et H. Gillet, création le , théâtre de l'Odéon
- 1887 : La Tosca de Victorien Sardou, création le , Théâtre de la Porte Saint-Martin[10].
- 1888 : Germinie Lacerteux, pièce tirée du roman des Frères Goncourt, crée le , Théâtre de l'Odéon[11].
- 1889 : Révoltée de Jules Lemaître, création le Théâtre de l'Odéon.
- 1890 : Point de lendemain, comédie en un acte de Paul Hervieu, représentée pour la première fois au Cercle de l'Union Artistique[N 1]. le .
- 1891 : Amoureuse de Georges de Porto-Riche, création le , Théâtre de l'Odéon.
- 1895 : Les Gaîtés de l'escadron de Georges Courteline, création le , Théâtre de l'Ambigu-Comique
- 1895 : La Vrille de Maurice Donnay, création le , Théâtre de la Bodinière
- 1895 : La Princesse de Bagdad d'Alexandre Dumas fils reprise le , Théâtre du Gymnase.
- 1895 : Les Demi-Vierges de Marcel Prévost, Création le , Théâtre du Gymnase
- 1895 : Marcelle de Victorien Sardou, création le , Théâtre du Gymnase
- 1896 : Amoureuse de Georges de Porto-Riche, création le , Théâtre du Vaudeville
- 1896 : Lysistrata de Maurice Donnay, création le , Théâtre du Vaudeville
- 1897 : Le Repas du lion de François de Curel, création le au Théâtre Antoine
- 1900 : La Clairière de Lucien Descaves et Maurice Donnay, Création le , Théâtre Antoine[12].
- 1900 : L'Article 330, comédie en un acte de Georges Courteline, créée le au Théâtre Antoine
- 1901 : Quo vadis ? d’Émile Moreau et Louis Péricaud d'après Henryk Sienkiewicz, création le , Théâtre de la Porte Saint-Martin.
- 1901 : Les Balances, comédie en un acte, de Georges Courteline créée le au Théâtre Antoine
- 1902 : Boule de suif comédie en 3 actes d'Oscar Méténier, première représentation le au Théâtre Antoine
- 1903 : Le Retour de Jérusalem de Maurice Donnay, création le , Théâtre du Gymnase.
- 1905 : La Rafale, d'Henri Bernstein, création le , Théâtre du Gymnase
- 1906 : Mademoiselle Josette, ma femme, comédie de Paul Gavault et Robert Charvay créée au Théâtre du Gymnase le .
- 1907 : Son Père d'Albert Guinon et Alfred Bouchinet
- 1907 : Les Plumes du paon d'Alexandre Bisson et Julien Berr de Turique , Théâtre de l'Odéon,
- 1909 : La Rampe d'Henri de Rothschild Théâtre du Gymnase,
- 1909 : Pierre et Thérèse de Marcel Prévost
- 1910 : La Vierge folle d'Henry Bataille créée le , Théâtre du Gymnase.
- 1911 : La Flambée d'Henry Kistemaeckers, théâtre de la Porte-Saint-Martin le .
- 1913 : Les Roses rouges, pièce en 3 actes de Romain Coolus, Théâtre de la Renaissance, .
- 1913 : L'Exilée d'Henry Kistemaeckers, théâtre des Champs-Élysées le
- 1913 : L'Irrégulière de Edmond Sée représentée la première fois au Théâtre Réjane le
- 1920 : L’Animateur, d'Henry Bataille, création le , Théâtre du Gymnase.