Guerting

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Guerting
Guerting
Église Saint-Jacques-le-Majeur.
Blason de Guerting
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes du Warndt
Maire
Mandat
Yves Tonnelier
2020-2026
Code postal 57880
Code commune 57274
Démographie
Gentilé Guertingeois
Population
municipale
866 hab. (2023 en évolution de +1,41 % par rapport à 2017)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 23″ nord, 6° 37′ 16″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 345 m
Superficie 5,64 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Creutzwald
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Boulay-Moselle
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Guerting
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Guerting

Guerting [ɡɛʁtɛ̃] est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Elle est localisée dans les régions naturelles du pays de Nied et du Warndt.

Localisation

Guerting est située au nord-est de la région Lorraine, entre Metz et Sarrebruck.

Accès

Communes limitrophes de Guertling
Falck
Coume Guertling Creutzwald
Varsberg Ham-sous-Varsberg

Géologie et relief

Blottie au fond de la cuvette boisée du Warndt, la commune passe d'un petit vallon au plateau lorrain. La dépression s'écarte progressivement vers le sud-est. Il s'agit du pays du sable à l'affleurement du grès rose des Vosges.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Guerting, le ruisseau Banngraben et le ruisseau le Leibsbach[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Guerting.

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin Houiller ». Ce document de planification, dont le territoire est approximativement délimité par un triangle formé par les villes de Creutzwald, Faulquemont et Forbach, d'une superficie de 576 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[1]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse[2].


Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 892 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Seingbouse à 18 km à vol d'oiseau[9], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Guerting est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Creutzwald, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (47,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,4 %), zones agricoles hétérogènes (20 %), terres arables (15,5 %), prairies (10,7 %), zones urbanisées (8,5 %), zones humides intérieures (1,9 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la commune a été très longtemps associé à l'allemand Garten (jardin). Il proviendrait en fait du nom d'un chef germanique obscur, Garto ou Gerto. Le suffixe -ing, très fréquent dans le département, signifie chez les gens de / domaine de.

Les noms successifs de la commune ont été Gerdingen en 1186, Gertinge en 1246, Gertinga en 1282, Guertranges en 1430, Güertingen au XVIe siècle, Gertinga en 1544, Gertingen en 1594, Gurtingen en 1633, Guerting en 1793, Gertingen en 1871-1918.

Le nom de la commune est Gerténg[17] et Gerténgen en francique lorrain.

Histoire

La Préhistoire et l'Antiquité

Le ban de Guerting est fréquenté dès l'époque préhistorique, mais les rares vestiges retrouvés ne permettent pas de savoir s'il s'agit d'une occupation sédentaire ou bien seulement passagère.

À l'époque romaine, divers établissements bien attestés existent, tels que le grand domaine agricole de Blittling et ses dépendances, le site du Gauvenner, ainsi que les voies romaines. Des Römerburren, tuiles d'origine romaine retrouvées dans les fondations de l'église, étayent cette thèse. Mais avec les invasions barbares, débute pour Guerting un long silence archéologique d'un millénaire.

Le Moyen Âge et l'époque moderne

Les grottes creusées dans la colline du Wiesenberg.

Des documents manuscrits prouvent une occupation du site villageois dès le XIIIe siècle et la population dépend jusqu'à la Révolution française de la seigneurie de Warsberg. Des générations laborieuses se succèdent sans laisser de traces nominatives jusqu'en 1585. Au XVIIe siècle, divers documents plus complets apportent désormais de meilleurs éclaircissements sur la population. La guerre de Trente Ans disloque la communauté et la population s'enfuit vers le Luxembourg et les grandes villes rhénanes. Le village est déserté durant près de vingt ans. Trois familles reviennent s'installer en 1662 et le relèvement débute très lentement, pour ne commencer à s'accélérer qu'à la fin du XVIIe siècle. La population de cette époque effectue un travail de longue haleine, comprenant la remise en état du ban, la reconstruction des habitations et des monuments religieux. Lors du recensement ducal de 1708, Guerting compte déjà vingt feux, soit soixante-dix-sept habitants, partagés entre quarante-cinq communiants et trente-deux non-communiants. La population s'avère être très jeune.

Borne de 1754 délimitait la propriété des barons de Warsberg.

En 1754, le village a doublé et abrite désormais cent quatre-vingt-cinq âmes. La population de cette époque est fortement soumise aux épidémies et tributaire des récoltes. Les parcelles de cultures diminuent avec les héritages et le village compte désormais de nombreux journaliers, qui ne font que vivoter d'une année sur l'autre. Aussi certaines familles quittent Guerting vers 1770 et partent s'installer dans le Banat, malgré les interdictions des autorités.

L'époque contemporaine

La ferme Saint-Nicolas depuis le chemin vers la route départementale.

Un demi-siècle plus tard, la population a de nouveau doublé et en 1822, on recense trois-cent quatre-vingt-quinze habitants. En 1851, Guerting atteint un maximum démographique avec cinq-cent-sept habitants. La misère de la population transparaît dans les notes des conseils municipaux. La vente des biens communaux, le soutien aux indigents, ne peuvent aider une large part de la population soumise de plein fouet à la crise économique associée à la crise de la pomme de terre des années 1846-1848. L'ouverture de la ligne de chemin de fer Saint-Avold-Paris, dès 1852, facilite les départs de nombreuses familles vers les grands centres urbains et surtout vers la capitale. Les migrants vont rejoindre des amis, des parents, qui leur ont trouvé un emploi, un logement. À Paris, cette population s'installe massivement dans le XIIIe arrondissement et on continue, pour un temps du moins, à se marier entre Mosellans germanophones. En l'espace de vingt ans, ce sont près de cent-cinquante personnes qui quittent le village. Les recensements ne trahissent qu'imparfaitement ce phénomène car le solde naturel reste très élevé et la diminution de population paraît de ce fait moins importante.

L'annexion à l'Empire allemand en 1871 et les difficultés de l'agriculture dans les années 1880 maintiennent cet exode rural vivace, et Guerting perd encore cent-treize habitants jusqu'en 1890. Entre 1890 et 1900, le phénomène inverse se produit. Certaines familles ayant gagné suffisamment d'argent reviennent au pays. L'ouverture des mines de charbon de Petite-Rosselle puis de Creutzwald, à la fin du XIXe siècle, transforme profondément l'emploi et la vie des Guertingeois du XXe siècle. Le plein emploi permet de rester vivre sur place et la croissance de la population est quasi constante. En 1999, Guerting compte huit-cent cinquante-neuf habitants. Tout au long du XXe siècle, ce sont surtout les jeunes gens en âge de se marier qui quittent Guerting pour s'installer à proximité de leur emploi. La facilité des déplacements entraîne parallèlement des départs de plus en plus lointains.

Pour protéger les populations situées entre la frontière franco-allemande et la ligne Maginot, les autorités françaises les font évacuer dès la déclaration de guerre, le . Hormis les mineurs, dirigés vers les mines de charbon, surtout dans le Pas-de-Calais, les autres habitants sont accueillis par le village de Bouresse, dans la Vienne. Guerting est resté lié d'amitié avec Bouresse et les échanges se font tous les deux ans.

La langue parlée par les habitants a toujours été le francique, mais le français la supplante progressivement.

Politique et administration

Le village vu depuis le plateau, vers Coume.
Le quartier de la Bach.
Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 1971 Jean Reslinger    
mars 1971 1983 Charles Reslinger    
mars 1983 1989 Julien Dorre    
mars 1989 1995 Camille Bernard    
juin 1995 mai 2020 Raymond Marek Sans étiquette  
mai 2020 en cours Yves Tonnelier Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et démographie

Démographie

Une croix de chemin dans la forêt vers Varsberg.

La forte natalité de 1900 à 1920 accroît naturellement la population qui atteint six-cent-cinquante habitants en 1926. Une mini-crise affecte les houillères à la Houve de 1927 à 1933, d'où quelques départs vers d'autres industries lorraines. Après le deuxième conflit mondial, le plein emploi aux houillères maintient au village les jeunes en âge de fonder une famille. Les difficultés pour trouver un terrain pour construire dans les années 1960 obligent nombre de jeunes ménages à s'installer dans les communes environnantes.

Le phénomène contraire se produit lorsque la commune construit le lotissement de la Forêt en 1976 et aménage l'impasse des Prés en 1985. Les propriétaires de terrains constructibles, las de les garder pour leurs descendances qui ne trouvent pas d'emplois dans la région, les vendent aux candidats à la construction à partir des années 1990.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2023, la commune comptait 866 habitants[Note 3], en évolution de +1,41 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1836 1841 1861 1866 1871 1875 1880
254307455494453466435418398
1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931
383368405440480544573650588
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
563554597692723702776759856
2006 2011 2016 2021 2023 - - - -
858877860866866----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

L'école communale, baptisée la Cerisaie.

Le village possède une école primaire appelée "La Cerisaie".

Manifestations culturelles et festivités

La « fête des Cerises » est la plus grande manifestation ludique du XXe siècle dans le canton de Boulay. La fermeture de la frontière sarroise après le référendum du a créé un souci pour écouler les cerises. La Société de Musique organise une fête des Cerises le pour aider les producteurs à vendre leurs fruits. L'élection d'une reine des cerises est une première dans la région. Le concept de cette fête abandonnée en 1940 à cause de la guerre est en grande partie reprise en 1954. On y ajoute chaque année un important corso. La dernière fête des Cerises a eu lieu dans les prés à droite de la salle polyvalente, les 2 et .

Initiée par Lartupa, la manifestation bisannuelle « Les Guertinades » rassemble les habitants du village dans un évènement fédérateur. Plusieurs animations choisies par le public et les autres associations ludiques locales, se déroulent dans une ambiance festive, conviviale et de partage. À ce jour, déjà trois Guertinades se sont déroulées, la première en 2008 avait pour thème "Patrimoine et savoir faire", la seconde en 2010 "Inventons 2060" et celle de 2013 "Guerting voit la vie en rose".

Médias

En 1963, Guerting a été le premier village câblé de France. En 1983, le Centre d'animation socio-culturel a conçu, financé et animé la première télé locale française nommée TVG (Télé Vidéo Guerting). Le village est le seul en France à diffuser sur le réseau câblé toutes les célébrations en direct depuis l'église, et d'avoir retransmis deux messes consécutives par France 2 et la production Le Jour du Seigneur, les et .

Économie

Le kirsch

L'histoire de l'eau-de-vie ou schnaps démarre au milieu du XIXe siècle lorsque les fonderies de Creutzwald déboisent le plateau des Espen, au nord-ouest du village. Des membres de la famille Job, négociants en bois et originaires de Guerting, devenus propriétaires n'eurent d'autres solutions pour détruire les souches que de cultiver de l'orge. Les trois fermes Saint-Jean, Saint-Nicolas et Saint-Jules, construites respectivement en 1850, 1852 et 1881 possèderont chacune leurs alambics. Cette production de qualité très moyenne faiblit à la fin du siècle.

Le menuisier Jean-Pierre Jager achète en 1892 un alambic et l'installe dans sa maison, de nos jours 70 rue Principale. Celui-ci fonctionnera jusqu'en 1978. Le syndicat des arboriculteurs prendra alors le relais dans l'ancien local de ramassage du lait. Totalement réaménagé, ce local est actuellement doté de deux alambics mais connaît une baisse importante de son activité liée à l'état des arbres et au changement de comportement. Un autre alambic fonctionnera de 1936 à 1983 chez Georges Reslinger au 14 rue du Ruisseau. Les arbres fruitiers et surtout les cerisiers, sont plantés dans les terrains accidentés ou éloignés. Ils prolifèrent tout au long du XXe siècle par l'abandon progressif des activités agricoles familiales. La cerise noire de Guerting est la spécialité locale.

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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