Bouresse
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| Bouresse | |||||
L'église Notre-Dame. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Vienne | ||||
| Arrondissement | Montmorillon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Vienne et Gartempe | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Claude Luteau 2026-2032 |
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| Code postal | 86410 | ||||
| Code commune | 86034 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bouressois | ||||
| Population municipale |
620 hab. (2023 |
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| Densité | 17 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 21′ 45″ nord, 0° 36′ 34″ est | ||||
| Altitude | Min. 112 m Max. 160 m |
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| Superficie | 36,62 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Poitiers (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lussac-les-Châteaux | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Vienne
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.commune-bouresse.fr | ||||
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Bouresse est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.
Ses habitants sont appelés les Bouressois[1].
Localisation
Bouresse est située à 35 km au nord de Civray et à 24 km au sud-ouest de Montmorillon.
La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.
Communes limitrophes
Géologie et relief
La région de Bouresse présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose[2] :
- sur les plateaux du Seuil du Poitou :
- de Bornais pour 34 % : ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse,
- d'argile à silex peu profonde pour 29 %,
- de terres de brandes (landes) pour 19 %,
- de terres fortes pour 17 %. Ce sont des sols composés d'argilo-calcaires moyennement profonds alternant avec des sols limoneux, riches en cailloux et blocs de meulières. Ces terres sont à tendance acide et hydromorphe. Ces sols sont communs dans toute cette région du sud du département de la Vienne ;
- sur les plaines, de groies superficielles pour 1 % : les groies sont des terres du Sud-Ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite.
Hydrographie
La commune est traversée par la Dive sur une longueur de 8,3 km[3].
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique du nord-ouest[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[5].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 810 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Vigeant à 15,57 km à vol d'oiseau[7], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 781,8 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [10].
Voies de communication et transports
Les gares et les halte ferroviaires les plus proches du village sont :
- la gare de Lussac-les-Châteaux à 9,2 km,
- la gare de Montmorillon à 20,7 km,
- la gare de Mignaloux-Nouaillé à 24,1 km,
- la halte d'Iteuil Centre à 26,7 km
- la gare de Lathus à 26,8 km.
Les aéroports les plus proches de la commune sont :
- aéroport international Angoulême-Cognacà 77 km,
- aéroport de Poitiers-Biard à 35 km,
- aérodrome de Niort - Souché à 78 km.
- aéroport de Limoges-Bellegarde à 71 km.
Urbanisme
Typologie
Au , Bouresse est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Poitiers, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[12]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,1 %), zones agricoles hétérogènes (43,1 %), forêts (6,9 %), prairies (3,5 %), zones urbanisées (1,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement
En 2012[16], le village possédait 369 logements, 71,2 % concernaient des résidences principales, 5 % des résidences secondaires ou occasionnelles et 23,7 % des logements vacants.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Bouresse est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque nucléaire[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Dive. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010[19],[17].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[21]. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 2],[22].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2003, 2005 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[17].
Risque technologique
La commune étant située dans le périmètre du plan particulier d'intervention (PPI) de 20 km autour de la centrale nucléaire de Civaux, elle est exposée au risque nucléaire. En cas d'accident nucléaire, une alerte est donnée par différents médias (sirène, sms, radio, véhicules). Dès l'alerte, les personnes habitant dans le périmètre de 2 km se mettent à l'abri[Note 3]. Les personnes habitant dans le périmètre de 20 km peuvent être amenées, sur ordre du préfet, à évacuer et ingérer des comprimés d’iode stable[Note 4],[23],[24].
Toponymie
Histoire
Antiquité
Le peuplement de la région est attesté dès l'époque gallo-romaine avec un camp romain au lieu-dit la Fuite ou la Fuye situé à 2 km de Bouresse. Ce camp avait la forme d'un rectangle de 60 à 100 m de côté. Il était entouré d'un fossé large de 8 m et la terre rejetée à l'intérieur servait de rempart. Le camp aurait abrité 2000 soldats.
En outre, il semble qu'une voie romaine traversait le village de Bouresse, sans doute, l'actuelle route de l'Isle-Jourdain. Il est dit dans des bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest[réf. non conforme] qu'un tumulus de résidus de forge d'époque antique aurait été identifié dans le parc du château des Vaux.
Un puits gallo-romain a été découvert en 2004, au cours de travaux de voirie au milieu de la Grand'Rue. La margelle du puits est constituée de deux grandes pierres d'environ 15 cm d'épaisseur et 55 cm de côté. Ce puits est une preuve d'un peuplement ancien à Bouresse.
De cette époque, il existe aussi un réseau de souterrains-refuges. Celui-ci est condamné de nos jours pour des raisons de sécurité.
Moyen Âge

L'histoire de Bouresse est liée à celle de l'importante abbaye de Nouaillé-Maupertuis car ce sont les moines de l'abbaye qui ont fondé un prieuré à Bouresse au Xe siècle. La région n'était alors qu'une forêt inexploitée et dépeuplée. Ce ne sont que terres en jachères et brandes. Grâce aux mesures prises par les moines pour encourager la colonisation et la culture des terres, la région commence à prospérer.
Ainsi Boerecia est citée en 904.
Au XIe siècle, l'abbaye de Nouaillé-Maupertuis y fonde un prieuré, dont le blason mentionné par Ulysse Robert dans ses travaux : « D'or à deux bandes d'azur accompagnées de trois roses de même mises en barre ». Le prieur est chargé de représenter l'abbé de Nouaillé et de défendre des intérêts de l'abbaye. En effet, les moines durent se défendre des tentatives d’empiétement des différents seigneurs locaux comme le comte de la Marche au sujet du bois de Bouresse (mais cela demande à être confirmé : ce bois n'existe plus, il aurait été situé au niveau de la côte des Vaux en allant sur Verrières). Le duc d'Aquitaine finit par condamner le comte de la Marche à restituer le bois aux moines de l'abbaye.
Récemment encore, en plus de l'église Notre-Dame datant du XIIe siècle dont on dit qu'elle comporterait une crypte, quelques traces de ce prieuré subsistaient encore avec une grange située derrière le monument aux morts et une échoppe médiévale avec sa devanture caractéristique située au carrefour des routes de Lussac-les-Châteaux, de L'Isle-Jourdain et de Verrières. Cette grange déjà passablement abîmée est rasée en avec l'accord de l'architecte des bâtiments de France de la Vienne ; l'échoppe devrait suivre à terme car, faute d'une expertise, chacun se réfère aux écrits de l'abbé Auber disant que cette maison ne date que du XVIIe siècle.
Un autre monument, le donjon de la Rigaudière de Faon (XVe siècle), lui aussi en piteux état puisqu'il a perdu son toit à une époque relativement récente (il existe des cartes postales où ce toit figure) et que les arbres poussent à l'intérieur, témoigne encore de la splendeur passée de la famille Chenin, une famille alliée avec celle des Rochechouart vers 1400 (mariage de Marguerite Chenin avec Geoffroy de Rochechouart) (la famille de Madame de Montespan) qui prétendait compter plus de quartiers de noblesse que les Bourbon. La famille Chenin est connue dès le début du XIIe siècle. Originaire de la région de Ruffec et se rattachant aux seigneurs de cette cité semble-t-il, elle a possédé du XIIe au XVe siècle une partie des fiefs de Morthemer et de Lussac-les-Châteaux. Elle porte d'azur à la croix engreslée d'or.
De la Renaissance à l'époque contemporaine
Cette maison seigneuriale typique du XVIIIe siècle, les Chenin, comprenait autrefois des terres, des bois mais aussi une forge importante, la forge de Goberté, dont la maison de maître subsiste en contrebas de la route de Lussac sur la commune de Gouëx. C'est cette jolie forge et son ruisseau qui ont donné son nom au chemin de randonnée traversant la commune.
Cette forge fut créée aux environs de 1655 au creux de la vallée du ruisseau de Goberté. Une digue fut édifiée là pour donner la force hydraulique nécessaire. L'entreprise fusionne avec celle de Lhommaizé en 1787. Le haut fourneau cesse son activité en 1791, en raison de l'insuffisance du cours d’eau. En 1825, 2 roues de dessus animent les mécanismes de la forge. En 1823, il n’existe plus qu'un seul feu de forge et un marteau, et le haut fourneau est en ruine. Toute activité cesse en 1835 et les bâtiments sont démolis l'année suivante, à l'exception du logement patronal et de la halle à fer transformés en ferme, alors que l'étang est asséché et mis en culture.
La transmission de la seigneurie à la famille Mesmin des Vaux au XVIIIe siècle (1768) par l'ancienne famille seigneuriale est aussi un exemple intéressant sur la mise en place de la révolution industrielle dans les campagnes françaises à cette époque.
Parallèlement, la famille Aubar, une famille de notaires royaux de Montmorillon originaires de la Marche s'installent à Bouresse et font construire une charmante maison de maître. Ces Aubar comptent dans leurs ancêtres des notables dont le nom survit en particulier dans une aire de l'A 20.
Autre famille connue ayant habité Bouresse, la famille Delagrave dont une branche posséda les Châteliers ou Chastelliers, jusqu'en 1921. Cette famille qui tenait une célèbre librairie à Paris s'est illustrée dans l'édition avec notamment de nombreux livres de prix au XIXe siècle.
Un arbre de la liberté est planté au printemps 1848, peu après la révolution de février 1848 : il survit plus d’un siècle avant d’être abattu en 1953[27], sans être remplacé.
La route qui part de Bouresse pour rejoindre Usson-du-Poitou fut ouverte sous Napoléon III. Dans le paysage de brandes et de terres difficiles à cultiver qui environnaient alors le village, des routes et des chemins quadrillaient le terroir. Ainsi, le réseau encore existant de petites routes et de chemins, telle la route de l'Epinet, est-il le plus ancien.
Politique et administration
Intercommunalité
Depuis 2015, Bouresse est rattachée au canton de Lussac-les-Châteaux (no 10 du département de la Vienne). Avant la réforme des départements, Bouresse faisait partie du canton no 14 de Lussac-les-Châteaux, dans la 3e circonscription.
Liste des maires
Instances judiciaires et administratives
La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.
Services publics
Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.
Politique environnementale
Jumelage
Bouresse est jumelée avec Guerting (France).
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].
En 2023, la commune comptait 620 habitants[Note 5], en évolution de +6,16 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
En 2008, la densité de population de la commune était de 16 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.
Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Bouresse ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 603 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (21 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 582 habitants.
La répartition par sexe de la population est la suivante
- en 1999 : 48,4 % d'hommes et 51,6 % de femmes.
- en 2004 : 48 % d'hommes et 52 % de femmes.
En 2004:
- Le nombre de célibataires était de : 22,2 % dans la population.
- Les couples mariés représentaient 63,7 % de la population et les divorcés 3,9 %.
- Le nombre de veuves et veufs était de 10,2 %.
Économie
Agriculture
Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 44 exploitations agricoles en 2010 contre 56 en 2000[34].
Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 3 833 hectares en 2000 à 3 323 hectares en 2010. 46 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 15 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 29 % pour le fourrage et 3 % reste en herbes. En 2010,2 hectares (4 hectares en 2000) sont consacrés à la vigne. Le vignoble est exploité par 5 fermes (15 en 2000)[34].
Sept exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage de bovins (619 têtes en 2010 contre 807 têtes en 2000). 26 exploitations en 2010 (contre 35 en 2000) abritent un élevage d'ovins (6 682 têtes en 2010 contre 11 001 têtes en 2000). Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[35]. L'élevage de volailles est marginal: 100 têtes en 2000 répartis sur 7 fermes contre 254 têtes en 2010 répartis sur 13 fermes.
L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (552 têtes sur 4 fermes en 2000)[34]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies : division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[36].
Le territoire de la commune accueille aussi un élevage industriel de porcs qui peut élever jusqu'à 750 truies. Il alimente une unité de méthanisation inaugurée en 2018 qui produit électricité et chaleur en cogénération[37].
La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :
- Chabichou du Poitou (AOC)
- Beurre Charente-Poitou (AOC)
- Beurre des Charente (AOC)
- Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
- Veau du Limousin (IGP)
- Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
- Porc du Limousin (IGP)
- Jambon de Bayonne (IGP)
Commerce
En 2012, il ne reste plus que deux commerces : une boulangerie et une épicerie.
Activité et emploi
Le taux d'activité était de :
- en 1999 : 68,6 %
- en 2004 : 74,9 %
- en 2012 : 74,6 %
Le taux de chômage était de :
- en 1999 : 10,8 %
- en 2004 : 6,8 %
- en 2012 : 9,7 %
Les retraités et les pré-retraités représentaient 28,5 % de la population en 2004 et 29,6 % en 1999.

