Le Vigeant

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Le Vigeant
Le Vigeant
Église Saint-Georges.
Blason de Le Vigeant
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Corinne Laurendeau
2026-2032
Code postal 86150
Code commune 86289
Démographie
Population
municipale
657 hab. (2023 en évolution de −6,01 % par rapport à 2017)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 31″ nord, 0° 39′ 01″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 191 m
Superficie 64,36 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lussac-les-Châteaux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.levigeant.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Le Vigeant est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géologie et relief

La région du Vigeant présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de bocages et de vallées.

Le paysage de bocage dans le département de la Vienne se caractérise par des champs cultivés ou des prés enclos par des haies avec des alignements plus ou moins continus d'arbres et arbustes. Ces haies si caractéristiques contribuent à une meilleure qualité des eaux, permettent son infiltration et protègent ainsi contre l'érosion des sols. Elles constituent des zones de refuge pour la biodiversité. Elles ont, aussi, un rôle de régulation climatique et de nombreux intérêts agronomiques (brise vent, protection du bétail...). Toutefois, avec la modification des pratiques agricoles (intensification et simplification des cultures, utilisation massive d'herbicides, mécanisation) et les remembrements fonciers à partir des années 1950, elles ont laissé la place à un espace plus ouvert et sont menacées de nos jours[1]

Le terroir se compose d'argile à silex, de terres de brandes et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour respectivement 28 %, 26 % et 27 % situés sur les plateaux du seuil du Poitou, de terrasses alluviales pour 13 %, de vallées étroites et encaissées pour 4 %. Des groies superficielles pour 1 % se trouve dans les plaines calcaires. Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite. 1 % est recouvert par la bourg[2].

La lande est, ici, de type atlantique: elle est souvent dominée par la Bruyère arborescente et l’Ajonc d’Europe qui constituent un couvert difficilement pénétrable pouvant atteindre m de hauteur. Dans ce cas, la lande prend le nom régional de « brandes ». C’est un espace issu de la dégradation et de l’exploitation intensive de la forêt originelle. La lande couvrait jusqu’à la fin du XIXe siècle plusieurs dizaines de milliers d’hectares (90 000 hectares pour le département de la Vienne vers 1877). Cette terre a été largement mise en culture à la suite de défrichements ou boisée avec du pin maritime. Il s’agit maintenant d’espaces marginaux et menacés car considérés comme « improductifs ». Pourtant, la lande joue un rôle majeur pour une biodiversité qui s’est adaptée et a survécu en leur sein et il s’agit également d’un espace refuge pour de nombreuses espèces de mammifères.

En 2006, 90 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 7 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 1 % par des surfaces en eau et 2 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La forêt privée représente, en 2007, 828 hectares soit 13 % du territoire communal[4]. Les espaces boisés sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et surexploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[5].

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est traversée par 12 km de cours d'eau, avec comme rivière principale la Vienne sur une longueur de km.

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[6]

  • Moyenne annuelle de température : 11,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 852 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[10] complétée par des études régionales[11] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1991 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[12]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records LE-VIGEANT (86) - alt : 117 m 46° 14′ 30″ N, 0° 40′ 06″ E
Statistiques établies sur la période 1991-2010 - Records établis sur la période du 01-06-1991 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
18,1
05.01.99
25,8
27.02.19
26,2
31.03.21
30,8
30.04.05
32,9
30.05.01
37,9
21.06.17
40,8
23.07.19
40,2
07.08.20
36
14.09.20
29,7
12.10.01
24,3
08.11.15
19,2
07.12.00
40,8
2019
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,3 13,9 16,4 20,9 24,3 26,5 26,8 22,5 17,8 12 8,6 17,4
Température moyenne (°C) 5,2 5,8 8,5 10,8 14,9 18 19,8 20 16,3 13 8,1 5,3 12,2
Température minimale moyenne (°C) 1,7 1,4 3,1 5,1 8,9 11,8 13,2 13,2 10 8,2 4 1,9 6,9
Record de froid (°C)
date du record
−11,8
09.01.09
−16,7
09.02.12
−11,2
01.03.05
−5,3
04.04.96
−1,4
14.05.95
3,1
01.06.11
5,8
13.07.93
3
30.08.93
−0,6
25.09.02
−4,5
30.10.97
−10,7
22.11.93
−13,9
19.12.09
−16,7
2012
Précipitations (mm) 64,1 50,7 52,7 65,5 67,1 66 57,6 57,6 62,7 80,6 75,4 76,9 776,9
Source : « Fiche 86289001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

Urbanisme

Typologie

Au , Le Vigeant est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49 %), prairies (20,4 %), zones agricoles hétérogènes (17,6 %), forêts (6,8 %), eaux continentales[Note 4] (2,1 %), zones urbanisées (1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %), mines, décharges et chantiers (0,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune du Vigeant est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Vienne et le ruisseau des Pluches. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2009, 2010 et 2021[20],[18]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Vienne "amont" - Section Availles-Limouzine/Valdivienne », approuvé le et par le PPRI « Vienne Communauté de Communes Vienne et Gartempe (CCVG) », prescrit le [21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Vigeant.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[22]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[23]. 90,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 5],[24].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2020 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[18].

Risque technologique

La commune est en outre située en aval des barrages de Lavaud-Gelade et de Vassivière dans la Creuse, des ouvrages de classe A[Note 6]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[26].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune du Vigeant est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[27].

Toponymie

Le nom du village proviendrait du latin vicanum qui dérive de vicus qui signifie « bourg », « village »[28].

Histoire

Le Vigeant était un prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Lesterps située en Charente.

Au XIXe siècle, une ligne de chemin de fer reliait la commune de Saint-Saviol à celle de Lussac-les-Châteaux en desservant Civray (Vienne). Cette voie unique était longue de 64 km. Elle fut construite en plusieurs étapes par la Compagnie PO (Paris-Orléans). La première étape : la section Saint-Savio l- Civray - Charroux (Vienne), longue de 17 km a été inaugurée le . La deuxième portion : Charroux - Le Vigeant - Lussac-les-Châteaux, longue de 47 km, fut mise en service cinq ans plus tard soit le .

De violents combats ont lieu entre les FFI et la Wehrmacht à l’été 1944[29]. Le , les maquis Adolphe et Joël, composés de jeunes inexpérimentés, membres des FFI, accrochent, à proximité du Vigeant une colonne de la Wehrmacht qui remonte vers la Normandie pour contrecarrer les Alliés qui viennent d’y débarquer, le . Cette colonne est encadrée par la Milice. Le combat est inégal, entre des maquisards sous-équipés et une armée expérimentée et bien armée. 18 résistants, âgés de 18 à 26 ans, trouvent la mort, deux autres sont tués lors d’une embuscade près de Persac. Les troupes allemandes investissent Le Vigeant et s’y livrent à des représailles. Des maisons sont pillées et incendiées. 22 civils sont exécutés. Le plus vieux a 73 ans et le plus jeune 17 mois. Onze otages sont contraints d’attendre la mort toute l’après-midi, à genoux, en plein soleil, le long du mur d’une mare desséchée. Ils sont fusillés vers 17 h. De nos jours, ce mur qui sert de soubassement au mémorial des Fusillés, porte encore les traces et impacts des balles.

Le site militaire de la Rye, situé sur le territoire de la commune, à l’origine centre de pyrotechnie et de munitions à la fin des années 1930, accueillera ensuite des soldats malgaches, puis allemands dans les années 1940. Il sera plus tard une prison de droit commun, avant d'accueillir ensuite des réfugiés : des Indochinois en 1956[30], des Hongrois en 1957, puis des harkis en 1962 dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, pour servir de camp de transit et de reclassement, abritant alors un centre de formation pour jeunes adultes. Depuis 1991, il est utilisé comme centre de réinsertion pour jeunes délinquants[31].

Héraldique

Blason de Le Vigeant Blason
Écartelé : au 1er de gueules à deux fasces d'or enfermant trois bandes du même, au 2e losangé d'or et de gueules, au 3e de gueules à la fleur de lis d'or, au 4e de gueules à la merlette d'or ; au filet d'argent en fasce brochant sur le trait du coupé ; sur le tout, d'argent à trois besants d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2007 Pierre Gourmelon    
mars 2007 mars 2014 Christine Sirot    
mars 2014 mars 2026 Pierre Gourmelon    
mars 2026 en cours Corinne Laurendeau    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].

En 2023, la commune comptait 657 habitants[Note 7], en évolution de −6,01 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2529901 1151 2581 3341 2881 4581 4821 623
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7101 7351 8001 8141 8601 9292 0011 9952 068
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0202 0671 9721 8611 7491 5971 4721 4771 492
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 2831 4011 215997828777776749683
2014 2019 2023 - - - - - -
717676657------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 11 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La diminution de 4 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

Économie

Agriculture

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[37], il n'y a plus que 41 exploitations agricoles en 2010 contre 61 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 4 858 hectares en 2000 à 4 085 hectares en 2010 dont 367 sont irrigables[37].

31 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 13 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 1 % pour les protéagineux, 39 % pour le fourrage et 12 % reste en herbe. En 2000, 4 hectares (2 hectares en 2010) étaient consacrés à la vigne[37].

12 exploitations en 2010 (contre 31 en 2000) abritent un élevage de bovins (1 428 têtes en 2010 contre 913 têtes en 2000)[37]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[38].

20 exploitations en 2010 (contre 31 en 2000) abritent un élevage d'ovins (11 466 têtes en 2010 contre 11 960 têtes en 2000)[37]. C'est un des troupeaux les plus importants du département de la Vienne. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[39].

L'élevage de volailles a connu une baisse : 772 têtes en 2000 réparties sur 27 fermes contre 108 têtes en 2010 réparties sur quatre fermes[37].

Les élevages de caprins ont disparu au cours de cette décennie[37]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[40].

Industrie

Le pôle mécanique du Val de Vienne au Vigeant a été créé à l'initiative du conseil général et de la communauté de communes du Montmorillonnais en 2004 et labellisé, par l'État, pôle d'excellence rurale en 2006.

Le Pôle mécanique vise l'excellence industrielle et technologique. Son atout principal est son matériel de test en évolution : un banc de torsion et un banc de test de fatigue semblable à ceux des grands constructeurs automobiles. L'accès à ces bancs permet aux entreprises de maîtriser les risques en intégrant dans la conception de leurs produits des tests aux meilleurs coûts.

Développement durable

La commune accueille l'une des 5 installations de stockage de déchets non dangereux d'une capacité de 150 000 tonnes. La capacité des cinq sites est de 474 000 tonnes en 2011[41].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Sources

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