Boisseron

commune française du département de l'Hérault From Wikipedia, the free encyclopedia

Boisseron est une commune française située dans le nord-est du département de l'Hérault, en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Boisseron
Boisseron
Mairie.
Blason de Boisseron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Intercommunalité Lunel Agglo
Maire
Mandat
Loïc Fataccioli
2020-2026
Code postal 34160
Code commune 34033
Démographie
Gentilé Boisseronnais
Population
municipale
2 185 hab. (2023 en évolution de +9,85 % par rapport à 2017)
Densité 293 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 38″ nord, 4° 04′ 55″ est
Altitude 32 m
Min. 19 m
Max. 77 m
Superficie 7,46 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lunel
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Boisseron
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Boisseron
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Boisseron
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Boisseron
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Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle, la Bénovie, le Ribansol, le ruisseau de Courchamp et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 le Vidourle ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Boisseron est une commune rurale qui compte 2 185 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Boisseronnais et Boisseronnaises.

Géographie

Cadastre napoléonien : plan de la section du Village et de La Plaine (1812).

Le territoire communal occupe une surface d'environ 740 hectares et situé à une altitude minimale de 19 m et maximale de 77 m, sur un sol composé de molasses coquillières[1].

Boisseron fait partie du canton de Lunel. Elle est voisine des communes de Junas, Sommières, Saussines, Restinclières, Saint-Christol et Saint-Sériès. La plus grande ville à proximité est Sommières, située à trois kilomètres au nord dans le département voisin du Gard. Lunel, chef-lieu du canton, est située au sud à onze kilomètres.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Entre-Vignes, Junas, Restinclières, Saint-Sériès, Saussines et Sommières.

Hydrologie

Le territoire communal est essentiellement drainé par les cours d'eau du Vidourle, la Bénovie et le Rieutord, puis par un circuit secondaire avec les ruisseaux de : Nègue-Capelan, Mas de Planchenault et Courchamp[2].

La commune de Boisseron est située à la confluence du cours d'eau de la Bénovie et du bassin versant du Vidourle[2], à l'intersection de la route départementale 34 et de la route nationale 110[1].

Le , un premier plan de prévention du risque inondation (PPRI), basé sur un aléa de crues centennales, est approuvé par arrêté préfectoral dans la commune de Boisseron comprenant également les communes de Saturargues, Saint-Sériès et Villetelle[2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[5] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[6]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 758 mm, avec 6,2 jours de précipitations en janvier et 2,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villevieille à 4 km à vol d'oiseau[9], est de 14,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 761,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 45,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station VILLEVIEILLE (30) - alt : 41 m, lat : 43°47'42"N, lon : 4°05'26"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,8 1,7 4,4 7,2 10,8 14,3 16,6 16,5 12,9 10,2 5,6 2,5 8,7
Température moyenne (°C) 6,8 7,5 10,7 13,4 17,2 21,3 24,1 23,9 19,6 15,6 10,6 7,4 14,8
Température maximale moyenne (°C) 11,9 13,3 16,9 19,5 23,7 28,4 31,5 31,2 26,3 21 15,6 12,3 21
Record de froid (°C)
date du record
−13,9
15.01.1985
−10,1
11.02.1986
−10,7
07.03.1971
−2,7
08.04.21
0,9
05.05.1977
5,1
03.06.1975
7,5
17.07.00
5,5
29.08.1974
2,2
21.09.1977
−2,2
23.10.1974
−7,9
24.11.1998
−9,7
20.12.09
−13,9
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
22,4
26.01.24
24,5
19.02.1989
28,7
31.03.12
31,4
08.04.11
35,5
29.05.01
45,4
28.06.19
41,6
07.07.1982
42,9
23.08.23
36
05.09.16
33,1
02.10.1997
26,3
03.11.1970
22,1
17.12.1985
45,4
2019
Précipitations (mm) 62,2 42,5 47 71,2 53,1 39,3 21,6 48,8 107,6 103,7 97,8 66,3 761,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
97
16.01.1978
100
02.02.09
61,9
17.03.13
101,9
27.04.20
75,2
21.05.1978
56
22.06.1974
65
30.07.1982
161,4
23.08.15
187,9
29.09.07
159
02.10.1988
83,9
17.11.06
94,4
19.12.1996
187,9
2007
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Source : « Fiche 30352002 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
11,9
1,8
62,2
 
 
 
13,3
1,7
42,5
 
 
 
16,9
4,4
47
 
 
 
19,5
7,2
71,2
 
 
 
23,7
10,8
53,1
 
 
 
28,4
14,3
39,3
 
 
 
31,5
16,6
21,6
 
 
 
31,2
16,5
48,8
 
 
 
26,3
12,9
107,6
 
 
 
21
10,2
103,7
 
 
 
15,6
5,6
97,8
 
 
 
12,3
2,5
66,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Milieux naturels et biodiversité

Réseau Natura 2000

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini dans la commune au titre de la directive habitats : « le Vidourle »[13], d'une superficie de 209 ha, présentant un intérêt biologique tout particulier au regard de l'existence d'espèces aquatiques et palustres remarquables et singulières par rapport à d'autres cours d'eau de la région. Le Gomphe de Graslin, libellule d'intérêt communautaire, justifie notamment l'inscription du Vidourle au réseau Natura 2000[14].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées dans la commune[15] :

  • le « bois du puech Bouquet » (121 ha), couvrant 2 communes dont une dans le Gard et une dans l'Hérault[16] ;
  • le « cours du Vidourle de Salinelles à Gallargues » (153 ha), couvrant 10 communes dont six dans le Gard et quatre dans l'Hérault[17],
  • les « plaines de Beaulieu et Saussines » (1 986 ha), couvrant 7 communes du département[18] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[15] : la « vallée du Vidourle de Sauve aux étangs » (691 ha), couvrant 21 communes dont 16 dans le Gard et cinq dans l'Hérault[19].

Urbanisme

Typologie

Au , Boisseron est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (69,1 %), zones urbanisées (17,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,9 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Boisseron est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Vidourle et la Bénovie. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1994, 2001, 2002, 2005, 2014 et 2015[23],[21].

Boisseron est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 6],[24].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Boisseron.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 728 bâtiments dénombrés dans la commune en 2019, 728 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées dans la commune[26].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses dans la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[27].

Toponymie

Boisseron, pour les Romains un lieu couvert de buis, dénommé « Buxedonis Lucus ».

Les premières mentions archivistiques du village sont datées du XIIe siècle : « castro buxedone » en 1110 cité dans le cartulaire de Nîmes, « castrum de Boisedono » en 1168 cité dans le manuscrit d'Aubais[1] et « castrum de Buxedone » en 1219 cité dans le cartulaire de Maguelone. En 1222, le village porte le nom de « Boyssezon »[28]. Sous l'Ancien Régime (1666-1773), Boisseron est identifié sous la variante de « Bouisseron »[29].

En occitan, Boisseron se traduit par « boicharon » (selon le Petit Thalamus de Montpellier).

Histoire

Avec diverses traces d'habitats présentes dans la commune des périodes néolithiques, chalcolithiques et âge du fer. Au Ier siècle de notre ère, un castrum miliaire est installé pour la surveillance du pont édifié à Sommières par les légionnaires de l'Empereur Tibère[1], le pont de Boisseron est édifié pour enjamber la rivière de la Bénovie et assurer une voie romaine secondaire de communication entre les Cévennes et le littoral par le golfe d'Aigues-Mortes[30].

Boisseron ainsi d'ailleurs que Saussines, Restinclières se trouvaient reliées à la cité de Sommières avant garde de l’opulente Nîmes l'une des plus belles villes de la Gaule d'où était originaire la famille de l'Empereur Antonin, ce qui entraîna la création de nombreuses garnisons préservant le village des attaques barbares.

En 1222, le village est composé d'habitat médiéval, lorsque la croisade des Albigeois menée par Amaury de Montfort met à sac le village et déplace toute la population[31].

La seigneurie appartient à la famille Bermond de Sauve jusqu'au XVIe siècle[1], sous la protection de l'évêque de Maguelone en 1243, 1265, 1333. En 1591, elle est vendue à la famille de Gondin[1]. En 1789, Thomas Le Sage d'Hauteroche d'Hulst vote sous le nom de seigneur de Boisseron aux assemblées de la noblesse[1].

En 1620, une avocate de Nîmes, Anne Rulman, établit une esquisse complète du village, en décrivant l'enceinte fortifiée avec ses remparts et douves et les caractéristiques du château[1].

En , le bassin versant du Vidourle est frappé par une crue majeure qui a marqué les esprits des riverains et l’opinion publique par son ampleur et sa puissance dévastatrice[32]. Cette crue, conséquence d’une pluviométrie d’une intensité rare à exceptionnelle est la plus importante parmi toutes les autres crues historiques connues à Sommières, y compris celle d', malgré la création des barrages écrêteurs de crues de Ceyrac, Conqueyrac et La Rouvière[2].

En 2011, le bâti à usage de château d’eau, édifié au carrefour de la route de Saussines, représentant une masse de 250 tonnes de béton, devenu obsolète est détruit par un brise-béton hydraulique en quelques secondes. Bâtit en 1961, la construction pouvait contenir un volume de 250 m3, pour une hauteur de 24 mètres et un diamètre de 8 mètres. Hors service depuis les années 90, il a été remplacé par le réservoir dit de « Planchenault » afin d’améliorer l'alimentation en eau de la commune et de sa voisine Saussines[33],[34],[35].

Le parc dénommé « Louis Armand » qui rassemble les équipements sportifs, stade football Pierre Sadoul, courts de tennis (2), terrains de boules et jeux pour enfants, est situé à l'ancienne gare qui a vu sa destination changée du fait de la désaffectation de la ligne de chemin de fer Sommières-Montpellier, la partie bâti propriété communale est destinée à l'habitation pour partie et pour autre partie aux associations, une voie verte saint géniez des mourgues-boisseron a été aménagée et pratiquement terminée.

Château

C’est d’abord une puissante tour à signaux construite par les légions de l’empereur Tibère entre 19 et 31 pour garder le pont sur la Bénovie, sur la route reliant Restinclières (importante garnison) à Nîmes capitale de la région.

Après le départ des Romains, les Maures construisent un moulin au confluent de la Bénovie et du Vidourle. Mettant fin à l’occupation des musulmans, Charles Martel rattache le Languedoc (alors appelé Septimanie) à l’empire franc en 759. Charlemagne installe dans l’ancienne tour romaine le premier seigneur de Boisseron.

Les générations ne cesseront d’agrandir le domaine, enrichissant les constructions. La tradition rapporte que Saint Louis, Blanche de Castille et saint Dominique s’y arrêtent en allant embarquer pour la septième croisade. En 1753, le château est devenu une baronnie somptueuse, riche et puissante avec une métairie opulente et trois tours. Il est vendu à François d’Hauteroche, comte d’Hulst. Par mariage, le château passe de la famille Le Sage d'Hauteroche d'Hulst à la famille de Galard, comte de Béarn Brassac, et par vente en 1847 à la famille Moynier Chamberand[1]. En 1856, le château est vendu à la famille Silhol. La propriété passe ensuite aux familles Kléber, Pagesi puis de Fleurieu. Le château de base médiévale qui a fait l'objet de modification, de forme en U est passé en forme en L à la suite d'un incendie vers 1870[1]. En 1965, le château a été vendu à l’association nationale des membres du mérite sportif et des médaillés de la jeunesse et des sports, et a hébergé à cet effet de nombreux sportifs retraités.

Ce château et ses dépendances qui n'a jamais appartenu à une collectivité publique deviendra par la suite maison de convalescence pour personnes âgées puis maison de vacances et ensuite vendu à un particulier en 2004 qui en était toujours le propriétaire en 2022 (château et dépendances bâti et non bâti). Celui-ci l'a vendu en 2023 à un particulier qui entreprend la restauration.[1]

Il est entouré d’un parc de 5 ha plantés d’arbres séculaires peu communs. C’est un joyau horticole. On y trouve : micocouliers, cyprès de l’Arizona, pins noirs d’Autriche, cèdres du Liban, érables, charmes, tilleuls argentés et palmiers de Chine. Deux norias, actionnées à l’époque par des mulets, servaient à remonter l’eau des puits. Depuis 1873, le parc a été entretenu par des générations de jardiniers de la même famille.

Héraldique

Blason de Boisseron

Les armes de Boisseron se blasonnent ainsi :

« d'or à un buis de sinople, au chef d'azur chargé de trois trèfles du champ »[36].

Politique et administration

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[37]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1965 Arthur Salançon    
mars 1965 mars 1989 Jacques Lafont[39] Gaulliste Avocat, résistant sous le pseudonyme « Legrand »
Membre du conseil de l'ordre de 1953 à 1957 puis bâtonnier en 1977 et 1978
Président du comité d’éthique du CHU de Montpellier en 1992[39]
mars 1989 juin 1995 Jacques Grimard    
juin 1995 mai 2020[40] Francis Pratx DVG Viticulteur retraité
Vice-président de la CC du Pays de Lunel
mai 2020 en cours
(au 28 mai 2020)
Loïc Fataccioli[41],[42] SE Directeur technique du bureau d'études de Semofi[43],[44]
7e puis 6e vice-président de la CC du Pays de Lunel (2020 → )
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[46].

En 2023, la commune comptait 2 185 habitants[Note 7], en évolution de +9,85 % par rapport à 2017 (Hérault : +7,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
195177217280299331333343365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
409423446458522687572538541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
518510546553546586555501538
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5605836438649811 1511 3131 3191 719
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
1 9092 1132 185------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 791 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 2 043 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 23 150 [I 5] (20 330  dans le département[I 6]). 52 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 9] (45,8 % dans le département).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]9,2 %10,1 %7,4 %
Département[I 8]10,1 %11,9 %12 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 176 personnes, parmi lesquelles on compte 79,2 % d'actifs (71,8 % ayant un emploi et 7,4 % de chômeurs) et 20,8 % d'inactifs[Note 10],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 10]. Elle compte 324 emplois en 2018, contre 411 en 2013 et 331 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 858, soit un indicateur de concentration d'emploi de 37,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,8 %[I 11].

Sur ces 858 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 133 travaillent dans la commune, soit 16 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 89,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,6 % les transports en commun, 4,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

207 établissements[Note 11] sont implantés à Boisseron au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 14].

Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble207100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
83,9 %(6,7 %)
Construction4421,3 %(14,1 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
3717,9 %(28 %)
Information et communication21 %(3,3 %)
Activités financières et d'assurance31,4 %(3,2 %)
Activités immobilières115,3 %(5,3 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
4521,7 %(17,1 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
3516,9 %(14,2 %)
Autres activités de services2210,6 %(8,1 %)
Fermer

Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant dans la commune puisqu'il représente 21,7 % du nombre total d'établissements de la commune (45 sur les 207 entreprises implantées à Boisseron), contre 17,1 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises et commerces

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[49] :

  • Rouille Coulon, transports routiers de fret interurbains (21 489 k€) ;
  • ST Groupe, travaux de revêtement des sols et des murs (14 351 k€) ;
  • ST Consulting, activités des sociétés holding (2 187 k€) ;
  • Chauffclim, travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation (572 k€) ;
  • L.holding, activités des sociétés holding (455 k€).

Agriculture

La commune est dans le « Soubergues », une petite région agricole occupant le nord-est du département de l'Hérault[50]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] dans la commune est la viticulture[Carte 4].

1988200020102020
Exploitations37362414
SAU[Note 14] (ha)275348269446

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 37 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 36 en 2000 puis à 24 en 2010[52] et enfin à 14 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 62 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67 % de ses exploitations[53],[Carte 6]. La surface agricole utilisée dans la commune a quant à elle augmenté, passant de 275 ha en 1988 à 446 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 7 à 32 ha[52].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le château, ravagé partiellement par les flammes en 2013[54] et son parc avec ses arbres magnifiques (certains sont classés) autour de la Bénovie est une propriété privée, il est dans un état de total abandon ;
  • L'enceinte de Boisseron et la porte fortifiée représentent la ceinture d'un bourg castral attesté depuis le XIIe siècle[55]. Par arrêté préfectoral du , l'enceinte urbaine, comprenant les remparts et les douves, est inscrite au titre des monuments historiques[1]. Un arrêté préfectoral du inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, la porte fortifiée, construite entre le XIIIe et le XVe siècle ;
  • Pont romain : construit au Ier siècle, sur le cours d'eau de la Bénovie, pour le passage d'une bretelle de Nîmes à Vendargues, entre la vieille route de Nîmes à Vieille-Toulouse et la Voie Domitienne, il avait à l'origine 5 arches de plein cintre, une longueur de 50,60 mètres, une largeur de 3,57 mètres, et une voie unique. Vers 1830, il a été dénaturé, par un élargissement côté amont, l'ajout d'une 6e arche en rive droite, et l'obstruction des ouïes d'évacuation. Les arches ont été édifiées en deux anneaux indépendants, technique que l'on rencontre aussi dans la région (pont de Sommières, d'Arnia à Nages et à l'aqueduc du Gard). Inscrit parmi les monuments historiques depuis le , le pont romain de Boisseron est classé depuis 2008[30] ;
  • Église Saint-Laurent de Boisseron (XIXe) avec son clocher du XXe ;
  • Le temple protestant de Boisseron (XIXe) ;
  • L'hôtel de ville et son original clocheton-campanile à coupole en zinc (XIXe) ;
  • La cave coopérative édifiée après la guerre de 1939-1945 par les frères Rodier avec des pierres de la carrière de Boisseron a fait l'objet d'un agrandissement en 1954, elle présente un côté architectural spécifique à l'entrée du village côté Lunel.
  • L'ancienne petite gare du type « 2 portes PLM » (propriété de la commune) qui possède notamment la cloche d'annonce des trains ;
  • Des domaines avoisinants le village sont présents, tels que les domaines de Gajan, Le Théron, Landau et Planchenault.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Paul Soubeiran, La seigneurie de Boisseron, S.l., s.n., , 12 p.
  • Jean Lalanne, Boisseron : village du Moyen Age, S.l., s.n., ca 1951, 61 p.
  • Jean Lalanne, Boisseron : village du Moyen-âge, S.l., Jean Lalanne, ca 1953, 48 p.
  • Francis Obert, Boisseron, vieux village du Languedoc, Bougival, s.n., , 35 p.
  • Francis Obert, Boisseron, un village du Languedoc, Boisseron, Francis Obert, , 62 p.
  • Francis Obert, Boisseron : une seigneurie du Bas-Languedoc, Boisseron, Boisseron Patrimoine, , 262 p.
  • Vivienne Miguet (dir.), Mathilde Biagioli, Anne Bouchy et Sylvie Montès, Mission Archives 34 : Répertoire numérique détaillé des archives communales de Boisseron, Montpellier, DRAC du Languedoc-Roussillon, Conseil général de l'Hérault et Archives départementales, , 104 p., 21 × 29,7 cm (présentation en ligne, lire en ligne [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Fonds d'archives

Articles connexes

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Notes et références

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