Boli (fétiche)
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Un boli (au pluriel : boliw), également nommé kômô, est un fétiche fortement symbolique des cultures bambaras et malinkée au Mali. Composé de terre crue et recouvert de couches sacrificielles, cet objet rituel peut avoir la forme d’un animal, d’un homme ou rester informe.

Le boli peut être de forme zoomorphe (le plus souvent en forme de buffle ou de zébu) ou parfois anthropomorphe. Les populations bambaras qui pratiquent le culte dit bamanaya se livrent aux sacrifices d'animaux sur les boliw et communiquent avec l’au-delà par l'intermédiaire de danseurs masqués[1]. Un boli est un objet dit « chargé », c'est-à-dire que par sa magie, il est capable d’accomplir des choses extraordinaires, comme d'entraîner la mort à distance, de deviner l’avenir, de prendre possession de quelqu'un, etc. Le boli, qui peut être en outre constitué de placenta humain ou animal, d'argile, de tissus, de peau, etc., est lui-même le symbole du placenta, notamment chez les Malinkés[2]. Il est considéré comme un être vivant et contient en son sein un noyau qui peut être soit une pierre, soit du métal ou tout autre matériau. Ce noyau ou "grain" symbolise l'énergie vitale. Plus le boli recevra de sang et plus il sera "chargé" de nyama, la force vitale[3].